Des clefs pour comprendre l’antisionisme de l’UNESCO – JForum

le premier moment du processus de transformation du vieil antisémitisme européen en judéophobie antisioniste dotée d’un sens politique se situe dans l’entre-deux-guerres, et plus particulièrement au cours des années 1930,

Source : Des clefs pour comprendre l’antisionisme de l’UNESCO – JForum

Des clefs pour comprendre l’antisionisme de l’UNESCO

Oct 27, 2016

Pierre-André Taguieff

Pour comprendre comment s’est fabriquée, au cours de la période post-nazie, une nouvelle configuration antijuive dans une Europe professant le respect inconditionnel des droits humains, il faut procéder à quelques détours historiques et géographiques, bref sortir à la fois de l’histoire européenne et de l’actualité la plus récente. Dans cette recherche, le fil rouge est constitué par l’islamisation croissante de la judéophobie, à travers la place toujours croissante occupée par la «cause palestinienne» dans le nouvel imaginaire antijuif partagé désormais par les musulmans et les non-musulmans.

La «cause palestinienne» s’est ainsi transformée en cause arabo-islamique, comme par un retour à ses origines (les années 1920 et 1930), mais avec un point de fixation construit comme un mythe répulsif: le «sionisme», entité diabolisée érigée en ennemi universel (le «sionisme mondial»), et Israël, l’État jugé absolument illégitime et voué à la destruction. La réislamisation de la «cause palestinienne», dans le contexte d’une montée en puissance de l’islamisme dans le monde depuis les années 1990, a joué un rôle déterminant dans la production de la nouvelle judéophobie globalisée.

Dans ce cadre, de vieilles accusations antijuives transmises par la tradition musulmane ont été réactivées et mises au premier plan. Il en va ainsi du célèbre hadîth du rocher et de l’arbre, qu’on trouve cité dans la Charte du Hamas:

«Ainsi, bien que les épisodes soient séparés les uns des autres, la continuité du jihad se trouvant brisée par les obstacles placés par ceux qui relèvent de la constellation du sionisme, le Mouvement de la Résistance Islamique [Hamas] aspire à l’accomplissement de la promesse de Dieu, quel que soit le temps nécessaire. L’Apôtre de Dieu – que Dieu Lui donne bénédiction et paix – a dit: “L’Heure ne viendra pas avant que les musulmans n’aient combattu les Juifs (c’est-à-dire que les musulmans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit: ‘Musulman, serviteur de Dieu! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le.’ Un seul arbre aura fait exception, le gharqad [sorte d’épineux] qui est un arbre des Juifs” (hadîth rapporté par al-Bukhâri et par Muslim).»

Dans la propagande «antisioniste» sont recyclées aussi les accusations de meurtre des prophètes, de falsification des livres saints, de propension juive à mentir et à semer la corruption et la guerre civile. D’où les stéréotypes négatifs indéfiniment exploités: les Juifs seraient fourbes et traîtres (en référence aux démêlés entre le Prophète et les Juifs de Médine), cupides et cruels, ennemis de Dieu et de l’humanité, corrompus et corrupteurs.

Mais il ne faut pas oublier pour autant le phénomène de transfert culturel des thèmes antijuifs européens au sein du monde arabo-musulman qui, commencé à la fin du XIXe siècle, a pris une ampleur croissante au Proche-Orient à l’occasion de la lutte engagée par les Arabes contre le sionisme aux lendemains de la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917. Le refus arabo-musulman de la création d’un «foyer national juif» en Palestine a été immédiat, et s’est idéologisé par recours à des stéréotypes et à des thèmes d’accusation empruntés au corpus de l’antisémitisme européen. C’est le cas pour la légende du «meurtre rituel», le mythe du «complot juif mondial» ou l’accusation plus récente de «racisme», qui alimente depuis les années 1970 la «nazification» d’Israël et du sionisme. En raison de ces investissements symboliques, le modèle ordinaire du conflit israélo-palestinienne, en tant que conflit strictement politique et territorial, s’avère trompeur. Le conflit ne saurait se réduire au simple choc de deux nationalismes rivaux, impliquant des conflits de légitimité plus ou moins surmontables. Qu’on le veuille ou non, il tend à prendre la figure d’un conflit judéo-musulman.

Comme l’ont montré un certain nombre d’études historiques, le premier moment du processus de transformation du vieil antisémitisme européen en judéophobie antisioniste dotée d’un sens politique se situe dans l’entre-deux-guerres, et plus particulièrement au cours des années 1930, quand la thématique antijuive christiano-européenne est entrée en synthèse avec l’antijudaïsme théologico-religieux musulman. C’est alors que les Frères musulmans dirigés par Hassan al-Banna, le «Grand Mufti» de Jérusalem Haj Amin al-Husseini et plusieurs leaders arabes, tel l’Irakien Rachid Ali al-Gaylani, entrèrent en contact avec les nazis, avant de nouer certaines alliances qui se dévoilèrent pleinement durant la Seconde Guerre mondiale.

L’importation de l’antisémitisme européen dans le monde arabo-musulman, marqué notamment par la première diffusion des Protocoles des Sages de Sion et de sa thématique conspirationniste au Proche-Orient, a pris une importance politique à partir du début des années 1920, lorsque des idéologues du panarabisme et du panislamisme ont associé la question palestinienne à la menace indistinctement «juive» et «sioniste» pesant sur les Lieux saints de l’islam. La hantise des Arabes musulmans tourne alors autour de la transformation de la mosquée Al-Aqsa en synagogue, rumeur qui, depuis le début des années 1920 et sous diverses formulations, n’a cessé de provoquer émeutes, pogroms ou affrontements sanglants. Cette accusation mensongère portée par le slogan «Al-Aqsa est en danger», lancé et exploité par le «Grand Mufti» de Jérusalem, a été à l’origine de la seconde Intifada, avant de revenir à l’automne 2015 pour justifier une nouvelle vague d’attaques terroristes contre des Israéliens. À la dénonciation de l’«occupation» de Jérusalem («al-Quds» ou «al-Qods»), où se trouve le troisième Lieu saint de l’islam, s’ajoute celle de la «judaïsation» de la ville supposée musulmane. La version actualisée du slogan islamiste est désormais «Par le sang on reprendra Al-Aqsa», formule mobilisatrice allant de pair avec le cri «Allahou akbar». L’islamisation de la «cause palestinienne» a atteint un point de non-retour. La multiplication des attaques palestiniennes contre des Israéliens donne à penser qu’une troisième Intifada est sur le point de se déclencher. C’est dans ce contexte que nombre de leaders palestiniens poussent à une radicalisation de l’Intifada commençante. Début mars 2016, Abou Ahmad Fouad, secrétaire général adjoint du FPLP, s’est félicité de l’aide iranienne aux familles des Palestiniens «candidats au martyre»: «Ces capacités et cette aide entraîneront une escalade de l’Intifada. Oui. Et c’est ce que nous voulons. (…) Le candidat au martyre doit savoir qu’on s’occupera de sa famille. (…) Ce soutien aidera ces gens à continuer le combat et les sacrifices.»L’annexion islamo-arabe symbolique du Mont du Temple représente la dernière instrumentalisation palestinienne réussie de la question de Jérusalem. Le comité directeur de l’Unesco, réuni à Paris, a adopté le 12 avril 2016 une résolution proposée par l’Autorité Palestinienne stipulant qu’il n’y a aucun lien religieux entre le peuple juif et le Mont du Temple ainsi que le Mur occidental (le Mur des lamentations). La résolution se réfère au Mont du Temple comme à un site exclusivement musulman, connu sous le nom de «l’esplanade des Mosquées». Le texte, présenté conjointement par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, le royaume d’Oman, le Qatar et le Soudan, accuse l’État juif de profaner la mosquée Al-Aqsa et de creuser de «fausses tombes juives» dans les cimetières musulmans de Jérusalem. Avec l’Espagne, la Slovénie, la Suède et la Russie, la France a voté en faveur de ce grossier texte de propagande. Il relance une accusation sloganique bien connue: celle de la «judaïsation» et de l’«israélisation» de Jérusalem, thème privilégié de la nouvelle propagande «antisioniste». L’accusation était ainsi formulée le 31 mars 2016 par un journaliste militant de la «cause palestinienne», Mohamed Salmawy:

«Où en est l’Unesco des agressions sur le patrimoine architectural et religieux de la ville sainte de Jérusalem? La judaïsation et l’israélisation de tout ce qui est arabe et musulman ont commencé à susciter la colère de l’opinion publique mondiale de manière générale. D’ailleurs, nombreuses sont les déclarations qui ont été émises de parties connues pour leur alignement aveugle sur Israël, exprimant leur rejet des agressions israéliennes sur les lieux sacrés à Jérusalem, en plus du sanctuaire d’Abraham (le Caveau des patriarches).»

Le 21 octobre 2015, l’Unesco avait classé le Caveau des patriarches et la Tombe de Rachel, deux lieux saints juifs en Israël, comme des sites musulmans de l’État palestinien.

Cette rumeur persistante d’un complot juif pour détruire l’un des Lieux saints de l’islam explique la centralité et la récurrence de la question de Jérusalem dans le conflit politico-religieux opposant Juifs et Palestiniens musulmans. Elle présente l’avantage, pour la propagande palestinienne et ses variantes islamistes, de provoquer mécaniquement la sympathie et la solidarité de tous les musulmans, qu’ils soient sunnites ou chiites, et de les conduire à s’engager «sur le chemin du jihad» pour la défense d’Al-Aqsa. Les islamistes radicaux ont intégré depuis longtemps le thème d’accusation dans leur discours de propagande pour nourrir un antisionisme radical et démonologique puissamment mobilisateur. À la mobilisation des islamistes et des cercles de leurs sympathisants (des passifs aux complices) s’ajoute la mobilisation de divers milieux politiques, allant des gauches radicales à la plupart des groupes néofascistes ou néonazis, en faveur de la «cause palestinienne», sur la base d’une diabolisation du «sionisme» et d’Israël.

L’islamisation de la «cause palestinienne» est en accélération continue depuis la création du Hamas en décembre 1987, qui lui a donné une figure organisationnelle. Faut-il rappeler l’article 13 de la Charte du Hamas, rendue publique le 18 août 1988? «Il n’y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad.» Cette islamisation jihadiste a pour effet de transformer un conflit politique et territorial en une guerre sans fin, alimentée par des passions ethnico-religieuses interdisant la recherche du compromis qui seul peut garantir une paix non précaire entre Juifs et Palestiniens (et plus largement États arabo-musulmans).

Après des années de rêveries tiers-mondistes, anti-israéliennes et américanophobes, les intellectuels français ont été brutalement confrontés à la réalité historique par les attaques du 11-Septembre, les massacres commis au nom de l’islam en Syrie et en Irak ou les attentats parisiens de janvier 2015 et de novembre 2015. Ce réveil brutal a conduit certains d’entre eux à nier, minimiser ou relativiser les faits ne s’inscrivant pas dans leur horizon d’attente. D’où une dérive conspirationniste. Si le spectacle du monde n’illustre pas le tableau qu’on s’en fait, s’il va jusqu’à le contredire, alors la tentation est grande de recourir aux «théories du complot», qui présentent l’avantage de paraître expliquer ce qu’on ne peut expliquer et de préserver ainsi les dogmes idéologiques et leur apparence cohérence. Les négateurs des attaques du 11-Septembre avaient montré la voie.

Les conspirationnistes d’aujourd’hui appliquent les mêmes schèmes interprétatifs aux événements qui dérangent ou contredisent leur vision du monde. Ils imputent par exemple l’apparition de Daech à un vaste complot «sioniste» visant à affaiblir les États arabes et à mettre en difficulté l’Iran. Ou bien ils suggèrent que les attentats meurtriers de janvier ou de novembre 2015 sont le résultat de manipulations de services secrets, où le Mossad est toujours bien placé. Dans les nouveaux récits complotistes, les intérêts prêtés aux «sionistes» fonctionnent comme les «intérêts de classe» dans la vulgate marxiste ou les «intérêts de race» dans les doctrines racistes classiques. Les «antisionistes» qui se réclament de l’antiracisme réinventent ainsi un mode d’accusation proprement raciste.

Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Il est notamment l’auteur de Une France antijuive? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe. Antisionisme, propalestinisme, islamisme, Paris, CNRS Éditions, 2015 et L’Antisémitisme, Paris, PUF, coll. «Que sais-je?», 2015

Le Figaro

Déclaration des rabbins orthodoxes d’Israël, d’Europe et des États-Unis, concernant les relations entre le judaïsme et le christianisme | Europe Israël news

Source : Déclaration des rabbins orthodoxes d’Israël, d’Europe et des États-Unis, concernant les relations entre le judaïsme et le christianisme | Europe Israël news

Voici le texte de la déclaration signée par des rabbins orthodoxes d’Israël, d’Europe et des États-Unis, concernant les relations entre le judaïsme et le christianisme.

Faire la volonté de Notre Père des cieux. Vers un partenariat entre juifs et chrétiens.

