L’extrême Gauche met en avant  que les USA doivent se retirer parce que les USA représentent le mal. Et l’extrême Droite met en avant que les USA doivent se retirer de la direction du monde parce que le monde représente le mal.

nous avons aujourd’hui en mars 2016, un establishment à cran qui reçoit partout dans le monde des coups de boutoir qui représentent la révolte , l’exaspération et même la fureur des peuples !

regardez Trump (et aussi Sarko et aussi Poutine ainsi que tous ceux  qui  veulent remettre en cause le schéma mortifère qui a été mis en place  pour nous asservir  coute que coute et le plus vite possible !

nous avons sous nos yeux ébahis  -ouverts par internet- le spectacle stupéfiant des attaques inouïes de tous les efforts et les manœuvres que l’establishment  au pouvoir dans toutes les institutions internationales  (ONU , UE etc ..) s’ingénie à mettre en place pour leur  barrer le passage

Cette mafia politico-financière qui se sert des médias largement investis et qui se sert même des musulmans pétroliers  nullards qui se croient si malins avec leurs pétrodollars et leur troupeau d’esclaves terroristes au cerveau lavé par l’islam

-qui manipule qui ??-

Il ne faut pas douter un instant que cette mafia ira très loin  pour maintenir cette emprise sur les peuple, jusqu’au meurtre (ou à la guerre -on ne parle même pas du timing des attentats couplés avec les élections!! )

et point d’orgue de leur  absence de tout scrupule , faire passer en douce partout que les responsables de leurs dégueulasseries sont les juifs !

  peuple  son pouvoir 2

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l’ article de caroline Glick  reproduit ci dessous, donne un aperçu des enjeux des futures élections américaines (ici, il s’agit de celles de 2012)

L’option de politique étrangère jacksonienne  

Par CAROLINE B. GLICK
Jerusalem Post 12/08/2011  

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=233513

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Malgré tous les échecs du modèle de politique étrangère des Néoconservateurs, il est clair que la politique d’Obama a été bien plus dévastatrice pour la sécurité.

 Au cours des mois écoulés, une certaine intolérance a rampé dans la rhétorique des principales publications néoconservatrices et de leurs auteurs.

Cette intolérance est devenue particulièrement notable depuis le renversement en février du président égyptien Hosni Moubarak soutenu par les néoconservateurs, et la décision du président Barack Obama soutenue par les néoconservateurs d’engager des forces des USA dans la bataille contre le dirigeant libyen Mouammar Khaddafi en mars.

Le concept de base mis en avant par les principaux auteurs et publications néoconservateurs est que tous ceux en désaccord avec la politique des néoconservateurs sont isolationnistes. Un exemple notable récent de ce trait a été un envoi sur un blog publié mercredi par le directeur de la publication du magazine ‘Commentary’ Jonathan Tobin concernant les aspects saillants des opinions en politique étrangère du gouverneur du Texas Rick Perry.

Après avoir listé les divers officiels de l’ancien gouvernement Bush qui conseillent Perry sur les affaires étrangères, Tobin concluait : « Perry pourrait avoir plus de choses en commun avec l’aile néoconservatrice du Parti Républicain qu’avec les isolationnistes ». Alors que cela est peut-être vrai, il est sûrement vrai que les néoconservateurs et les isolationnistes ne sont pas seulement aux ailes de la politique étrangère du Parti républicain. De fait, la majorité des Républicains sont soit isolationnistes, soit néoconservateurs.

De façon générale, l’isolationnisme est l’idée que les USA se portent mieux en se retirant sur la forteresse Amérique et en laissant les autres nations du monde se battre entre elles.  L’élan isolationniste aux USA est ce qui a conduit les USA à entrer dans les deux Guerres Mondiales plusieurs années après leur commencement. C’est ce qui impulsé la plus grande part du sentiment anti-guerre à l’extrême Gauche et aussi à l’extrême Droite depuis le 11 septembre 2011.

L’extrême Gauche met en avant  que les USA doivent se retirer parce que les USA représentent le mal. Et l’extrême Droite met en avant que les USA doivent se retirer de la direction du monde parce que le monde représente le mal.

