UKRAINE DE LA RUSSIE COMMUNISTE A LA RUSSIE ANTICOMMUNISTE

est-ce qu’on peut en revenir à la réalité, toute simple?
l’Ukraine et la Russie ont signé des accords pas si désavantageux pour l’Ukraine et n’en déplaise aux belles âmes, la RUSSIE NON COMMUNISTE DE POUTINE a un bail en bonne et due forme jusqu’à au moins 2047!

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/28/pourquoi-la-base-militaire-de-sebastopol-est-essentielle-pour-la-russie_4375318_3214.html

alors on arrête les jérémiades simplement parce que le dénommé Poutine a débarrassé définitivement la Russie du communisme et que de ce fait, il est devenu la bête à abattre des coco bobos occidentaux qui rêvent encore de « l’homme nouveau » communiste
(et qui essaient encore aujourd’hui de nous le refourguer sous une forme légèrement différente) !!

en revanche, si on pouvait enfin dire en clair que la Russie soviétique LA RUSSIE COMMUNISTE!! -n’en déplaise aux belles âmes- a pratiqué en Ukraine une épuration ethnique par une famine organisée, de plusieurs millions d’ukrainiens et qu’il a envoyé des centaines de milliers de russes fermiers pour les remplacer !

et que jamais vous ne pourrez demander à un peuple quel qu’il soit d’accepter ou d’avoir la moindre estime pour ceux qui ont essayé de vous faire disparaitre d’une manière aussi atroce
tous les détails de ce génocide sur ce lien !


http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/03/14/lholodomor-le-genocide-par-la-famine/

« Ce sont des raisons politiques qui ont conduit les gouvernants communistes moscovites à organiser le génocide du peuple ukrainien. Décidé de faire de la nouvelle Russie (« patrie du socialisme » !) une puissance économique et militaire d’envergure mondiale, ils voulaient accélérer la construction de cette puissance par l’industrialisation et la collectivisation. Pour cela, ils avaient besoin de l’Ukraine qui représentait plus de 60% de toute la production industrielle de l’Union Soviétique. Or, l’Ukraine se souvenait encore de son indépendance, perdue en 1920. Il fallait donc briser le peuple ukrainien, empêcher ses aspirations à la liberté et à l’indépendance de se faire jour, et par conséquent détruire ce que le pouvoir appelait le « nationalisme ukrainien bourgeois ». C’est à cela qu’a servi la famine-génocide »