Au terme de près de deux millénaires d’hostilité et d’opposition mutuelles, nous, rabbins orthodoxes qui dirigeons des communautés, institutions et séminaires en Israël, aux Etats-Unis et en Europe, reconnaissons l’occasion historique qui s’offre à nous aujourd’hui. Nous cherchons à faire la volonté de notre Père céleste en acceptant la main tendue par nos frères et sœurs chrétiens. Juifs et chrétiens doivent travailler ensemble, en partenaires, pour relever les défis moraux de notre temps.

- 1. La shoah a pris fin il y a soixante-dix ans. Elle a constitué la perverse apogée de siècles de discrédit, d’oppression et de rejet des juifs et de l’animosité qui, de ce fait, s’est développée entre juifs et chrétiens. Rétrospectivement, il est clair que l’incapacité à refuser ce mépris et à s’engager dans un dialogue constructif pour le bien de l’humanité a affaibli la résistance aux forces maléfiques de l’antisémitisme qui ont fait sombrer le monde dans l’assassinat et le génocide.

- 2. Nous reconnaissons que, depuis le Concile Vatican II, les enseignements officiels de l’Église catholique sur le judaïsme ont changé fondamentalement et irrévocablement. La promulgation de Nostra Aetate voici cinquante ans a amorcé le processus de réconciliation entre nos deux communautés. Nostra Aetate et les documents officiels ultérieurs de l’Église qu’il a inspirés bannissent sans équivoque toute forme d’antisémitisme, affirment le caractère éternel de l’Alliance entre D.ieu et le peuple juif, rejettent le déicide et soulignent la singularité de la relation entre chrétiens et juifs, lesquels ont été appelés « nos frères aînés » par le pape Jean Paul II et « nos pères dans la foi » par le pape Benoît XVI. Sur cette base, les catholiques et d’autres instances chrétiennes officielles ont entamé avec les juifs un dialogue honnête qui s’est développé pendant les cinq dernières décennies. Nous apprécions l’affirmation par l’Église de la place unique d’Israël dans l’histoire sainte et la rédemption ultime du monde. Aujourd’hui, les juifs ont expérimenté l’amour et le respect sincère que de nombreux chrétiens leur ont témoignés à travers bien des initiatives de dialogue, de rencontres et de conférences partout dans le monde.

- 3. Comme l’ont fait Maïmonide et Yehudah Halevi [1], nous reconnaissons que le christianisme n’est ni un accident ni une erreur, mais le fruit d’une volonté divine et un don fait aux nations. En séparant le judaïsme et le christianisme, D.ieu a voulu une séparation entre des partenaires présentant des divergences théologiques importantes, mais non entre des ennemis. Le rabbin Jacob Emden a écrit : « Jésus a apporté un double bienfait au monde. D’une part, il a magnifiquement soutenu la Torah de Moïse […] et aucun de nos Sages n’a davantage insisté sur son immuabilité. D’autre part, il a fait disparaître l’idolâtrie des nations, leur a imposé les sept lois de Noé afin qu’ils ne se comportent pas comme des animaux sauvages et leur a fermement inculqué des principes moraux […]. Les chrétiens sont des communautés qui œuvrent en faveur du ciel et sont destinées à durer ; elles sont habitées par l’amour du ciel et la récompense ne leur sera pas refusée. » [2] Le rabbin Samson Raphael Hirsch nous a enseigné que les chrétiens « voient dans la Bible juive de l’Ancien Testament un écrit appartenant à la révélation divine. Ils professent leur foi dans le D.ieu du ciel et de la terre, comme le proclame la Bible, et reconnaissent la souveraineté de la divine Providence. » [3]Maintenant que l’Église catholique a reconnu l’Alliance éternelle entre D.ieu et Israël, nous juifs pouvons reconnaître la valeur constructive constante du christianisme comme notre partenaire dans la rédemption du monde, sans craindre que cela soit exploité à des fins missionnaires. Ainsi que l’a déclaré le Grand Rabbin de la Commission bilatérale Israël-Saint Siège, placée sous la direction du rabbin Shear Yashuv Cohen, « nous ne sommes plus des ennemis mais des partenaires sans équivoque dans la défense des valeurs morales fondamentales, pour la survie et le bien-être de l’humanité. » [4]. Aucun de nous ne peut réaliser seul la mission de D.ieu dans ce monde.

- 4. Juifs et chrétiens ont, du fait de l’Alliance, la mission commune de parfaire le monde, sous le regard souverain du Tout-Puissant, afin que tous les hommes invoquent Dieu par son nom et que les abominations soient extirpées de la terre. Nous comprenons l’hésitation des deux parties à affirmer cette vérité et appelons nos communautés à surmonter ces peurs afin d’établir des relations de confiance et de respect. Le rabbin Hirsch a également enseigné que « en ce qui concerne les devoirs des hommes envers leur prochain, le Talmud place les chrétiens exactement sur le même plan que les juifs. Ils ont le droit de bénéficier de tout ce qu’impose non seulement la justice mais aussi un amour fraternel actif entre les hommes. » Dans le passé, les rapports entre chrétiens et juifs ont souvent été considérés à travers la relation conflictuelle entre Jacob et Esau. Le rabbin Naftali Zvi Berliner (Netsiv) avait pourtant déjà compris, à la fin du XIXe siècle, que juifs et chrétiens sont destinés par D.ieu à être des partenaires aimants : « A l’avenir, quand les enfants d’Esau auront été poussés par pureté d’esprit à reconnaître le peuple d’Israël et ses vertus, alors nous serons également amenés à reconnaître Esau comme notre frère ». [5]

- 5. Nous, juifs et chrétiens, avons plus en commun que ce qui nous divise : le monothéisme éthique d’Abraham ; la relation avec l’unique Créateur du ciel et de la terre qui nous aime et prend soin de nous tous ; les saintes écritures juives ; la croyance en une tradition contraignante ; et les valeurs de la vie, de la famille, de l’équité miséricordieuse, de la justice, de la liberté inaliénable, de l’amour universel et de la paix ultime du monde. C’est ce qu’a confirmé le rabbin Moïse Rivkis (Be’er haGolah) en écrivant : « les Sages ne se sont référés qu’aux idolâtres de leur temps qui ne croyaient pas à la création du monde, ni à l’exode, ni aux actes miraculeux de D.ieu, ni au don de la loi divine. Par opposition à eux, les peuples parmi lesquels nous sommes dispersés croient en tous ces éléments fondamentaux de la religion. » [6]

- 6. Notre partenariat ne minimise en rien les différences persistantes entre les deux communautés et les deux religions. Nous croyons que D.ieu se sert de nombreux messagers pour révéler sa vérité, mais affirmons aussi les obligations morales essentielles de tous les hommes devant D.ieu, que le judaïsme a toujours enseignées au titre de l’alliance universelle avec Noé.

- 7. En imitant D.ieu, juifs et chrétiens doivent constituer des modèles de service, d’amour inconditionnel et de sainteté. Nous sommes tous créés à l’image sacrée de D.ieu, et juifs et chrétiens doivent rester fidèles à l’Alliance en participant ensemble activement à la rédemption du monde.

Premiers signataires (par ordre alphabétique) :
Rabbi Jehoshua Ahrens (Allemagne)
Rabbi Marc Angel (Etats-Unis)
Rabbi Isak Asiel (Grand Rabbin de la Serbie)
Rabbi David Bigman (Israël)
Rabbi David Bollag (Suisse)
Rabbi David Brodman (Israël)
Rabbin Natan Lopez Cardozo (Israël)
Rav Yehouda Gilad (Israël)
Rabbi Alon Goshen-Gottstein (Israël)
Rabbi Irving Greenberg (Etats-Unis)
Rabbin Marc Raphaël Guedj (Suisse)
Rabbi Eugene Korn (Israël)
Rabbi Daniel Landes (Israël)
Rabbi Steven Langnas (Allemagne)
Rabbi Benjamin Lau (Israël)
Rabbi Simon Livson (Grand Rabbin de la Finlande)
Rabbi Asher Lopatin (Etats-Unis)
Rabbi Shlomo Riskin (Israël)
Rabbi David Rosen (Israël)
Rabbi Naftali Rothenberg (Israël)
Rabbi Hanan Schlesinger (Israël)
Rabbin Samuel Sirat (France)
Rabbi Daniel Sperber (Israël)
Rabbi Jeremiah Wohlberg (Etats-Unis)
Rabbi Alan Yuter (Israël)

Signataires suivants :
Rabbi David Bauman (Etats-Unis)
Rabbi Abraham Benhamu (Perou)
Rabbi Todd Berman (Israël)
Rabbi Michael Beyo (Etats-Unis)
Rabbi Michael Chernick (Etats-Unis)
Rabbi Josef Douziech (Canada)
Rabbi David Ellis (Canada)
Rabbi Seth Farber (Israël)
Rabbi Ben Greenberg (Etats-Unis)
Rabbi Yeshayahu Hollander (Israël)
Rabbi David be Meir Hasson (Chili)
Rabbi Herzl Hefter (Israël)
Rabbi Zvi Herberger (Norvège/Estonie)
Rabbi David Jaffe (Etats-Unis)
Rabbi David Kalb (Etats-Unis)
Rabbi Joseph Kolakowski (Etats-Unis)
Rabbi Frederick Klein (Etats-Unis)
Rabbi Shaya Kilimnick (Etats-Unis)
Rabbi Yehoshua Looks (Israël)
Rabbi Ariel Mayse (Etats-Unis)
Rabbi Bryan Opert (Afrique du Sud)
Rabbi David Rose (Royaume Uni)
Rabbi Daniel Sherbill (Etats-Unis)
Rabbi Zvi Solomons (Royaume Uni)
Rabbi Yair Silverman (Israël)
Rabbi Daniel Raphael Silverstein (Etats-Unis)
Rabbi Mashada Vaivsaunu (Armenie)
Rabbi Shmuel Yanklowitz (Etats-Unis)
Rabbi Lawrence Zierler (Etats-Unis)

Traduction de Cécile Le Paire

[1Mishneh Torah, Les lois royales 11, 4 (édition non censurée) ; Le Kuzari, section 4, 22

[2Seder Olam Rabbah 35-37 ; Sefer ha-Shimush 15-17

[3Les principes de l’éducation, « Talmudic Judaism and Society », pp. 225-227

[4Quatrième réunion de la Commission bilatérale Grand Rabbinat d’Israël – Commission du Saint Siège pour les relations avec le judaïsme, Grottaferrata, Italie (19 octobre 2004)

[5Commentaire sur Gn 33,4

[6Glose sur Shulhan Arukh Hoshen Mishpat, section 425 ,5

*Image à la Une : 29ème édition de la plus grande conférence rabbinique internationale à New York

Hillary Clinton : le scandale que cache celui des emails

Les médias américains nous saturent tellement des dernières révélations autour du scandale des emails, de la Fondation Clinton, des mensonges et de la malhonnêteté d’Hillary Clinton, que j’ai l’impression que vous en parler est inutile. Et puis je passe en revue les médias francophones, et je ne vois rien. Rien. Il n’y a plus un […]

Source : Hillary Clinton : le scandale que cache celui des emails

Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 septembre 2016

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Les médias américains nous saturent tellement des dernières révélations autour du scandale des emails, de la Fondation Clinton, des mensonges et de la malhonnêteté d’Hillary Clinton, que j’ai l’impression que vous en parler est inutile.

Et puis je passe en revue les médias francophones, et je ne vois rien.

Rien.

Il n’y a plus un seul journaliste en France, en Belgique et en Suisse pour faire le simple travail de rapporter les faits ?

Toute l’affaire des emails hébergés sur un serveur privé, exposant des messages ultra-sensibles, classés top secret et confidentiels, avait un objectif unique : dissimuler les activités de corruption de la Fondation Clinton.

Alors je m’y colle.

  • Toute l’affaire des emails hébergés sur un serveur privé, exposant des messages ultra-sensibles, classés top secret et confidentiels, avait un objectif unique : dissimuler les activités de corruption de la Fondation Clinton.
  • Les minutes de l’interrogatoire de l’ex-Secrétaire d’Etat Clinton, publiées par le FBI la semaine dernière, ont révélé que sous le coup d’une citation à comparaître, Hillary Clinton a donné l’ordre de détruire les preuves que réclamait la commission d’enquête de la Chambre des représentants.
  • La dissimulation de preuve n’a pas été relevée par le FBI corrompu qui en a fait les frais : un des collaborateurs d’Hillary Clinton a même détruit deux de ses BlackBerry à coups de marteau, apprend-on dans le rapport : pas étonnant que le FBI, dont la défense de la justice a laissé place à la défense de la politique, ait rendu public son rapport un vendredi soir veille du long week-end prolongé de Labor day : Clinton a, durant son interrogatoire, dit 35 fois « ne pas se souvenir » en guise de toute réponse à des questions essentielles, et le FBI en est resté là.
  • D’ailleurs, apprend-on encore, l’avocat d’Hillary Clinton avait prévenu James Comey, le directeur du FBI, que sa cliente ne viendrait pas aux convocations si les entretiens étaient enregistrés : Clinton peut donc dicter au FBI la façon dont il mène ses enquêtes, on peut imaginer les abus de pouvoir et le degré de corruption de celle dont la carrière est entourée de scandales, si elle devient présidente.
  • Hillary Clinton est allée jusqu’à affirmer ne pas connaître la signification de la lettre C — pour confidentiel — sur les emails qu’elle recevait. Julian Assange a déclaré à Fox News qu’elle mentait, car, a-t-il dit : « nous avons entre nos mains des emails envoyés par elle, sur lesquels elle mettait la lettre C, comment peut-elle dire qu’elle ne savait pas ce que ce C veut dire ! » Là encore, le FBI n’a pas jugé bon de la contredire.

