Les médias américains nous saturent tellement des dernières révélations autour du scandale des emails, de la Fondation Clinton, des mensonges et de la malhonnêteté d’Hillary Clinton, que j’ai l’impression que vous en parler est inutile. Et puis je passe en revue les médias francophones, et je ne vois rien. Rien. Il n’y a plus un […]

Source : Hillary Clinton : le scandale que cache celui des emails

Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 septembre 2016

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Les médias américains nous saturent tellement des dernières révélations autour du scandale des emails, de la Fondation Clinton, des mensonges et de la malhonnêteté d’Hillary Clinton, que j’ai l’impression que vous en parler est inutile.

Et puis je passe en revue les médias francophones, et je ne vois rien.

Rien.

Il n’y a plus un seul journaliste en France, en Belgique et en Suisse pour faire le simple travail de rapporter les faits ?

Toute l’affaire des emails hébergés sur un serveur privé, exposant des messages ultra-sensibles, classés top secret et confidentiels, avait un objectif unique : dissimuler les activités de corruption de la Fondation Clinton.

Alors je m’y colle.

  • Toute l’affaire des emails hébergés sur un serveur privé, exposant des messages ultra-sensibles, classés top secret et confidentiels, avait un objectif unique : dissimuler les activités de corruption de la Fondation Clinton.
  • Les minutes de l’interrogatoire de l’ex-Secrétaire d’Etat Clinton, publiées par le FBI la semaine dernière, ont révélé que sous le coup d’une citation à comparaître, Hillary Clinton a donné l’ordre de détruire les preuves que réclamait la commission d’enquête de la Chambre des représentants.
  • La dissimulation de preuve n’a pas été relevée par le FBI corrompu qui en a fait les frais : un des collaborateurs d’Hillary Clinton a même détruit deux de ses BlackBerry à coups de marteau, apprend-on dans le rapport : pas étonnant que le FBI, dont la défense de la justice a laissé place à la défense de la politique, ait rendu public son rapport un vendredi soir veille du long week-end prolongé de Labor day : Clinton a, durant son interrogatoire, dit 35 fois « ne pas se souvenir » en guise de toute réponse à des questions essentielles, et le FBI en est resté là.
  • D’ailleurs, apprend-on encore, l’avocat d’Hillary Clinton avait prévenu James Comey, le directeur du FBI, que sa cliente ne viendrait pas aux convocations si les entretiens étaient enregistrés : Clinton peut donc dicter au FBI la façon dont il mène ses enquêtes, on peut imaginer les abus de pouvoir et le degré de corruption de celle dont la carrière est entourée de scandales, si elle devient présidente.
  • Hillary Clinton est allée jusqu’à affirmer ne pas connaître la signification de la lettre C — pour confidentiel — sur les emails qu’elle recevait. Julian Assange a déclaré à Fox News qu’elle mentait, car, a-t-il dit : « nous avons entre nos mains des emails envoyés par elle, sur lesquels elle mettait la lettre C, comment peut-elle dire qu’elle ne savait pas ce que ce C veut dire ! » Là encore, le FBI n’a pas jugé bon de la contredire.

Il y a bien plus grave que les emails : la corruption massive au travers de la Fondation Clinton.

Charles Ortel est analyste financier à Wall Street. C’est lui qui a révélé le scandale financier de General Electric en 2008. Il décrit la fondation comme « une entreprise de fraude d’envergure épique » : « une partie importante des sommes versées à la Fondation disparaît sans être mentionnée dans leurs livres comptables. »

  • Elle a reçu plus de 140 millions de dollars en 2013, mais n’a directement dépensé que 9 millions d’aide.
  • Elle a dépensé la plus grosse partie de l’argent qui lui « tombe du ciel » en frais d’administration, voyages, salaires et bonus, avec la part la plus grosse des salaires allant à des amis de la famille.
  • C’est une « organisation de bienfaisance » opaque qui n’a jamais été exploitée régulièrement et légalement. Par exemple, elle n’a jamais depuis sa création fourni un seul audit complet, indépendant et selon les normes comptables légales de ses résultats financiers.
  • Elle a reçu et déclaré des dons de plus de 2 milliards de dollars.
  • 11 des 13 discours privés de Bill Clinton qui lui ont rapporté 500 000 dollars ou plus par intervention, ont été faits pendant les années où sa femme était Secrétaire d’État. Et le montant de ses émoluments pour ses discours a miraculeusement explosé pendant les années où elle était au gouvernement.
  • La fondation Clinton a reçu 156 millions de dollars de dons de personnes privées pendant que Hillary était Secrétaire d’État, et surtout,
  • Associated Press a révélé après avoir réclamé, au titre du droit à l’information, son agenda, et a constaté qu’au moins 85 des 154 personnes représentants des intérêts privés avec qui elle a été en contact au titre de Secrétaire d’État, ont versé des dons allant de 100 000 dollars à 1 million (pour 40 d’entre elles).
  • Un documentaire vient d’être réalisé, « Clinton Cash », qui expose les avantages et contrats offerts par les Clinton contre paiement à la Fondation. Suite à sa publication, le Président d’Ericsson, Hans Westberg, a donné sa démission.