*******

*****

***

*

L’Holodomor, le génocide par la faim des chrétiens orthodoxes

HolodomorCartLe XXe siècle a connu plusieurs génocides. L’opinion internationale se souvient généralement de deux d’entre eux : le génocide arménien et le génocide juif. Mais en 1932-1933 eut lieu un autre génocide de la même importance : le génocide ukrainien. Ce fut un génocide des plus atroces car, par la famine, une mort lente et horrible, ayant conduit des gens à la folie et des actes de cannibalisme.
En un peu plus d’un an, du printemps 1932 à septembre 1933, la Russie communiste a réussi à exterminer de cinq à sept millions d’Ukrainiens.
La famine fut organisée d’une façon efficace. En 1931, l’Etat s’empara de la récolte et ordonna la réquisition de tous les produits alimentaires se trouvant chez les paysans. Ces réquisitions durèrent tout au long de l’hiver 1931-1932. En hiver 1932, les villages d’Ukraine n’avaient plus rien à manger. Avant la fin de l’hiver, les gens ont commencé à mourir en masse.
Pour obtenir les résultats escomptés, le régime communiste empêcha la population ukrainienne d’aller chercher de la nourriture dans les villes (fortement russifiées) ou dans les autres régions de l’Union soviétique, notamment en Russie où il n’y avait pas de famine. Les perquisitions continuèrent en 1932 et pendant l’hiver 1933. Pour interdire aux gens de profiter de la récolte, le gouvernement communiste russe adopta une loi sur la « protection de la propriété socialiste », qui permettait de tuer ou de déporter des gens pour avoir ramassé ne serait-ce qu’un épi de blé. Le blé ukrainien et les produits alimentaires furent stockés et gardés par la troupe. Et alors que des millions d’Ukrainiens mouraient de faim, l’URSS exporta 1,7 million de tonnes de blé en 1932 et autant en 1933 !
En 1932-1933, sur la riche terre d’Ukraine, le peuple ukrainien connut des souffrances inimaginables. Pour survivre, les gens mangeaient tout, même les rats, l’herbe, l’écorce. De nombreuses personnes perdirent la raison avant de mourir.
Pourquoi cette famine-génocide ?
Les révisionnistes procommunistes ou prorusses, comme Nicolas Werth, l’expliquent généralement par la résistance du paysan ukrainien à la collectivisation. Mais cette explication est un faux-fuyant. En 1932, plus de 77% des exploitations paysannes d’Ukraine étaient déjà collectivisées (contre 60% en Russie et 48% en Biélorussie ; c’est donc dans ces deux pays que le pouvoir communiste aurait dû se venger des lenteurs de la collectivisation). Par ailleurs, la paysannerie ukrainienne était déjà brisée et terrorisée par la dékoulakisation (liquidation des paysans aisés), qui eut lieu en 1930-1931.
Entre 300 et 500 000 paysans, y compris des enfants, avaient été massacrés en Ukraine pendant cette première étape de la collectivisation, et environ 1 500 000 furent déportés en Sibérie. Dans son récit Tout passe, Vassili Grossman, témoin des évènements en Ukraine, a livré la réflexion suivante à propos de cette action : « Les koulaks sont des parasites…il faut soulever les masses contre eux et les anéantir tous en tant que classe, ces maudits…Et pas de pitié ! Ce ne sont pas des hommes, ces créatures-là… Pour les tuer, il fallait déclarer que les koulaks n’étaient pas des êtres humains, tout comme les Allemands disaient que les Juifs n’étaient pas des êtres humains. C’est ce qu’ont dit Lénine et Staline : les koulaks ne sont pas des êtres humains».
Ce sont des raisons politiques qui ont conduit les gouvernants communistes moscovites à organiser le génocide du peuple ukrainien. Décidé de faire de la nouvelle Russie (« patrie du socialisme » !) une puissance économique et militaire d’envergure mondiale, ils voulaient accélérer la construction de cette puissance par l’industrialisation et la collectivisation. Pour cela, ils avaient besoin de l’Ukraine qui représentait plus de 60% de toute la production industrielle de l’Union Soviétique. Or, l’Ukraine se souvenait encore de son indépendance, perdue en 1920. Il fallait donc briser le peuple ukrainien, empêcher ses aspirations à la liberté et à l’indépendance de se faire jour, et par conséquent détruire ce que le pouvoir appelait le « nationalisme ukrainien bourgeois ». C’est à cela qu’a servi la famine-génocide.
On a isolé la campagne ukrainienne des villes, et l’Ukraine des autres républiques soviétiques et du monde extérieur. Une triple isolation. Certains affamés des villages réussirent à atteindre les villes. Vassili Grossman relate : « …au milieu de tout ce monde (de la ville), les affamés rampent : enfants, hommes, jeunes filles. On croirait voir des sortes de chats ou de chiens décharnés, à quatre pattes, et non des êtres humains ». Il existe des témoignages également sur l’aspect ethnographique de la tragédie : le pouvoir communiste a voulu changer le « matériel ethnographique » (selon l’expression d’un diplomate étranger en poste à Kharkiv) de ce peuple qui ne voulait pas du communisme et n’acceptait pas la domination russe.
Vassili Grossman a rappelé comment se vidait le village. « La famine était totale, la mort frappa. D’abord les enfants et les vieillards, ensuite les personnes d’âge moyen. Au début, on les a enterrés, ensuite on a cessé de le faire. Il y avait des cadavres partout, dans les rues, dans les cours…Ceux qui sont morts les derniers sont restés couchés dans leurs maisons. Le silence se fit. Tout le village mourut… Nous autres qui travaillions dans l’administration, on nous a ramenés en ville ».
En pleine famine, quand les villages ukrainiens se sont vidés des paysans, morts de faim, Moscou envoya en Ukraine non seulement des dizaines de milliers de fonctionnaires de l’appareil de l’Etat et du parti, mais également des colons russes. Selon les archives, à la date du 28 décembre 1933, 21 856 familles (plus de 117 000 personnes) ont été envoyées en Ukraine avec leurs chevaux, vaches, etc.
Le communisme s’est avéré un instrument efficace pour la politique de colonisation et de russification de Moscou. Le monde civilisé se doit de se souvenir de ce génocide.
W. Kosyk – Le génocide ukrainien – L’Est européen, n° 256, oct-déc. 1999

*******

*****

***

*

Sébastopol : une base navale russe clé en Ukraine

Le Monde.fr | 28.02.2014 à 12h25 | Par Edouard Pflimlin

Navire de guerre russe dans la base de Sébastopol, le 3 mars 2012.

La base de Sébastopol, ville d’Ukraine située dans le sud-ouest de la Crimée, sera-t-elle le lieu d’un nouveau siège, cent soixante ans après la guerre de Crimée, qui commença le 27 mars 1854 ? Probablement non, mais les tensions entre le nouveau pouvoir ukrainien, les russophones de Crimée et plus généralement l’est de l’Ukraine, et Moscou, en font un point d’appui pour les menées de la politique russe.

Sébastopol abrite la flotte russe, puis soviétique, de la mer Noire depuis que la ville a été fondée par l’impératrice Catherine II à la fin du XVIIIe siècle. Pendant la campagne de Russie, qui commence en juin 1941, « le siège de la ville est l’un des plus longs et des plus cruels de la seconde guerre mondiale. A sa libération, Sébastopol obtient le titre de « ville héros » et accède au panthéon de la Grande Guerre patriotique en devenant l’égale de Stalingrad ou Leningrad. »

1997 : LE PARTAGE ENTRE L’UKRAINE ET LA RUSSIE

A la suite de l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, qui voit la naissance d’un Etat ukrainien souverain, une partie de la flotte dépendant de la marine soviétique conduit à la formation de la nouvelle marine ukrainienne. Le 28 mai 1997, un accord avec la Russie partage la flotte de la mer Noire : l’Ukraine obtient 17 % de la flotte (soit 80 navires), et la Russie 83 % (soit 338 navires).