Il y a bien plus grave que les emails : la corruption massive au travers de la Fondation Clinton.

Charles Ortel est analyste financier à Wall Street. C’est lui qui a révélé le scandale financier de General Electric en 2008. Il décrit la fondation comme « une entreprise de fraude d’envergure épique » : « une partie importante des sommes versées à la Fondation disparaît sans être mentionnée dans leurs livres comptables. »

  • Elle a reçu plus de 140 millions de dollars en 2013, mais n’a directement dépensé que 9 millions d’aide.
  • Elle a dépensé la plus grosse partie de l’argent qui lui « tombe du ciel » en frais d’administration, voyages, salaires et bonus, avec la part la plus grosse des salaires allant à des amis de la famille.
  • C’est une « organisation de bienfaisance » opaque qui n’a jamais été exploitée régulièrement et légalement. Par exemple, elle n’a jamais depuis sa création fourni un seul audit complet, indépendant et selon les normes comptables légales de ses résultats financiers.
  • Elle a reçu et déclaré des dons de plus de 2 milliards de dollars.
  • 11 des 13 discours privés de Bill Clinton qui lui ont rapporté 500 000 dollars ou plus par intervention, ont été faits pendant les années où sa femme était Secrétaire d’État. Et le montant de ses émoluments pour ses discours a miraculeusement explosé pendant les années où elle était au gouvernement.
  • La fondation Clinton a reçu 156 millions de dollars de dons de personnes privées pendant que Hillary était Secrétaire d’État, et surtout,
  • Associated Press a révélé après avoir réclamé, au titre du droit à l’information, son agenda, et a constaté qu’au moins 85 des 154 personnes représentants des intérêts privés avec qui elle a été en contact au titre de Secrétaire d’État, ont versé des dons allant de 100 000 dollars à 1 million (pour 40 d’entre elles).
  • Un documentaire vient d’être réalisé, « Clinton Cash », qui expose les avantages et contrats offerts par les Clinton contre paiement à la Fondation. Suite à sa publication, le Président d’Ericsson, Hans Westberg, a donné sa démission.

Fonctionnement de la corruption à la Fondation Clinton

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  • Fin 2010, Ericsson, la compagnie suédoise de télécommunication qui possède une division aux États-Unis, recevait une lettre de la SEC (le policier de la bourse américaine) la mettant en garde contre le fait de vendre des produits de télécommunication à des États qui financent le terrorisme.
  • Des câbles diplomatiques révélés par Wikileaks montrent que le Département d’État a régulièrement et de plus en plus souvent mentionné les violations d’Ericsson auprès du ministre des Affaires étrangères suédois.
  • En juin 2011, le Département d’État américain établissait une première liste de produits et services interdits à la vente à l’Iran et d’autres États sponsor du terrorisme.
  • Autour de cette date, Ericsson décida de louer les services de Bill Clinton, et lui demanda de faire une conférence pour un montant astronomique, un montant que la société de télécom n’avait jamais versé à quiconque auparavant : 750 000 dollars. Il faut également préciser que durant les 10 années précédentes, Ericsson n’avait jamais sollicité ni Hillary ni Bill Clinton pour une conférence.
  • Le 12 novembre 2011, Bill Clinton faisait un discours lors d’une conférence sur les télécoms à Hong Kong.
  • Une semaine plus tard, le 19 novembre 2011, le Département d’État américain publiait sa liste de sanctions contre l’Iran.. Les Télécoms n’étaient pas sur la liste.
  • 7 jours après que Bill Clinton ait reçu son monumental chèque pour une heure de conférence, le Département d’État dont Hillary Clinton était la ministre (secrétaire d’État = ministre), diffusait un communiqué disant que le Département d’État allait demander à Ericsson de « faire sa propre police ».

Suite à la diffusion de Clinton Cash, disais-je, le Président d’Ericsson, Hans Westberg, donnait sa démission. Les Clinton n’ont jamais été inquiétés.

Et ce petit manège, selon Charles Ortel, pourrait se monter à 200 milliards de dollars depuis que la fondation a été créée. Voilà ce que cache l’écran de fumée du scandale des emails, qui compromet tant de monde que le directeur du FBI James Comey, républicain et considéré jusque là comme exemplaire et incorruptible, a détruit à vie sa réputation.

Et je termine sur ceci :

Obama est coupable d’avoir fait tout son possible pour détruire la grandeur de l’Amérique, pour offrir à l’islam un podium qu’il n’a rien fait pour mériter, pour traîner la chrétienté dans la boue, et pour imposer une vision radicale proche des idées de l’extrême gauche américaine.

Sa lamentable politique étrangère a contribué à l’ascension de l’État islamique, l’annexion de la Crimée par les Russes, les 500 000 morts de Syrie, le renversement de dirigeants arabes totalitaires, mais alliés à l’occident, remplacés par des islamistes affiliés aux Frères musulmans, et les tensions en mer de Chine.

Il a « signé » (je le mets entre guillemets, car les Iraniens n’ont jamais signé les accords, et ils en contestent encore le contenu) un épouvantable accord sur le nucléaire iranien, qualifié par les experts les plus intègres comme catastrophiques, et qui n’empêche pas l’Iran de continuer sa course au nucléaire — d’autant que l’accord a prévu le retrait de tout organisme de contrôle indépendant.

Il est parti jouer au golf quelques minutes après avoir appris la mort d’Américains égorgés par les islamistes.

Il a accumulé plus de dettes que la totalité des présidents américains cumulés.

Il a triché pour imposer l’Obamacare, un système de santé démentiel qui profite à quelques-uns — dont les compagnies d’assurance — au détriment de millions de familles dont le coût de l’assurance à triplé.

Il a poursuivi en justice plus de journalistes qu’aucun président avant lui.

Il a apporté son soutien à une organisation noire extrémiste et raciste qui incite à tuer des policiers blancs, Black Live Matter.

Il a humilié l’Amérique en tirant un trait rouge et menaçant Assad de représailles terribles s’il utilisait l’arme chimique contre son peuple, et s’est déballonné et n’a rien fait lorsqu’Assad a utilisé l’arme chimique.

Il a augmenté le chômage à un niveau record : 95 millions d’Américains sont sans travail.

Mais en 7 ans de présidence, il n’a pas une seule fois été soupçonné, ni de près ni de loin, d’être impliqué dans une affaire de corruption. Si Hillary Clinton est élue, ceci va changer.

 

« Le djihad est un projet de crime contre l’humanité »

Par Jacques Tarnero | Le Mondejihad 2 images

dimanche 14 août 2016, par Desinfos

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.  » Jamais ces mots d’Albert Camus n’ont été aussi pertinents. Jamais ils n’ont été, hélas, en aussi parfaite résonance avec l’actualité. Comment peut-on continuer à nommer du seul mot de « terroriste  » les tueurs islamistes ? Quelle est cette prudence qui refuse de qualifier le « terroriste  » ? De quelle couleur politique est-il, de quelle appartenance ? Quelle idéologie l’inspire ? Les tueurs nazis n’étaient-ils que des « assassins  », des « criminels  » ou bien étaient-ils des assassins parce que nazis ?.
Faire l’économie du qualificatif « islamiste » consiste à faire entrer le geste du tueur dans la catégorie du fait divers.

 

Ne pas le faire, c’est intégrer la culpabilité de l’accusation d’« islamophobie ». Elle fait partie de la stratégie discursive de l’islamisme. Elle obéit à une logique de disqualification de la critique. Serait-il ­raciste de regarder de près la matrice islamique de l’islamisme ? Claude Lévi-Strauss ou Germaine Tillon seraient-ils coupables de ce crime intellectuel ?

Guerre au nom de l’islam

Continuer à psychiatriser ces crimes relève d’une étrange prudence. Si le camion « fou » était conduit par un « déséquilibré », aurait-il fallu l’interner dans un asile, s’il n’avait pas été abattu ? Le prêtre égorgé sur l’autel de son église l’a-t-il été par deux « malades mentaux » ? L’empressement que mettent les médias à ne pas qualifier ces crimes ou à les qualifier en leur ôtant leur inspiration politico-religieuse interdit de comprendre le moment dans toute son amplitude.

Comment peut-on continuer à nommer « attentat-suicide » des bombes humaines ? Quelle est la part « suicidaire » du geste de celui qui se fait exploser au milieu de civils innocents ? Est-il un désespéré, un dépressif pour qui la vie n’aurait plus de saveur ? En qualifiant de « suicidé » celui qui tue en se donnant la mort, on donne à ce geste la valeur d’un désespoir quasi romantique qui attire à son égard compassion et interrogation.

Qu’est-ce que ce malheureux a eu à subir pour ainsi se donner la mort ? Les victimes de la bombe humaine n’auraient-elles pas une part de responsabilité dans ce geste ? Ainsi, « l’attentat-suicide » culpabilise ses victimes autant qu’il les tue. Le « martyr » jubile de ce coup double, il jouit dans cette apothéose puisque désormais ce sont soixante-dix vierges qui l’attendent au paradis.

Qu’est-ce que le djihad ?

L’idéologie compassionnelle si soucieuse des causes sociales ne peut rien comprendre au terrorisme islamiste si elle continue à le lire dans les catégories politiques et psychologiques qui sont les siennes. Les Américains auraient-ils pu anticiper le 11 septembre 2001 ? Non, car ils n’imaginaient pas qu’un tel geste fut possible. Il n’entrait pas dans les scénarios imaginés par la CIA. Le camion tueur de Nice aurait-il pu être imaginé ? La réponse est non, pour les mêmes raisons portées par cet interdit de penser hors du politiquement correct.

On ne lutte pas contre une idéologie apocalyptique en disant aux djihadistes : « Messieurs, tirez les premiers », non seulement par courtoisie mais parce que notre logiciel juridique nous l’interdirait. On dit de cette guerre qu’elle est « asymétrique ». Certes, et elle l’est non seulement par les ­méthodes de l’ennemi, mais surtout par ce qui inspire ces méthodes. Notre incapacité, obstinée, à la nommer pour ce qu’elle est : c’est-à-dire l’affrontement fondamental d’un islamisme parti à la conquête du monde ajoute à la difficulté de la combattre.

Qu’est-ce que le djihad – tel qu’il est invoqué et pratiqué par les « soldats du califat » ? Cette guerre sainte promet le paradis à celui qui pourchasse et anéantit les infidèles, les non-musulmans. Il s’agit de cette forme spécifique de guerre commise au nom de l’islam, visant à l’extermination ou à la soumission de populations pour la seule raison de leur identité non musulmane. Le djihad, présenté dans un premier temps comme une ascèse spirituelle visant à une communion avec le divin, a laissé place à sa forme politique telle que nous la voyons aujourd’hui à l’œuvre.

« Choc des civilisations »

Qu’est-ce qui définit le crime ­contre l’humanité ? Cette notion de droit, établie après les jugements des crimes nazis au procès de Nuremberg, caractérise les crimes de masse commis contre des personnes au nom de leur origine, ethnique, religieuse, politique. Il s’agit de crimes commis au nom de ce qu’elles sont, de leur identité, de leur appartenance.

Le djihad s’inscrit dans cette définition pénale du crime contre l’humanité. L’inscrire dans cette catégorie des crimes constituerait déjà un fort coup de semonce contre tous ceux qui habillent leurs crimes du masque d’une différence culturelle. Le dire haut et fort, au nom de principes universels, permettrait de faire un tri entre ceux qui partagent cette idée d’un universel commun pour une humanité commune et ceux qui refusent cette idée d’une communauté humaine obéissant à des lois universelles.

Tant que les musulmans n’auront pas fait ce travail critique sur leur corpus spirituel, ils resteront aveugles sur les sources de leur supposée« humiliation ». C’est au sein de l’islam que des voix doivent s’élever pour dénoncer cette monstruosité. Elles existent et c’est elles qu’il faut saluer.

On dira les choses comme on voudra : « choc des civilisations » déplaît aux indignés debout jour et nuit, parce que culturellement trop belliqueux, mais ne pas nommer le djihad pour ce qu’il est, c’est-à-dire un projet de crime contre l’humanité mené au nom d’une idéologie politico-religieuse, ne nous donnera pas les moyens intellectuels de combattre et de vaincre ce fléau.