Le néoconservatisme au sens large implique l’adoption d’une politique étrangère musclée des USA de façon à faire avancer la cause de la démocratie et de la liberté dans le monde. Wilsoniens dans leur vision de la nature universelle de l’élan humain vers la liberté, les néoconservateurs ont ces dernières années, adhéré de grand cœur à la notion que s’ils avaient l’opportunité de faire connaître leurs sentiments, la plupart des gens placeraient la démocratie libérale au-dessus de toute autre forme de gouvernement.

L’ancien président George W. Bush est largement considéré comme le premier président néoconservateur, du fait de son adhésion pleine et entière à ce concept au cœur du néoconservatisme à la suite des attaques du 11 septembre 2011.

A coté de leur conviction que si on leur en donnait le choix, les gens choisiraient d’être libres, les néoconservateurs arguent que plus les gouvernements sont démocratiques, plus le monde sera en sûreté ainsi que les USA. Par conséquent, au sens large, les néoconservateurs arguent que les USA doivent toujours prendre le parti des forces populistes contres les dictatures.

Bien que ces idées puissent être justes en théorie, en pratique les conséquences de l’adoption par Bush d’une vision du monde néoconservatrice a été la montée en puissance de jihadistes populistes et populaires et alliés des iraniens à travers le Moyen Orient, aux dépens des alliés des USA. Le Hamas a gagné les élections de l’Autorité Palestinienne en 2006. Sa victoire électorale a ouvert la voie à sa prise de contrôle militaire de Gaza en 2007.

La participation du Hezbollah aux élections au Liban en 2005 a permis à l’armée vassale de l’Iran de prendre en otage le gouvernement libanais en 2006, et de renverser par la violence le gouvernement libanais en 2009.

La campagne parlementaire réussie des ‘Frères Musulmans’ en 2005 en Egypte a renforcé le groupe jihadiste radical anti-américain, et elle a affaibli Moubarak.

Et l’élection de dirigeants politiques irakiens influencés par l’Iran en 2005 a exacerbé la tendance vers la prédominance iranienne dans l’Irak de l’après Saddam. Elle a aussi servi à instituer une mise à l’écart graduelle de l’Arabie saoudite avec les USA.

La préférence néoconservatrice en faveur des forces populistes contre les forces autoritaires a incité les principaux penseurs néoconservateurs et les officiels de l’ancien gouvernement Bush à soutenir avec enthousiasme les protestataires anti-Moubarak sur la place Tahrir en janvier. Leur critique d’Obama de n’avoir pas aussitôt rejoint les protestataires et appelé au départ de Moubarak du pouvoir a été instrumental pour convaincre Obama d’abandonner Moubarak.

Entre ceux qui promettaient une démocratie libérale florissante et ceux qui prédisaient la montée en puissance des forces alignées sur les ‘Frères Musulmans’ radicaux dans une Egypte post-Moubarak, il est clair que ce sont ces derniers qui avaient raison. De plus, nous voyons que l’abandon par les USA de leur allié le plus proche dans le monde arabe n’a fait que détruire la réputation de l’Amérique en tant qu’allié crédible et digne de confiance à travers toute la région.

Suite à la chute de Moubarak, les Saoudiens ont effectivement mis fin à leur alliance stratégique avec les USA et cherchent à remplacer les USA par la Chine, la Russie et l’Inde.

De la même façon, les néoconservateurs ont tôt fait de soutenir la décision d’Obama d’utiliser la force militaire pour chasser du pouvoir le chef libyen Mouammar Khaddafi en mars. Le fait qu’à l’opposé de Bashar Assad en Syrie et des ayatollahs en Iran, Khaddafi ait abandonné son programme de recherche de prolifération nucléaire en 2004 n’a pas eu d’importance. Le fait que dès le début là-bas, la preuve était faite que des terroristes d’al Qaïda sont membres de la coalition libyenne soutenue par les USA, n’a pas eu davantage d’impact sur les néoconservateurs qui ont soutenu la décision d’Obama de poser les conditions qui permettraient à la « démocratie » de s’enraciner en Libye. Le fait que les USA n’aient pas d’intérêt national clair en jeu en Libye a été balayé. Le fait qu’Obama n’ait pas demandé l’approbation du Congrès pour l’engagement des soldats américains a aussi été largement ignoré.