L’ancienne flotte soviétique de la mer Noire ainsi que toutes les installations ont été divisées entre la flotte russe de la mer Noire et la marine ukrainienne. Ainsi, deux forces marines partagent quelques-uns des ports et quais le long des côtes de Sébastopol et de sa région, tandis que certaines zones sont démilitarisées ou contrôlées par une seule nation. Sébastopol demeure le quartier général tant de la Flotte russe de la mer Noire que celui de la marine ukrainienne.

Hélicoptère russe survolant un navire ukrainien, durant un exercice russo-ukrainien à Sébastopol, le 26 mai 2011.Selon le traité de 1997, la base navale de la marine russe reste à Sébastopol, grâce à un bail de vingt ans signé entre les deux parties, qui court jusqu’à 2017. Ce traité suit une longue discussion. Au tout début, Moscou refusa de reconnaître la souveraineté ukrainienne sur Sébastopol ainsi que sur toute la région environnante de Crimée. Mais finalement, l’appartenance de Sébastopol à l’Ukraine sera confirmée.

2010 : LA BASE CONTRE LE GAZ

Treize ans plus tard, de nouveaux accords renforcent la position russe. La signature des accords le 21 avril 2010 entre la Russie et l’Ukraine concernant le bail de la flotte russe de mer Noire à Sébastopol règle les nouvelles conditions de l’utilisation de cette base stratégique. Outre 8 millions de dollars de loyer annuel payés à l’Ukraine depuis 1997, la Russie est censée pratiquer à l’égard de Kiev un tarif préférentiel de fourniture de gaz correspondant à une réduction de 30 % du prix normal de livraison.

Kiev bénéficiera d’une ristourne sur le prix du gaz russe, qui pourra atteindre 100 dollars pour 1 000 mètres cubes. Ce qui, par la suite, n’empêchera pas Moscou de faire pression sur Kiev en menaçant de couper les exportations de gaz russe vers et via l’Ukraine.

La flotte russe a pu aussi prolonger son bail à Sébastopol au-delà de l’échéance de 2017 « moyennant le versement par l’armée russe, à la ville de Sébastopol, d’une rente annuelle de 100 millions de dollars [74 millions d’euros]. Désormais, les navires ruses sont assurés de pouvoir rester jusqu’en… 2042, avec une option d’extension jusqu’en 2047 », souligne le Figaro.

Au total, la marine russe a 15 000 militaires stationnés dans la base de Crimée, selon un accord avec le gouvernement ukrainien qui permet de stationner jusqu’à 25 000 militaires dans la région. Le nombre a augmenté depuis 2008. Pour Moscou, « le port ukrainien est un élément-clé pour la puissance navale russe », note le Financial Times.

Un navire de l'armée russe, en 2008 lors de manœuvres à Sébastopol, en Crimée.Durant la guerre russo-géorgienne de l’été 2008, « la base russe de Sébastopol s’était révélée stratégique lorsque la flotte russe a organisé des blocus dans la mer Noire et l’a utilisée pour lancer des débarquements amphibies. Il a également prouvé son utilité à la Russie dans la crise libyenne, les missions antipiraterie dans l’océan Indien et le rôle de Moscou dans le démantèlement des armes chimiques de la Syrie », indique le FT.

La citadelle navale offre un port à huit baies en eaux profondes, meilleur que le port russe proche de la ville de Novorossisk. L’intérêt pour la Russie est également symbolique, souligne Le Figaro : « Il permet de continuer à faire flotter à Sébastopol le drapeau russe. » « Outre le siège de la flotte de la mer Noire, Moscou dispose, dans cette ville de 380 000 habitants et à 70 % russophone, d’un centre de communications, d’un hôpital militaire et de deux régiments (infanterie de marine et aérien). »

« Symbole historique de modernité impériale et d’héroïsme militaire, Sébastopol constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la Fédération de Russie. Bien plus qu’un simple accord militaire, le renouvellement du bail russe sur la base navale s’expliquerait par la volonté de Moscou de mettre en valeur les minorités russophones de l’étranger dans une perspective d’influence. En effet, les liens profonds qui unissent Sébastopol à sa garnison montrent l’existence d’une identité locale particulière qui illustre les aspirations géopolitiques de la Russie contemporaine », soulignait la revue de géopolitique Hérodote, dans un numéro de 2010. Quatre ans après, les événements en Crimée pourraient confirmer cette analyse.

Edouard Pflimlin
Journaliste Et enseignant en relations internationales

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/28/pourquoi-la-base-militaire-de-sebastopol-est-essentielle-pour-la-russie_4375318_3214.html