 

http://www.desinfos.com/spip/spip.php?page=ispip-article&id_article=54367

 

TRAHISON DES CLERCS : L’ÉGLISE SE COUCHE DEVANT L’ISLAM

TRAHISON DES CLERCS : L’ÉGLISE SE COUCHE DEVANT L’ISLAM

Un vieux curé de campagne mort en martyr, mis à genoux et égorgé comme un mouton pendant sa messe par deux tueurs arabo–musulmans. Jamais dans toute l’histoire de France, même au VIIIe siècle pendant les raids des barbares d’Abd–el –Rahman et de Moussa arrêtés par Charles Martel, pas même en 1793 pendant la guerre civile de Vendée, un tel fait ne s’était produit.

Cet égorgement, énorme choc symbolique, entrainera–t–il un basculement et une prise de conscience par l’opinion publique française et européenne du caractère mortel (dans tous les domaines) de la présence de l’islam et de l’immigration des musulmans de toutes origines ? Pas sûr, tant les esprits sont émasculés par la propagande des États, de l’UE et de leurs relais médiatiques, quand on voit M. Chevènement présider la nouvelle ”Fondation pour l’islam de France”, troisième instance (usine à gaz et à clientélisme) qui sera tout aussi inutile et nuisible que les précédentes, l’UOIF et le CFCM.

Très arrangeante, la hiérarchie catholique non seulement pardonne les crimes mais continue de favoriser l’islamisation. Et les propos du Pape ne font qu’aggraver les choses. On est en face d’un comportement pathologique, mais pas seulement : on soupçonne – chez l’État comme chez certains prélats –une volonté de détruire le germen ethnique de la civilisation européenne.

Tuer des prêtres et des juifs, un marquage symbolique

On parle, à propos du meurtre– en fait, rituel – du Père Hamel, de ”passage au sacrilège” en oubliant que le premier sacrilège des tueurs musulmans a été le massacre d’enfants d’une école juive de Toulouse par Mohamed Merah, devenu depuis un véritable héros martyr (il a été abattu chez lui par la police après un assaut mémorable) non seulement pour Dae’ch mais auprès des jeunes musulmans des banlieues d’immigrés. La dernière fois que des enfants juifs avaient été tués, c’était dans les camps de concentration nazis entre 1941 et 1945. Et bien avant, au cours des pogroms d’Europe centrale et des massacres de Mahomet contre les tribus juives. Et la fois d’après, c’est dans la France ”républicaine” du début du XXIe siècle, par des envahisseurs arabo–musulmans parfaitement acceptés et aidés par l’État… Intéressant, non ?

Massacrer des enfants juifs et immoler un prêtre catholique : voici deux crimes fondateurs symboliques, absolument conformes à la nature profonde et authentique de l’islam et à sa volonté de conquête et de destruction. Le christianisme, le judaïsme, la laïcité (assimilée à l’athéisme) et les ”associateurs” (polythéistes païens, notamment hindouistes) sont les quatre cibles de la frustre théologie de l’islam et de ses adeptes.

En France, l’agression islamique bénéficie de la complicité hypocrite des autorités. Ces collaborateurs issus de l’État, des fonctionnaires européens, des milieux intellectuels et médiatiques, des syndicats judiciaires, organisent et favorisent l’invasion migratoire et paralysent aussi les moyens répressifs. Ce sont les complices objectifs des criminels, qui se parent d’habits humanistes et ”antiracistes”, comme le geai de la fable se pare des plumes du paon.

Catholicisme et judaïsme sont les cibles. Sauf que le judaïsme et ses autorités n’appellent pas au pardon, à la mansuétude et au repentir. Les Juifs ont du bon sens et savent repérer l’agresseur – on le voit en Israël– là où les chrétiens (surtout les prélats d’aujourd’hui, devenus fous) refusent toute réaction de défense, d’expulsion, d’arrêt migratoire. (1)

Il n’y a nulle part dans les textes religieux juifs ou chrétiens le moindre propos de haine contre les musulmans. En revanche, l’inverse n’est pas vrai. Il suffit de lire le Coran ou autres textes religieux de l’islam – d’un niveau intellectuel désespérant– sans parler de toute la littérature qui se déverse sur Internet et ailleurs (dans une impunité totale ) pour constater haine, insultes, menaces et appels au meurtre. L’État français, collaborateur de l’envahisseur est, contrairement aux autorités françaises de la période de l’Occupation (issues de la gauche socialo-radicalo–communiste) victimes d’une défaite militaire, l’organisateur de l’invasion depuis les années 70.

L’Église est une cible majeure

L’égorgement du prêtre de Saint–Étienne–du–Rouvray est la première tentative réussie des tueurs musulmans, car d’autres projets terroristes ont été déjoués précédemment : attentats contre la cathédrale et le marché de Noël de Strasbourg, contre la basilique du Sacré–Cœur de Montmartre, mitraillage de la sortie de messe d’une église de Villejuif. Déjà les très nombreuses profanations de cimetières, incendies et dégradations commis dans les églises ont pour auteurs des jeunes très bien profilés dont la plupart des médias taisent l’origine.

S’en prendre à des cibles catholiques pour terroriser et frapper les esprits obéit à une double stratégie des envahisseurs et des terroristes : d’une part, le catholicisme symbolise une France haïe sur le plan ethno–politique et historique (”fille aînée de l’Église”) mais aussi une religion détestée par l’islam tout comme le judaïsme. Les chrétiens d’Orient, victimes d’horribles persécutions, ont, depuis longtemps prévenu les Français et les Européens que leurs portes ouvertes migratoires déboucheraient sur les persécutions musulmanes, les mêmes causes produisant les mêmes effets. On y est.

Et l’islamophilie ainsi que l’acception de l’immigration sont partagées et défendues dans les élites cléricales suicidaires qui excitent l’hostilité des musulmans en croyant l’apaiser.

L’épiscopat catholique choisit la soumission

En effet. On croit rêver : l’épiscopat belge veut introduire l’islam dans l’enseignement catholique –cours confiés à des musulmans –, y autoriser le voile, installer des salles de prières à côté des chapelles. En Pologne, l’épiscopat est favorable à l’accueil de réfugiés musulmans, à l’appel du Pape. Le PiS (parti conservateur Droit et Justice au pouvoir) s’y oppose, préférant la défense d’un pays monoethnique, très opposé à une présence musulmane.

En France, après l’égorgement du prêtre, l’épiscopat a fait d’incroyables déclarations, parfaitement déplacées. Un prélat se lamente après l’égorgement du Père Hamel pendant sa messe : « nous sommes bouleversés. Le Christ a pardonné à ceux qui l’ont mis en croix, mais c’est dur ». Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen a appelé les Français chrétiens, après l’immolation du pauvre prêtre, à « devenir les apôtres de la civilisation de l’amour ». Mgr Vingt – Trois, cardinal archevêque de Paris à lui aussi fait des déclarations ridicules, creuses et alambiquées, invitant à pardonner, à ne pas riposter, à ne pas s’en prendre à l’islam.

De partout, se sont déversées des paroles de pardon des autorités catholiques, disculpant totalement l’islam. Les musulmans se frottent les yeux devant telles réactions de soumission masochistes de moutons : et cela en excite beaucoup, augmentant les rangs des candidats djihadistes. Car la mollesse déficiente de l’épiscopat –et des autres– les incite à aller toujours plus loin, avec mépris et agressivité stimulés.

Bref, presque partout, la hiérarchie catholique réagit à l’invasion et aux crimes islamiques – exagérant et rendant proprement fous les préceptes chrétiens de charité, d’amour du prochain et de pardon– avec un esprit de soumission suicidaire, angélique et masochiste à la fois. Comme si l’Église, prise de démence, remettait les clés de l’Europe à son pire ennemi – notre pire ennemi – depuis treize siècles. Et l’exemple vient de haut : il vient du Vatican. Dirigé par un jésuite dont les idées et intentions sont opaques.

Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, diocèse du meurtre du Père Hamel, a déclaré : « Les assassins n’ont pas le droit de se réclamer de l’islam. ». Ce qui revient à innocenter l’islam, à désislamiser le crime. C’est exactement la même chose que la ruse sémantique utilisée par les autorités musulmanes, qui répètent en boucle, après chaque attentat criminel terroriste : « ce n’est pas ça, l’islam ! ». Mais bien sûr que si, c’est ça ! Et depuis le VIIe siècle ! Et ils le savent ! Les propos de ce prélat sont aussi stupides que dangereux, car ils encouragent d’autres crimes.

Mgr Lebrun a aussi déclaré « la bataille qui m’intéresse est celle de l’amour ». Il est difficile de proférer un propos plus inapproprié.

Graves interrogations sur le Pape François

Avec tout le respect dû au Pape, on peut le critiquer. On ne lui demande pas de refaire les croisades d’Innocent III et de Grégoire IX, mais au minimum, de ne pas s’abaisser devant les assassins musulmans et surtout de ne pas innocenter l’islam en s’en prenant, en plus, aux Européens. Les propos et gestes du Pape sont inacceptables ; écoutés par les chrétiens d’Orient persécutés, même en Égypte, (2) par la barbarie musulmane, ils doivent résonner comme une trahison. Les chrétiens d’Orient, y compris d’obédience latine catholique, n’ont plus qu’une lueur, qu’un espoir : la Russie orthodoxe de Poutine. Ni les États occidentaux hypocrites ni le Vatican n’oseront les secourir, sauf en paroles. Le Pape François a consacré dix fois plus de ses homélies et de ses actes à aider l’immigration musulmane en Europe qu’à condamner les persécutions des chrétiens par les musulmans en Orient et même en Europe. Tragique et lamentable.

Après avoir (voir autres articles de ce blog) lavé les pieds en signe d’humiliation d’immigrés musulmans à Rome, accueilli à Lampedusa le déversement de « ses chers amis musulmans », ramené dans son avion privé au Vatican une famille de musulmans syriens plutôt qu’une famille de chrétiens persécutés, il a fait cette sidérante déclaration après les attentats de France, refusant de condamner le terrorisme islamique, qui ont vivement choqué dans le monde catholique : « Je n’aime pas parler de violence islamique. Si je parlais de violence islamique, je devrais également parler de violence catholique. Tous les musulmans ne sont pas violents : tous les catholiques ne sont pas violents. Je crois que dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe fondamentaliste. Mais on ne peut pas dire – je crois que cela n’est pas vrai et que ce n’est pas juste – que l’islam est terroriste ». Position sidérante quand on constate que presque 100% des attentats terroristes dans le monde sont le fait de musulmans (même entre eux) et commis au nom de l’islam et de l’une de ses factions.

Le Pape a rajouté dans un argument spécieux que des chrétiens se rendaient aussi coupables de meurtres crapuleux ou passionnels. Mais si des chrétiens sont criminels –comme potentiellement tout homme–, ce n’est pas au nom du christianisme, alors que les assassinats des islamiques sont commis au nom de l’islam. En occultant cette vérité, le Pape a succombé à ce ”relativisme” qu’il condamne par ailleurs. Et cette stupidité apparente de son raisonnement s’explique par le fait qu’il est un sympathisant de la ”théologie de la libération”, ce gauchisme catholique développé en Amérique du Sud dans sa jeunesse, les années 60. Il pardonne aux ennemis au point d’en devenir l’ami. Le Pape n’est pas bête. Il a un problème idéologique.

Le Pape n’a jamais condamné l’islam en tant que tel pour le meurtre du prêtre. Il l’a même disculpé en parlant de « violence absurde », alors qu’elle n’a rien d’absurde et est parfaitement dans la logique coranique. Après l’assassinat du Père Hame le Pape a ”tweeté” le 7 août : « Aux actes de haine et de destruction, opposons la bonté. Vivons en société avec diverses cultures et religions, mais soyons frères ». Sauf que l’ennemi ne veut pas de cette fraternité.

Ce Pape jésuite, suivi par une partie de l’épiscopat, mais qui en révulse une autre, interprète la morale évangélique à la manière de la ”théologie de la libération” latino–américaine selon une lecture gauchisante et pacifiste des Évangiles.

Crypto-marxiste, le Pape est la coqueluche de tous les milieux de gauche, des trotskistes Verts à Hollande qui est allé le visiter, fasciné. Normal : il est immigrationniste, islamophile et d’extrême gauche politiquement comme économiquement. On peut remarquer aussi qu’il accorde peu de place aux questions spiritualistes et au ”sacré” divin et consacre toute son action à la propagande politique. Son encyclique Laudato si’, manifeste écolo-marxiste, anti–libéral polémique, condamnant toute création de richesses, d’une bêtise économique abyssale, témoigne des choix et orientations de l’évêque de Rome.

Le mépris vindicatif des musulmans

Ce qui en dit long sur la mentalité islamique, c’est que la paroisse où a été égorgé le prêtre avait offert à la communauté musulmane le terrain où elle a construit sa mosquée. En guise de remerciement, on massacre le curé. Les autorités musulmanes après l’assassinat ont hypocritement appelé leurs coreligionnaires à assister à la messe en signe de solidarité et pour démontrer que « l’islam est une religion de paix », selon l’oxymore rabâché partout. (3) Bien entendu, rarissimes furent les musulmans à suivre cette consigne comique d’assister à la messe.