Fonctionnement de la corruption à la Fondation Clinton

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  • Fin 2010, Ericsson, la compagnie suédoise de télécommunication qui possède une division aux États-Unis, recevait une lettre de la SEC (le policier de la bourse américaine) la mettant en garde contre le fait de vendre des produits de télécommunication à des États qui financent le terrorisme.
  • Des câbles diplomatiques révélés par Wikileaks montrent que le Département d’État a régulièrement et de plus en plus souvent mentionné les violations d’Ericsson auprès du ministre des Affaires étrangères suédois.
  • En juin 2011, le Département d’État américain établissait une première liste de produits et services interdits à la vente à l’Iran et d’autres États sponsor du terrorisme.
  • Autour de cette date, Ericsson décida de louer les services de Bill Clinton, et lui demanda de faire une conférence pour un montant astronomique, un montant que la société de télécom n’avait jamais versé à quiconque auparavant : 750 000 dollars. Il faut également préciser que durant les 10 années précédentes, Ericsson n’avait jamais sollicité ni Hillary ni Bill Clinton pour une conférence.
  • Le 12 novembre 2011, Bill Clinton faisait un discours lors d’une conférence sur les télécoms à Hong Kong.
  • Une semaine plus tard, le 19 novembre 2011, le Département d’État américain publiait sa liste de sanctions contre l’Iran.. Les Télécoms n’étaient pas sur la liste.
  • 7 jours après que Bill Clinton ait reçu son monumental chèque pour une heure de conférence, le Département d’État dont Hillary Clinton était la ministre (secrétaire d’État = ministre), diffusait un communiqué disant que le Département d’État allait demander à Ericsson de « faire sa propre police ».

Suite à la diffusion de Clinton Cash, disais-je, le Président d’Ericsson, Hans Westberg, donnait sa démission. Les Clinton n’ont jamais été inquiétés.

Et ce petit manège, selon Charles Ortel, pourrait se monter à 200 milliards de dollars depuis que la fondation a été créée. Voilà ce que cache l’écran de fumée du scandale des emails, qui compromet tant de monde que le directeur du FBI James Comey, républicain et considéré jusque là comme exemplaire et incorruptible, a détruit à vie sa réputation.

Et je termine sur ceci :

Obama est coupable d’avoir fait tout son possible pour détruire la grandeur de l’Amérique, pour offrir à l’islam un podium qu’il n’a rien fait pour mériter, pour traîner la chrétienté dans la boue, et pour imposer une vision radicale proche des idées de l’extrême gauche américaine.

Sa lamentable politique étrangère a contribué à l’ascension de l’État islamique, l’annexion de la Crimée par les Russes, les 500 000 morts de Syrie, le renversement de dirigeants arabes totalitaires, mais alliés à l’occident, remplacés par des islamistes affiliés aux Frères musulmans, et les tensions en mer de Chine.

Il a « signé » (je le mets entre guillemets, car les Iraniens n’ont jamais signé les accords, et ils en contestent encore le contenu) un épouvantable accord sur le nucléaire iranien, qualifié par les experts les plus intègres comme catastrophiques, et qui n’empêche pas l’Iran de continuer sa course au nucléaire — d’autant que l’accord a prévu le retrait de tout organisme de contrôle indépendant.

Il est parti jouer au golf quelques minutes après avoir appris la mort d’Américains égorgés par les islamistes.

Il a accumulé plus de dettes que la totalité des présidents américains cumulés.

Il a triché pour imposer l’Obamacare, un système de santé démentiel qui profite à quelques-uns — dont les compagnies d’assurance — au détriment de millions de familles dont le coût de l’assurance à triplé.

Il a poursuivi en justice plus de journalistes qu’aucun président avant lui.

Il a apporté son soutien à une organisation noire extrémiste et raciste qui incite à tuer des policiers blancs, Black Live Matter.

Il a humilié l’Amérique en tirant un trait rouge et menaçant Assad de représailles terribles s’il utilisait l’arme chimique contre son peuple, et s’est déballonné et n’a rien fait lorsqu’Assad a utilisé l’arme chimique.

Il a augmenté le chômage à un niveau record : 95 millions d’Américains sont sans travail.

Mais en 7 ans de présidence, il n’a pas une seule fois été soupçonné, ni de près ni de loin, d’être impliqué dans une affaire de corruption. Si Hillary Clinton est élue, ceci va changer.