La réponse de Dae’ch (EI) au Pape a été cinglante et humiliante. En substance : ”nous vous méprisons pour vos propos amicaux et vos pardons, vous serez quand même égorgés ; convertissez-vous, c’est votre seule issue. Et nous vous vaincrons par l’épée et vous envahirons”. C’est ce que pensent bon nombre de musulmans qui approuvent l’EI en secret. Les lécheurs de babouches sont méprisés par ces barbares, qui ne sont impressionnés que par ceux qui résistent à leur agression et entendent les éradiquer.

La confusion théologique majeure du Pape et de l’Église actuelle

L’argument du Pape comme des prélats catholiques est empreint d’ignorance et parfaitement spécieux, car pardonner ne signifie pas ne pas punir, ni se défendre, ni riposter. En effet si le Christ commande de pardonner à ses ennemis (« Pardonnez – leur, Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font » au moment de la crucifixion), selon la morale judaïque du pardon – qui n’exclut pas la loi du talion –, s’il incite même à les ”aimer”, il parle d’un point de vue spiritualiste, pour l’au–delà, pas d’un point de vue terrestre et politique. Ce que Saint Thomas d’Aquin, aristotélo–chrétien, avait parfaitement compris.

En effet, ”pardonner” et ”aimer” ses agresseurs signifie simplement prier pour eux et souhaiter que leur âme soit sauvée. Mais, sans les haïr ; ce qui n’empêche pas, dans l’ordre terrestre et politique ou militaire de les éliminer (sans cruauté) s’ils sont agressifs ou nuisibles, les expulser… Les aumôniers militaires, qui n’ont jamais été pacifistes, le savent. D’ailleurs, séparant radicalement le spirituel du temporel, le Christ avait dit de « rendre à César ce qui à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il existe donc deux niveaux séparés en théologie que le pape et l’Église actuelle ont totalement jetés par dessus bord.

Voilà donc quelle était la morale catholique traditionnelle qui n’interdisait pas de se défendre, de punir, d’expulser, de discriminer en cas d’agression ou d’invasion et réservait le pardon et la mansuétude de la grâce divine dans l’au–delà. Mais pas dans l’ici–bas.

1. Depuis 15 mois, les attentats islamiques ont fait beaucoup plus de morts en France (235) – rang N° 5 dans le monde – qu’en Israël qui est pourtant un pays encerclé et beaucoup plus exposé au danger. L’explication est la moindre compétence des services spéciaux français, mal organisés et bureaucratiques (l’usine à gaz, syndrome français) ; la mollesse – objectivement complice – de la prévention (voir le scandale de Nice) et de la prévention ; et aussi une immigration musulmane non maîtrisée.

2. On note un regain de violences contre les chrétiens coptes en Égypte (meurtre d’un prêtre le 30 juin., après de nouvelles églises incendiées…), dans un pays, pourtant, où le régime du Président Sissi combat les Frères musulmans. Persécuter, au mieux discriminer les de Nouvelles églises incendiées chrétiens et les juifs, est donc consubstantiel aux populations islamisées, à leur société civile.

3. Il suffit de lire le Coran et les hadiths, ce que la paresse intellectuelle des islamophiles les empêche de faire, pour se convaincre du contraire. ”Islam, religion de paix”, c’est comme dire ” libéralisme collectiviste”, ” pornographie puritaine” ou ”arctique caniculaire”.

Guillaume Faye

http://www.gfaye.com/trahison-des-clercs-leglise-se-couche…/

PAUL WESTON: Aux dirigeants qui livrent l’Occident à l’islam : « Nous vous demanderons des comptes »

Aux dirigeants qui livrent l’Occident à l’islam :

« Nous vous demanderons des comptes » 

Vous avez fait de nous des révolutionnaires. Votre comportement montre que vous avez plus peur de l’islam que de nous, mais laissez-moi vous dire ceci, à vous tous, menteurs et traîtres carriéristes socialistes :

Vous détenez le pouvoir maintenant, mais dans une décennie nous détiendrons le pouvoir et nous vous demanderons des comptes. Nous vous traînerons devant un tribunal du style Nuremberg où vous serez jugés pour haute trahison, où vous serez jugés pour crimes contre l’humanité, et pour la première fois depuis longtemps, nous serons vos juges.

 Aux dirigeants qui livrent l’Occident à l’islam : « Nous vous demanderons des comptes »

Samedi le 30 octobre avait lieu à Amsterdam une manifestation en soutien à Geert Wilders et pour la liberté d’expression. L’auteur Paul Weston, représentant de l’International Free Press Society en Angleterre, a prononcé ce discours. A noter que le clip ne comprend pas la totalité du discours. Lire la traduction ci-dessous pour la version complète  :

_______________________________

Nous vous demanderons des comptes

Bonjour, mon nom est Paul Weston et je représente l’International Free Press Society. Je suis ici aujourd’hui parce que nos élites libérales ont trahi nos pays pour l’islam.

Il y a 42 ans, le politicien britannique Enoch Powell a prononcé son célèbre discours des «rivières de sang» dans lequel il déclarait que «la fonction suprême de l’homme d’Etat est de parer aux fléaux évitables.» Nos politiciens d’aujourd’hui font exactement le contraire : ils promeuvent activement un fléau évitable.

Il y a 80 ans, un homme, Winston Churchill, a été très clair sur la prévention d’un fléau manifeste et actuel, Herr Hitler et les nazis. Mais Churchill était la voix solitaire qui crie contre la vague d’apaisement, et un carnage qui aurait pu être évité a eu lieu avec une intensité redoublée.

L’Europe se retrouve aujourd’hui dans une situation similaire. L’islam croît aux plans démographique, territorial et militant tout en étant présenté comme une «religion de paix» par des politiciens lâches et carriéristes du type que ceux qui ont apaisé Hitler.

Pour Winston Churchill, l’islam n’était pas une religion de paix. Il l’a décrite comme une religion de sang et de guerre. Toute personne ayant une connaissance de la fondation et de l’histoire de l’expansion islamique sait que c’est la vérité.

Mahomet était un seigneur de guerre. Et il excellait. Il a vaincu militairement et converti la plupart des tribus païennes et chrétiennes de la péninsule arabique. Après sa mort, l’islam s’est rapidement répandu par l’épée, il a vaincu d’anciennes civilisations et envahi des continents.

Aujourd’hui, l’islam est en Europe, il est en Occident, et il exige ce qu’il a toujours exigé : la domination islamique totale. Et si nous voulons résister, ils utilisent la terreur contre nous.

Nos politiciens traîtres continuent pourtant de parler d’une «religion de paix », et ils nous disent que si nous refusons cette notion fantasmatique et ridicule et choisissons plutôt de croire Churchill qui disait que l’islam est une religion de sang et de guerre, nous serons jetés en prison.

Bien sûr, l’islam n’est pas une religion de paix. Son fondateur était un guerrier, et le plus grand honneur accordé à un musulman est la promesse de hordes de houris parfumées [ndlr : esclaves sexuelles] et de rapports sexuels éternels dans l’Au-delà qui se méritent non pas par des actes de bon samaritain, mais en mourant en martyr en combattant pour répandre l’islam impérialiste.

Islam signifie littéralement soumission. Quel genre de religion se définit par la «soumission» ?

L’islam divise le monde en deux sphères : la Maison de l’islam (soumission) et la Maison de la guerre. Quel genre de religion se définit par la conquête militaire?

Pourtant, nos dirigeants nous disent que nous ne pouvons pas critiquer l’islam parce que c’est une religion, pendant que l’Organisation de la conférence islamique s’efforce, avec la connivence des Nations unies, de rendre illégale toute critique de l’islam.

Mais l’islam est beaucoup plus qu’une religion. Il s’agit d’un cadre politique, social, juridique et structurel qui domine totalement la vie d’un dévot musulman, et souhaite incidemment dominer aussi la vie de tous les dévots non musulmans.

L’islam est profondément intolérant et profondément antidémocratique. Il ne croit pas aux lois édictées par les hommes dans une démocratie, préférant se conformer à la parole absolue d’Allah telle qu’elle a été interprétée au 7e siècle par un analphabète du désert.

Nos politiciens ont importé cette idéologie intolérante et antidémocratique dans les démocraties libérales de l’Occident, puis ils osent nous criminaliser quand nous nous y opposons !

Mais comment ne pas critiquer l’Islam? Nos politiciens peuvent-ils vraiment protéger l’islam en tant que religion, le mettant ainsi hors de la portée de la loi ?

Quand des homosexuels sont pendus à des grues, est-ce l’islam politique en action ou l’islam religion? Quand des femmes adultères sont enterrés jusqu’aux épaules puis lapidées à mort, est-ce l’islam politique ou l’islam religion ? Quand les musulmans qui veulent quitter l’islam sont condamnés à mort, est-ce l’islam politique ou l’islam religion ? Quand des épouses et des filles sont tuées par des maris, des pères et des oncles pour préserver l’honneur familial, est-ce l’islam politique ou l’islam religion ?

S’il s’agit de l’islam politique, il faut dénoncer sa cruauté et sa barbarie. Si c’est l’islam religion, comment peut-on ne pas la dénoncer également ? Ce qui est mal est mal et ce qui est barbare est barbare et ne peut être soustrait à la critique en s’abritant sous le mot «religion».

En criminalisant la liberté d’expression, nos dirigeants socialistes montrent leur ambition dictatoriale. La liberté d’expression est la marque d’une société libre. La supprimer est un acte totalitaire d’autant plus grave que cette liberté est notre seul moyen de défense dans l’opposition pacifique à l’idéologie totalitaire islamique étrangère.

J’espère que vous saisissez l’ironie de la situation. Pour protéger et promouvoir une idéologie totalitaire étrangère, nos gouvernants sont prêts à utiliser des méthodes totalitaires domestiques pour nous empêcher de défendre notre démocratie et notre liberté.

L’Occident se conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. Mais pas l’islam. Ils ont plutôt signé la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam. Et ils ont une réserve très importante : en cas de conflit entre la charia et les droits de l’homme, devinez ce qui l’emporte ? Tout à fait. La charia prévaut sur les droits de l’homme.

C’est comme si un signataire de la Convention de Genève assassinait et torturait des prisonniers de guerre mais qu’il échapperait à un procès pour crimes de guerre parce que «ça fait partie de sa religion.»

Quand nos politiciens prétendent que l’islam est une religion de paix et laissent les musulmans imposer leurs lois chez nous, à l’Union Européenne et à l’ONU, alors nos politiciens trahissent leur pays et trahissent leur peuple. C’est un acte de haute trahison.

«Peut-on commettre un acte de trahison en période de paix ?» se demandent certains. Mais sommes-nous vraiment en paix ?

Nous ne nous considérons pas comme étant en guerre avec l’islam, mais l’islam se considère, lui-même, comme étant en guerre contre nous. Et cette guerre nous sommes en train de la perdre. Sur les plans du territoire, de la démographie, de la politique et de la démocratie.

En effet, cette guerre est une agression sur deux fronts. D’un côté l’islam radical, de l’autre la trahison de la gauche.

On impose à nos enfants de célébrer le multiculturalisme et l’islam, sans leur dire la vraie histoire de l’islam violent et expansionniste. Par contre, on leur raconte que leur propre histoire, leur religion, leur culture, leurs traditions, leur existence même, est juste une litanie d’impérialisme, de racisme, de meurtres et d’esclavage. C’est l’une des techniques psychologiques efficaces dont le but est de rendre l’ennemi sans défense, ou, pour citer Alexandre Soljenitsyne, «afin de détruire un peuple, il faut d’abord détruire ses racines».

Un gouvernement qui fait subir cela à son propre peuple, à ses propres enfants, est un gouvernement qui, manifestement, mérite d’être renversé.

Quelqu’un peut-il vraiment argumenter en disant qu’un gouvernement qui flatte l’envahisseur étranger, tout en arrachant les défenses psychologiques et légales de ses propres citoyens, est un gouvernement qui ne serait pas coupable de haute trahison ?
Maintenant, nous arrivons à une partie plus réjouissante de ce monologue déprimant, parce que dans ce moment de la bataille, nous avançons. Lentement, il est vrai, mais constamment, et je pense que personne ne pourra nous arrêter.

Geert Wilders en Hollande, René Stadtkewitz en Allemagne, dont la popularité soudaine a obligé Angela Merkel à faire un virage à 180 degrés et à dénoncer le multiculturalisme.

Les Démocrates Suédois, Heinz-Christian Strache en Autriche, le Parti du Peuple Suisse, et en Angleterre où nous prévoyons un mouvement politique qui reprendra le flambeau de l’English Defense League et qui grandit rapidement.

Et cette croissance ne peut que s’accélérer. De plus en plus de gens ont pris conscience de la nature de l’islam et de la profondeur de la trahison des gouvernants de gauche, et plus important, dans la mesure où les gens perdent leur crainte d’être traités de racistes – cette étiquette ayant été spécialement inventée pour nous retirer toute résistance contre un envahisseur racialement désigné et qui utilise le thème racial comme arme contre nous.

En fait, regardons de près cette étiquette «raciste» maintenant. Ce n’est pas raciste de défendre notre pays contre une menace évidente et grandissante. Ce n’est pas raciste de défendre notre culture, notre héritage et nos traditions. Ce n’est pas raciste de s’efforcer d’assurer un avenir démocratique à nos enfants et à nos petits-enfants.

Si vous choisissez de ne pas défendre votre culture, votre pays et un avenir démocratique pour vos enfants, alors vous pouvez vous tapoter l’épaule dans les cocktails au champagne des « non racistes » socialistes à Islington. Vous pouvez adorer les idoles «anti-racistes» des autres autant que vous adorez les vôtres, mais cela n’enlève en rien de ce que j’ai dit de vous : des traîtres.

Vous êtes un traître à votre patrie, un traître à votre culture, et un traître envers vos enfants à naître.

Et de plus vous êtes un vrai raciste, un raciste génocidaire. Dans une génération à peine, les jeunes Européens de souche vont devenir une minorité ethnique dans leur propre pays, si l’immigration de masse et la démographie galopante des musulmans continuent à ce rythme.

On peut appeler cela poliment une immigration de remplacement. Plus crument, cela s’appelle un génocide non sanglant.

L’ONU est très claire sur ce point. La définition d’un génocide est la suivante, je cite :

Article 2 : Dans la présente convention, le terme génocide signifie tout acte commis avec l’intention de détruire, totalement ou en partie, un groupe national, racial ou religieux.

Nous avons été trahis.

L’un des plus tristes aspects de cette trahison est l’effet produit sur nos vétérans, sur tous ceux qui ont combattu pour leur pays et qui sont encore une vivante mémoire.

L’ancien pilote de Spitfires, Alex Henshaw, est décédé il y a trois ans. Il était parfaitement conscient de la trahison politique de son pays. Il a dit :

«Je ressens une profonde tristesse en pensant aux hommes jeunes que j’ai connus et qui ont donné leur vie pour une cause à laquelle ils croyaient. Je me dis souvent, si ces hommes jeunes revenaient maintenant et marchaient dans leurs villages, leurs villes, et voyaient ce qu’il nous advient, ils se diraient : nous avons été trahis.»

Oui, Mr Henshaw, vous avez été tous trahis, et vous tous, gauchistes, socialistes et verts, vous allez devoir reconnaître ce que vous avez fait.

Allez donc faire un tour dans vos villes, vos villages, et regardez les centaines de milliers de tombes, comme un testament du sacrifice ultime fait par des hommes jeunes, afin que vous puissiez vivre, aujourd’hui, en toute liberté dans une démocratie. Vous allez devoir apprendre que ce n’est pas une simple trahison, mais une triple trahison :

  • La trahison de tous nos parents qui ont combattu pour notre liberté,
  • La trahison de ma génération, que vous menacez d’emprisonner lorsque nous défendons l’héritage de notre liberté, et
  • La trahison de nos enfants à naître, qui, sauf si nous n’arrêtons pas les tendances, immédiatement, vont hériter d’un pays ravagé par des haines tribales et religieuses, ce qui entraînera, inévitablement, une gigantesque guerre multiculturelle à échelle continentale qui fera ressembler le conflit Yougoslave à une légère escarmouche.

Et, bien sûr, c’est la trahison totale de la liberté et de la démocratie.

En effet, la liberté et la démocratie ne sont pas apparues magiquement. Elles ont évolué sur 2500 ans, enracinées dans l’héritage Gréco Romain et Judéo Chrétien, et elles ont été défendues dans le sang et le sacrifice.

La démocratie et la liberté ne sont des possessions personnelles dont les socialistes pourraient disposer à leur gré, sans notre accord, au profit des descendants de guerriers du désert vivant encore comme au 7e siècle, et qui jugent notre attachement à la démocratie comme une simple faiblesse à utiliser contre nous.

Je ne blâme pas l’islam. Les islamistes font exactement ce qui est prescrit dans leur livre. Mais je blâme nos politiciens. Il y a deux camps dans cette guerre de civilisation, et nos politiciens sont dans le camp de l’ennemi.

Alors, je leur dis :

Vous avez les leviers du pouvoir en ce moment, mais nous effectuons une ascension irrésistible. Pensez-vous sérieusement que vous pourrez continuer à faire tout ce que vous avez fait subir à votre propre peuple, sans des répercussions futures ?

Vous pouvez encore arrêter tout cela, si vous le choisissez, tout simplement, en mettant l’intérêt de votre peuple avant celui de l’islam.

Mais vous ne le ferez pas, n’est-ce pas ? Alors, vous nous mettez dans une mauvaise posture. Si nous ne faisons rien, nous devons accepter que nos enfants devront vivre un jour sous le joug des lois de la charia.

Et si nous faisons quelque chose, alors ce sera, par définition, une révolution. Mais ce n’est pas nous qui l’avons voulue. C’est vous. La plupart d’entre nous étions satisfaits de tondre notre pelouse, d’aller au travail et de payer nos impôts.

Vous avez fait de nous des révolutionnaires. Votre comportement montre que vous avez plus peur de l’islam que de nous, mais laissez-moi vous dire ceci, à vous tous, menteurs et traîtres carriéristes socialistes :

Vous détenez le pouvoir maintenant, mais dans une décennie nous détiendrons le pouvoir et nous vous demanderons des comptes. Nous vous traînerons devant un tribunal du style Nuremberg où vous serez jugés pour haute trahison, où vous serez jugés pour crimes contre l’humanité, et pour la première fois depuis longtemps, nous serons vos juges.

CIRCONSTANCES DE SON ARRESTATION:

Hier Tommy Robinson et Kevin Caroll avaient déjà été arrêtés. Paul Weston a été arrêté aux abords de la prison de Wormwood Scrubs où il se rendait en visite auprès de Tommy Robinson. Il a été intercepté par la police parce qu’il demandait avec insistance si Tommy était en bonne condition. Il a communiqué par téléphone depuis un car de police l’emmenant à une destination inconnue. La communication a été interrompue par un « Bas les mains, ne me touchez pas ». Nous n’avons pas plus d’informations pour l’instant.

tous les détails sur ce lien

http://networkedblogs.com/DOglK

Monday, October 22, 2012

The Takedown of the EDL

Ummah Jack

I first learned of the arrest of Tommy Robinson and Kevin Carroll early yesterday morning — after most Americans were in bed, and before most Brits were awake. I held off posting anything (other than a single sketchy MSM report) until I had more information.

And now Paul Weston has also been arrested — events are overtaking us thick and fast.

Before I get into the details (such as I have), let’s take a look at the broad picture: this was obviously a carefully-planned takedown of the English Defence League.

The Powers That Be in the UK have apparently determined that the EDL is weak at the moment. They calculated that a precisely-targeted “short, sharp shock” could destroy it. Put Tommy Robinson behind bars for a long, long time; disrupt Kevin Carroll’s election campaign; and, for good measure, arrest the Chairman of the British Freedom Party.

I think they expect the remnants of the EDL to run around like a chicken with its head cut off. With its leaders incapacitated, and its rank-and-file in disarray, the British authorities assume the movement will fall to pieces and decline into irrelevance, just as the BNP did before it.

So, for any English Defence League supporters who happen to read this: if you want to prove your Masters wrong — if you want to demonstrate that “No Surrender!” is still alive and well in England — you’ll need to pull together, even in the absence of the top leadership, and flex your organizational muscles.

I’m far away, and not a native Englishman, so I can’t offer any advice on the best way to do this. But I know it can be done.

I know the English spirit and the English people — I lived among them during my formative years.

If you put your minds to it, you can surmount this obstacle, just as you have so many others. I have every confidence in you.

*   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *

Now on to the news. First, a report from Luton Today about the arrest of Tommy Robinson, who seems to have been stitched up on two separate charges: one for assault, and one for using a false passport to travel to the Freedom Defense Initiative in New York on September 11:

EDL leader arrested over assault

English Defence League leader Stephen Lennon has been arrested over an alleged assault in Luton on Saturday morning.

Tommy Robinson in Luton

It is believed the victim was Saiful Islam, known for preaching his extremist views in Bury Park.

The pair featured in Channel 4 documentary Proud and Prejudiced earlier this year, and a You Tube video of an altercation between the pair in Bury Park last year has been viewed nearly 300,000 times.

A spokesman for Beds Police said a man was assaulted in New Bedford Road at about 10.15am by five men who got out of a black BMW.

He was punched and kicked and lost his mobile phone and keys in the incident, and his injuries are described as “reddening of the left eye”.

Police confirmed a 29-year-old man was being held on suspicion of assault.

Lennon, who calls himself Tommy Robinson, is currently being held by police on suspicion of conspiring to cause a public nuisance after police intercepted a group of 53 EDL members on their way to east London on Saturday.

The English Defence League has released a statement saying everyone arrested on Saturday, apart from Lennon, was bailed yesterday and that he was also being held on suspicion of entering the US illegally following a trip to New York in September.

Also among those understood to have been arrested on Saturday was Kevin Carroll, who is standing in the police and crime commissioner elections for Bedfordshire.

The charges against Kevin Carroll appear much flimsier, and hardly to be taken seriously — this is obviously a ruse to sandbag Kev’s candidacy for PCC in Bedfordshire.

The BBC has this report on Kevin’s arrest:

Bedfordshire PCC candidate Kevin Carroll arrested

A police and crime commissioner candidate for Bedfordshire has been arrested.

British Freedom Party candidate Kevin Carroll was arrested after about 50 English Defence League (EDL) supporters were stopped by police on Saturday, the party said.

Kevin Carroll in Walthamstow, Sept. 1 2012

Police said officers arrested 53 men in connection with an operation in London.

A spokesman for the party said Mr Carroll’s election campaign would be “unaffected”.

The spokesman said: “Following Saturday’s events, we learn directly from Kevin Carroll that he has been bailed until 30 November, which means that his election campaign for Bedfordshire Police and Crime Commissioner (PCC) is unaffected.

‘Planned disturbance’

“We can confirm that Kevin was not among EDL supporters stopped by police… but was arrested later whilst driving to his home.”

The Metropolitan Police said the men were held on the M25 motorway near Heathrow Airport and Uxbridge and on the M3 near Bagshot, Surrey.

The men were heading to a location in east London, but police have not revealed where they were due to gather.

All 53 were arrested on suspicion of conspiracy to cause public nuisance, the Metropolitan Police said.

They have been bailed until a later date pending further inquiries.

A Met spokesman said: “This was part of an intelligence-led investigation into a planned disturbance in east London on that day [Saturday]”.

One of the bail conditions imposed on the men bans them from entering east London to demonstrate for a stipulated period of time, police said.

The British Freedom websitehas more about Tommy’s situation:

Tommy Robinson Imprisoned With Hostile Muslims

We have just heard that Tommy Robinson has been incarcerated in London’s Wandsworth Prison, sharing a cell with Muslims on a wing full of Muslims screaming death threats at him.

This is how the authorities react to those who try to warn Britain of the greatest threat to national peace and security since the Second World War.

The British Government is hereby forewarned that should any harm come to Tommy Robinson in prison, they will be held to account.

The Government has a duty of care to all prisoners, not to go out of their way to place them in potential danger for vindictive or political reasons.

British Freedom are actively seeking the advice of lawyers on this matter. Meanwhile, we invite all friends and supporters of Tommy Robinson to write your messages of friendship and support below; we will do our best to convey them to him to strengthen him in this difficult time.

Tomates sans arrosage ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes – Rue89 – L’Obs

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Source : Tomates sans arrosage ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes – Rue89 – L’Obs

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

(De nos archives) Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes.

Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ».

Les tomates poussent, sans eau et sans tuteur, dans la ferme de Pascal Poot en 2014

Les tomates poussent, sans eau et sans tuteur, dans la ferme de Pascal Poot en 2014 – DR

Pourtant, chaque été, les tomates Poire jaune et autres Noires de Crimée poussent ici dans une abondance folle.

Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun.

Son secret  ? Il tient dans les graines, que Pascal Poot sème devant moi, avec des gestes qui mêlent patience et nonchalance.

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C’est le début de la fin de l’hiver dans la région, le temps est venu pour lui de confier ses graines à la terre. Ce sont ses premiers semis de l’année.

L’homme a 52 ans mais semble sans âge. Ce fils d’agriculteurs, qui a quitté l’école à 7 ans, se dit « complétement autodidacte ». Il a élevé des brebis et cultivé des châtaignes avant de se spécialiser dans les semences. Il dissémine aujourd’hui ses graines sur du terreau, dans des jardinières fatiguées.

Puis il place ses jardinières sur un énorme tas de fumier en décomposition, dont la température atteindra bientôt 70 degrés pendant plusieurs jours, chauffant la serre et permettant la germination des graines.

Pascal Poot et sa couche chaude dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015

Pascal Poot et sa couche chaude dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89

La technique, appelée couche chaude, est très ancienne. C’est elle qui permettait aux maraîchers parisiens du XIXe siècle de récolter des melons en pleine ville dès la fin du printemps. C’est elle qui permet à Pascal Poot de faire germer chaque année des milliers de plants de tomates, aubergines, poivrons… Avant de les planter sur son terrain et de ne plus s’en occuper jusqu’à la récolte.

La serre de Pascal Poot, à la fin des semis, en 2014

La serre de Pascal Poot, à la fin des semis, en 2014 – DR

Tout en semant ces graines, Pascal me révèle les détails de sa méthode  :

«  La plupart des plantes qu’on appelle aujourd’hui “mauvaises herbes” étaient des plantes que l’on mangeait au Moyen-Age, comme l’amarante ou le chiendent… Je me suis toujours dit que si elles sont si résistantes aujourd’hui c’est justement parce que personne ne s’en est occupé depuis des générations et des générations.

Tout le monde essaye de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’essaye de les encourager à se défendre eux-mêmes. J’ai commencé à planter des tomates sur ce terrain plein de cailloux il y a une vingtaine d’années, à l’époque il n’y avait pas une goutte d’eau.

Tout le monde pense que si on fait ça toutes les plantes meurent mais ce n’est pas vrai. En fait, presque tous les plants survivent. Par contre on obtient de toutes petites tomates, ridicules. Il faut récolter les graines du fruit et les semer l’année suivante. Là on commence à voir de vraies tomates, on peut en avoir 1 ou 2 kg par plant.

Et si on attend encore un an ou deux, alors là c’est formidable. Au début on m’a pris pour un fou mais au bout d’un moment, les voisins ont vu que j’avais plus de tomates qu’eux, et jamais de mildiou, en plus, alors les gens ont commencé à parler et des chercheurs sont venus me voir. »

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89

Parmi ces chercheurs, on compte Bob Brac de la Perrière, biologiste et généticien des plantes et coordinateur de l’association environnementale Bede :

«  A la fin des années 90, au moment du combat contre les OGM, on s’est dit qu’il fallait aussi travailler sur les alternatives, et on a commencé à faire l’inventaire des agriculteurs qui faisaient leurs propres semences. On a dû en trouver entre 100 et 150 en France.

Mais le cas de Pascal Poot était unique. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a une grande indépendance d’esprit, il suit ses propres règles et à ma connaissance personne ne fait comme lui. Il sélectionne ses semences dans un contexte de difficulté et de stress pour la plante, ce qui les rend extrêmement tolérantes, améliore leur qualité gustative et fait qu’elles sont plus concentrées en nutriment.

En plus de ça il cultive plusieurs centaines de variétés différentes, peu d’agriculteurs ont une connaissance aussi vaste de l’espèce qu’ils cultivent. »

Pascal Poot choisit une étiquette, à Lodève le 26 février 2015

Pascal Poot choisit une étiquette, à Lodève le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89

Les chercheurs commencent seulement à comprendre les mécanismes biologiques qui expliquent le succès de la méthode de Pascal Poot, assure Véronique Chable, spécialiste du sujet à l’INRA-Sad de Rennes et qui a mené des recherche sur les sélections de Pascal Poot depuis 2004 :

« Son principe de base, c’est de mettre la plante dans les conditions dans lesquelles on a envie qu’elle pousse. On l’a oublié, mais ça a longtemps fait partie du bon sens paysan.

Aujourd’hui, on appelle cela l’hérédité des caractères acquis, en clair il y a une transmission du stress et des caractères positifs des plantes sur plusieurs générations.

Il faut comprendre que l’ADN est un support d’information très plastique, il n’y a pas que la mutation génétique qui entraîne les changements, il y a aussi l’adaptation, avec par exemple des gènes qui sont éteints mais qui peuvent se réveiller.

La plante fait ses graines après avoir vécu son cycle, donc elle conserve certains aspects acquis. Pascal Poot exploite ça extrêmement bien, ses plantes ne sont pas très différentes des autres au niveau génétique mais elles ont une capacité d’adaptation impressionnante ».

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89

Cette capacité d’adaptation a une valeur commerciale. Pendant ma visite, plusieurs personnes ont appelé Pascal pour commander des semences. L’agriculteur vend ses graines à plusieurs semenciers bio, dont Germinance.

Kevin Sperandio, artisan semencier chez Germinance, nous explique  :

Des aubergines blanches poussent dans la ferme de Pascal Poot

Des aubergines blanches poussent dans la ferme de Pascal Poot – DR

«  Le fait que les semences de Pascal Poot soient adaptées à un terroir difficile fait qu’elles ont une capacité d’adaptation énorme, pour toutes les régions et les climats.

Nous n’avons pas les moyens de faire ce genre de tests mais je suis sûr que si on faisait un test entre une variété hybride, celle de Pascal Poot et une semence bio classique ce serait celles du conservatoire de la tomate qui obtiendraient les meilleurs résultats. »

Une partie de ces graines sont vendues dans l’illégalité, parce qu’elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés végétales du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants). Cela énerve beaucoup Pascal Poot, jusque là très calme :

«  L’une de mes meilleures variétés, c’est la Gregori Altaï. Mais elle n’est pas inscrite au catalogue, peut-être parce qu’elle n’est pas assez régulière pour eux. Beaucoup de variétés sont comme ça. A l’automne dernier, le semencier Graines del Païs a eu un contrôle de la répression des fraudes qui a établi près de 90 infractions dans leur catalogue.

Le principe c’est qu’on ne nous autorise à vendre que les graines qui donnent des fruits qui sont tous pareils et qui donnent les mêmes résultats à chaque endroit. Pour moi, c’est le contraire du vivant, qui repose sur l’adaptation permanente. Cela revient à produire des clones mais on veut en plus que ces clones soient des zombies. »

La caisse d'étiquettes de Pascal Poot, le 26 février 2015

La caisse d’étiquettes de Pascal Poot, le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89

Interrogé au sujet de ces contrôles, un délégué du GNIS expliquait en mars 2014 :

« Notre objectif est d’apporter une protection à l’utilisateur et au consommateur. Le secteur français des semences est très performant, mais il a besoin d’une organisation qui a fait ses preuves et d’un système de certification. »

Les tomates de Pascal Poot, en 2014

Les tomates de Pascal Poot, en 2014 – DR

Sauf que l’uniformisation des fruits et des semences se fait souvent au détriment du goût et des qualités nutritives. Et pourrait, à l’avenir, nuire aux agriculteurs, estime Véronique Chable :

« Le travail de sélection des semences montre qu’on peut pousser le végétal vers des conditions impressionnantes. Mais l’agriculture moderne a perdu ça de vue, elle ne repose pas du tout sur la capacité d’adaptation.

Or dans un contexte de changement rapide du climat et de l’environnement c’est quelque chose dont le monde agricole va avoir besoin. Il va falloir préserver non seulement les semences mais aussi les savoir-faire des agriculteurs, les deux vont ensemble. »

Pour partager ce savoir-faire, j’ai demandé à Pascal de m’expliquer comment il sélectionne et récolte ses semences. Voici ses conseils :

Les graines de Pascal Poot, à Lodève le 26 février 2015

Les graines de Pascal Poot, à Lodève le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89
  • «  Il faut prendre le fruit le plus tard possible, si possible juste avant les premières gelées comme ça il aura vécu non seulement à la sécheresse de l’été mais aussi aux pluies de l’automne. »
  •  « Les tomates, c’est tout à fait spécial. Quand on ouvre une tomate, les graines sont dans une sorte de gélatine, comme un blanc d’œuf. Cette gélatine empêche les graines de germer à l’intérieur du fruit, qui est chaud et humide. Les graines ne germent pas avant que cette gélatine ait pourri et fermenté. »
  • « Il faut donc faire fermenter les graines. Pour ça il faut ouvrir la tomate, extraire les graines et les laisser plusieurs heures dans leur jus, par exemple dans un saladier. Il va se produire une fermentation lactique.  »
  • « Il faut surveiller la fermentation comme le lait sur le feu, ça peut durer entre 6 et 24 heures mais contrairement à ce qu’on dit, il ne faut pas attendre qu’une pellicule de moisissure apparaisse. On prend une graine on la pose sur la main, si on peut la déplacer avec l’index sans que la gélatine ne vienne avec la graine, c’est que c’est bon. »
  • « Ensuite on passe le tout dans une passoire à thé, on lave à l’eau et on met à sécher. Là on arrive à un taux de germination entre 98% et 100%. »
  • « Le poivron c’est différent, il faut juste laver les graines, les faire sécher sur un tamis très fin et les stocker. Pour le piment c’est la même chose mais ça devient dangereux parce que les graines brûlent, c’est très fort, ça passe même à travers les gants. Une fois j’ai récolté les graines d’un cageot de piments d’Espelette sans gant, j’ai dû passer la nuit avec les mains dans l’eau glacée ! »

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 – Thibaut Schepman/Rue89

Article initialement publié le 4 mars 2015.

Israël et les Juifs : bouleversements stratégiques | Gfaye.com

Source : Israël et les Juifs : bouleversements stratégiques | Gfaye.com

ISRAËL ET LES JUIFS : BOULEVERSEMENTS STRATÉGIQUES

Pour l’État hébreu et la diaspora juive, trois événements majeurs et cruciaux frappent à leur porte : l’antisémitisme menaçant des musulmans immigrés en Europe, l’affaiblissement du solide lien d’aide et de protection Israël–États–Unis, incitant à la recherche de nouvelles alliances risquées et imprévues par Tel Aviv ; et l’accroissement protéiforme de la menace arabo-musulmane sur Israël, la pire étant démographique.

Le retour de l’antisémitisme de force en Europe

Une mauvaise nouvelle pour les Juifs européens (France et Belgique en tête) depuis la fin de la Seconde guerre mondiale aura été la reprise de l’antisémitisme violent voire meurtrier provoqué par l’immigration musulmane et non plus par une judéophobie européenne en très fort recul. En sciences politique, on distingue l’hostilité de force (voies de fait, actes, mesures) de l’hostilité idéologique qui la précède ou l’accompagne.

Cela déclenche, pour la première fois depuis 1945, un mouvement continu d’émigration des Juifs hors de France. Les familles qui partent le font par défiance envers un État français qui, en paroles, abomine l’antisémitisme, mais en pratique protège et ne poursuit pas, par une doucereuse hypocrisie, l’hostilité antisémite musulmane ; mais s’en prend seulement à l’antisémitisme marginal et de basse intensité issu de l’ ”extrême droite”, uniquement d’ailleurs pour les propos négationnistes. En revanche, le négationnisme d’origine musulmane, qui se déverse notamment sur Internet ou des supports écrits, laisse les autorités politiques et judiciaires indifférentes. Deux poids, deux mesures…

Le 31 juillet, 41 Français musulmans publiaient dans le Journal du Dimanche un appel collectif pour condamner les attentats islamiques et rendaient hommage aux victimes : celles du Bataclan, la foule de Nice, les policiers égorgés, le prêtre… Mais comme l’a fait remarquer Philippe Val, ancien directeur de Charlie Hebdo, ces musulmans ne disent pas un mot des victimes juives, celles de Mohamed Merah ou de l’ Hyper Cacher ou du musée juif de Bruxelles. Ce qui en dit long soit sur leur bêtise, soit sur leur haine des juifs, soit sur leur sentiment inconscient que tuer ces derniers n’est pas vraiment un crime ; les trois probablement. Que des Arabo-musulmans se disant ”modérés” (tu parles…) raisonnent ainsi laisse deviner ce que pensent ceux qui ne le sont pas, majoritaires chez les jeunes… L’hostilité musulmane anti-juive se confirme et se renforce cyniquement, tout comme la montée de la haine anti–catholique et…anti–laïque.

Comme je l’ai déjà écrit par ailleurs, la possible augmentation numérique des Arabo ou Afro–musulmans dans les structures sociales, politiques, économiques, administratives, communales, policières, judiciaires aura des conséquences discriminatoires (au début discrètes) pour les Français juifs, plus encore que pour les autres. Ce sera Vichy 2.0. Les intellectuels juifs de gauche caviar, ex–trotskistes, piliers du système actuel, ”pro-migrants” moralisateurs, cosmopolites, anti–Français, islamophiles de salon, sont trop bêtes pour avoir envisagé cette hypothèse. Leurs enfants n’auront que leurs larmes pour pleurer.

La dégradation de la relation Israël–États–Unis

Second fait majeur : l’indéfectible lien entre Israël et les États–Unis est en train de se déliter. Netanyahou soupçonne Obama de ”double discours”, d’islamophilie. A-t-il vraiment tort ? Pas sûr. Les stratèges israéliens estiment que les États–Unis ne sont plus des alliés et des protecteurs fiables. Hillary Clinton (la probable future présidente), quand elle était Secrétaire d’État (ministre des Affaires étrangères) d’Obama, a entériné l’étrange accord avec l’Iran qui autorise de fait, en sourdine, cette dictature anti–israélienne à développer une capacité nucléaire. Inacceptable pour Tel–Aviv.

Les États–Unis ont déjà montré qu’ils n’étaient pas un allié fiable, en lâchant le président égyptien Hosni Moubarak pendant le ”printemps arabe” de 2011, Hillary Clinton étant déjà Secrétaire d’État. De plus, à Washington, les fameux ”lobbies juifs” (Aipac, ADL, etc.) sont en perte d’influence face aux lobbies ethniques – notamment latinos – généralement hostiles à toute cause autre que la leur.

Si Trump est élu, comme il est isolationniste, il pourra laisser tomber Israël. Il est judéo–indifférent. Le fait qu’il se dise l’ « ami d’Israël » est une figure de rhétorique qui ne convainc ni ne rassure les stratèges israéliens. Obama aussi a rabâché cette formule. Dans les deux cas, que Hillary Clinton ou surtout que Donald Trump soient élus à La Maison Blanche, Israël peut perdre son assurance–vie américaine.

Autre chose : la défense d’Israël dépend beaucoup de l’aide militaire américaine, export, finance et transferts technologiques. Mais l’amélioration constante de la technologie israélienne et ses efforts de coopération internationale visent à rendre le pays de plus en plus indépendant des USA.

N’oublions pas non plus qu’en dépit des groupes de pression juifs, les États–Unis n’ont pas toujours été les fidèles amis des Juifs et d’Israël. Pendant la Seconde guerre mondiale, il a fallu l’attaque de Pearl Harbour par les Japonais pour que Roosevelt intervienne, alors que l’ambassadeur des États–Unis à Londres avait longtemps été Joseph Kennedy –père de JFK – antisémite notoire et correspondant de Goebbels. Le sort des Juifs d’Europe pendant la guerre laissait complètement indifférente la diplomatie américaine – comme le Foreign Office britannique. Durant l’intervention armée franco–anglo–israélienne contre Nasser, en 1956, Washington s’est montré menaçant et hostile. Jusqu’à la fin des années 60, c’est la France et non les États–Unis qui a fourni des équipements militaires au jeune État hébreu (avions Mirage notamment) et aidé secrètement à l’élaboration de la bombe nucléaire israélienne à laquelle les Américains étaient parfaitement opposés.

Avec De Gaulle, progressivement, la France a freiné son soutien à Israël ; et Washington a changé d’avis, sous l’influence des lobbies juifs et s’est mis à aider au maximum l’État hébreu, pendant plus de 40 ans. Période faste. Jusqu’à l’élection d’Obama, pas clair, pro–musulman dissimulé, qui a renversé la vapeur. Et aujourd’hui, avec la perte de puissance de ces lobbies juifs (pour des raisons comme toujours démographiques et aussi financières), les USA, tout doucement, lâchent Israël. Sans le dire, mais en le faisant.

La stratégie israélienne de renversement d’alliances

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou l’a fort bien compris et a donc décidé de changer en douceur mais radicalement de politique étrangère. Il ne compte plus sur le partenariat stratégique avec Washington, ni évidemment avec une Europe qui est une illisible addition de bras–cassés, mais a décidé (BN a–t-il lu Nicolas Machiavel ?) de jouer sur trois nouveaux partenaires : Russie, Turquie, pétromonarchies sunnites du Golfe. C’est du poker.

Avec la Russie, les choses changent fortement. Du fait du nombre très important de Juifs russes en Israël, où le russe est très répandu, avec médias russophones, Moscou a décidé de jouer la carte israélienne. Et Tel–Aviv de se rapprocher de Poutine. Risqué mais jouable. M. Netanyahou a conclu un accord stratégique avec Moscou au cours de sa visite de juin 2016 au Kremlin, la troisième en dix mois. Avec un volet de coopération technologique militaire. Ce qui a énormément déplu à l’administration américaine qui s’est sentie humiliée. Pour les stratèges israéliens, la meilleure manière d’écarter le danger iranien, dont le régime risque d’avoir à terme l’arme atomique du fait du crypto-musulman Obama, c’est l’alliance russe. Seule la Russie – qui se rapproche de l’Iran– est capable de faire peur à ce pays, et non plus les USA, estiment les Israéliens. Elle s’avère aussi la plus utile dans la lutte contre le djihadisme sunnite.

Le gouvernement israélien a aussi entamé une réconciliation cynique avec la Turquie, avec qui il était brouillé depuis 2010, Erdogan se rapprochant aussi du Kremlin. Jeu de go… C’est l’ ”Orient compliqué”. On a donc une nouvelle entente Russie–Turquie–Israël, avec de forts enjeux économiques – énergétiques. Vis-à–vis des pétromonarchies sunnites du Golfe, la stratégie israélienne est très osée. Tel–Aviv sait que les gouvernements sunnites ont conscience de la supériorité militaire de Tsahal et surtout de ses capacités nucléaires. Les dirigeants israéliens comprennent que la règle générale arabo-musulmane, depuis des siècles, est le double discours et la dissimulation mensongère (la taqiyah du Coran) et que pour un Arabo-musulman, seule compte la ruse et le rapport de forces ; les traités, serments, trêves, paroles données sont réversibles.

Des réunions régulières avec les Saoudiens et les Jordaniens ont lieu à Amman. Duplicité des Saoudiens : ils entretiennent une très bonne relation de façade avec Israël mais diffusent dans tout le monde arabe et au delà l’idéologie wahhabite pour laquelle la destruction d’Israël est une obligation sacrée. Comme, sans le dire ouvertement, l’invasion de l’Europe ”chrétienne”. Mais l’objectif des Israéliens, dans cette partie d’échec, est d’intimider et de neutraliser les dirigeants de ces monarchies, au fond très fragiles.

Les atouts d’Israël

En plus de son armée, une des plus efficaces du monde pour un peuple numériquement restreint, Israël est numéro un mondial des performances économiques, technologiques et scientifiques par rapport à sa démographie. Son pourcentage de diplômés universitaires est le plus élevé de tous les pays. Avec la Californie et l’ensemble Corée du Sud–Japon, Israël, avec une population beaucoup moins nombreuse, produit la plus importante quantité d’innovations en nouvelles technologies. Le plus grand nombre mondial de publications scientifiques par habitant et de taux de brevets déposés provient des Israéliens. Israël comprend la plus forte densité de nouvelles entreprises de start-up au monde par rapport à sa population.

La ”Silicon Wadi”, qui s’étend de Beersheba à Haïfa en passant par Jérusalem et Tel Aviv comprend 5.000 entreprises de nouvelles technologies, générant 12,5% du PIB et près de 50% des exportations. Là ont été inventées les messageries spontanées ICQ, la clé USB, l’application de guidage GPS Waze, etc. diffusées dans le monde entier. Tout cela provoque beaucoup de jalousies parmi les frustrés…

D’autre part un nouvel atout a fait récemment son apparition avec la découverte d’importants gisements pétroliers et gaziers dans les eaux territoriales israéliennes et chypriotes.

La mentalité israélienne, issue de l’esprit sioniste, est fondée, comme l’avait parfaitement vu Thierry Maulnier – qui fut qualifié d’ ”extrême droite”– et auteur de l’essai L’honneur d’être Juif (Robert Laffont, 1970), sur l’ardeur à fonder un nouveau pays dans un contexte hostile, en recréant le royaume juif post mosaïque de l’Ancien Testament. Au départ, le sionisme (Buber, Hertzl, etc.) était socialiste – avec les fermes collectives – et finalement, Israël s’est converti au capitalisme libéral. Les antisémites européens étaient pro–sionistes, ce qu’on oublie, afin de faire partir les Juifs dans leur nouvel État. Les antisémites européens actuels (de moins en moins de droite et de plus en plus de gauche) sont antisionistes et anti–Israël en grande partie par désir de plaire à la ”cause palestinienne” défendue par les envahisseurs arabo–musulmans qui les fascinent et dont ils ont peur.

Les handicaps menaçants d’Israël

Ils sont de deux nature : la question palestinienne n’est toujours pas réglée, parce qu’elle est insoluble ; et elle se double du problème central de la démographie arabo–musulmane au sein de l’État hébreu, une bombe qui peut à terme être mortelle. Même problème qu’en Europe…

La force des Arabo-musulmans (sauf exceptions individuelles) ne réside que dans leur fécondité reproductive (« les ventres de nos femmes », disait l’ancien Chef d’État algérien Houari Boumedienne), l’invasion migratoire et le fanatisme religieux et terroriste, pas dans la technologie, la science ou l’art de la guerre ni évidemment les beaux–arts et la littérature.

Le terrorisme palestinien, de plus en plus à l’arme blanche ou par destination, n’hésitant pas à poignarder des enfants dans leur lit –comme dans la colonie de Kyriat Arba–n’est pas ce qui menace le plus Israël, petit territoire bien contrôlé doté des services antiterroristes les plus performants du monde. La menace majeure, c’est la démographie arabe intérieure, la loi du nombre.

Netanyahou, qui n’est pas un modéré, ne veut pas arrêter la colonisation en Cisjordanie ou à Jérusalem Est, encore moins expulser les colons. Son pari est que les Palestiniens, dégoûtés, finiront par partir et que le temps joue en faveur des Juifs qui, pense–t–il, finiront par récupérer l’intégralité de la Palestine historique, pensée comme appartenant au peuple juif. (1)

Cette vision est vivement combattue par la ”gauche” israélienne, opposée aux colons, qui l’estime suicidaire et qui fait remarquer que les Palestiniens ne partiront pas parce que le temps travaille pour eux à cause de leur natalité plus élevée et de leurs soutiens internationaux, étant présentés comme ”peuple martyr”.

L’hypothèse d’une guerre d’expulsion

Dans cette situation inextricable où se joue le destin d’Israël, aucune solution pacifique n’est envisageable. Tout se résoudra par la force, par une crise majeure. Pourquoi ?

D’abord, parce que l’hypothèse brandie par certains de faire expulser par l’armée les colons juifs de Cisjordanie est irréalisable. Ils sont trop nombreux. Cela ferait exploser l’unité d’Israël. Ensuite parce que les musulmans de Cisjordanie ne partiront pas d’eux-mêmes pacifiquement. En troisième lieu parce que, comme l’expérience le démontre depuis quarante ans, tout accord est impossible entre les autorités palestiniennes et israéliennes, comme entre colons juifs et arabes musulmans de Cisjordanie.

Le projet Rabin à Oslo en 1993 d’intégration politique et commerciale d’Israël à ses voisins, de reconnaissance d’un État palestinien comprenant la bande de Gaza et la Cisjordanie (22% du territoire de la Palestine mandataire) au prix d’échanges de territoires pour rattacher à Israël les plus grosses colonies, projet qui ne manquait pas d’intelligence à l’époque, est aujourd’hui rigoureusement impossible. Les mentalités ont durci et ont évolué. La donne démographique n’est plus la même.

À cela s’ajoute, à l’intérieur même des frontières d’Israël l’accroissement rapide par natalité des Arabo-musulmans, tous favorables à leur ”frères” Palestiniens, de plus en plus remontés, excités et islamisés. Et, comme je l’ai dit ailleurs, ils envisagent de créer une situation invivable où les Juifs israéliens – les élites d’abord – quitteraient en masse Israël. (2) On voit mal, dans ces conditions, comment on pourrait échapper à une guerre – d’expulsion – à l’intérieur du bloc Israël–Cisjordanie.

Car un État hébreu de peuplement judéo-musulman mixte est explosif et impossible à terme, comme partout dans le monde furent, sont et seront impossibles et explosifs à terme des États où une masse de musulmans dépassant un seuil critique cohabite avec d’autres. On commence à en faire l’expérience en France. (3)

De la part des Israéliens, cette hypothèse très probable supposera une énorme détermination, du courage et une résilience à la diabolisation internationale. D’où les précautions prises pour se rapprocher de la Russie, afin d’écarter une réaction violente de l’Iran, et pour se réconcilier avec la Turquie. Et si, dans cette guerre à venir, à mon sens inéluctable, un État, quel qu’il soit, veut intervenir, Tel–Aviv dispose – secret de Polichinelle – de la dissuasion nucléaire.

1. La colonisation de la bande de Gaza a été abandonnée, passée en pertes et profit.

2. Ce qui serait mortel économiquement. Déjà, la main d’œuvre qualifiée disponible est insuffisante et le ministère de l’Industrie s’inquiète d’un déficit de 10.000 employés pour les dix ans à venir.

3. Des films ou des manifestations culturelles sont régulièrement produits associant des Israéliens juifs et des arabo-musulmans, afin de ”donner l’exemple”. Cet optimisme utopique de bons sentiments d’élites intellectuelles minoritaires est déconnecté du réel. Gentil, sympa, larmoyant, idiot.

http://www.gfaye.com/israel-et-les-juifs-bouleversements-s…/