Les auteurs néoconservateurs ont reproché aux opposants à l’implication des USA en Libye d’être isolationnistes.

Ce faisant, ils ont placé les politiciens Républicains comme la candidate Républicaine Michele Bachmann et l’ancienne Gouverneure de l’Alaska Sarah Palin dans le même sac que les candidats Républicains Ron Paul et Pat Buchanan.

La notion même que des internationalistes solides comme Bachmann et Palin puissant être mis dans le même sac que des isolationnistes ardents comme Paul et Buchanan est révoltant. Mais ce n’est qu’une fraction de ce qui prévaut, une notion fausse mise en avant par les voix dominantes dans les cercles néoconservateurs du type : « Vous êtes soit avec nous ou bien vous êtes avec les partisans de Buchanan ».  En vérité, la politique étrangère dominante au Parti républicain, et à un certain degré dans l’ensemble de la société américaine, n’est ni le néoconservatisme, ni l’isolationnisme. En l’absence d’une meilleure désignation, c’est ce que l’historien Walter Russell Mead a qualifié de ‘Jacksonisme’, d’après Andrew Jackson, le septième président des Etats-Unis. Comme Mead le notait en 1999 dans un article dans la revue ‘The National Interest’ intitulé : « La tradition jacksonienne », le modèle américain le plus populaire et solide en politique étrangère est beaucoup plus flexible que les modèles isolationniste ou néoconservateur.

Selon Mead, le modèle de politique étrangère jacksonienne implique quelques idées fondamentales. Les USA sont différents du reste du monde, et par conséquent les USA ne doivent pas essayer de refaire le monde à leur propre image en prétendant que tout le monde est fondamentalement le même. Les USA doivent assurer leur honneur à l’étranger en remplissant leurs engagements et en maintenant leur rang avec leurs alliés. Les USA doivent prendre des mesures pour défendre leurs intérêts. Les USA doivent se battre pour vaincre ou bien ne pas se battre du tout. Les USA doivent respecter uniquement leurs ennemis qui se battent suivant les mêmes règles qu’eux.

Le président des USA qui se conforma le plus à ces recommandations fondamentales dans les années récentes était Ronald Reagan.

La perception populaire que Reagan agissait selon les principes de la politique étrangère jacksonienne lui conserva un haut niveau d’approbation même quand les media libéraux décrivaient sa politique étrangère comme simpliste et dangereuse.

Par exemple, Reagan combattit l’influence soviétique en Amérique Centrale partout où il le put et avec quiconque il pouvait trouver. Reagan exploita chaque opportunité pour affaiblir l’Union Soviétique en Europe. Il oeuvra avec le Vatican en Pologne.

Il déploya des têtes nucléaires à courte portée ‘Pershing’ en Europe occidentale. Il qualifia l’Union Soviétique « d’Empire du mal ». Il commença de développer ‘l’Initiative de Défense Stratégique’. Et il écarta un accord de contrôle des armements quand il décida que c’était un mauvais accord pour les USA.

Tout au long de sa présidence, Reagan ne répugna jamais à vanter les valeurs américaines. Au contraire, il le fit régulièrement. Cependant, contrairement aux néoconservateurs, Reagan reconnut que mettre seulement en avant ces valeurs ne  pouvaient pas remplacer la totalité de la politique étrangère des USA. De fait, il réalisa que la notion même que des valeurs seulement vantées représentaient un malentendu fondamental pour les intérêts des USA et la nature et les limites de la puissance des USA.

Si un président jacksonien était en charge de la politique des USA, il ou elle comprendrait que soutenir des élections qui offrent la probabilité de porter au pouvoir un groupe terroriste comme le Hamas ou le Hezbollah, ce n’est pas dans l’intérêt américain.

Il ou elle comprendrait que renverser un dictateur pro-américain comme Moubarak pour le remplacer par un gang, ce n’est pas une politique saine si la décision portera probablement au pouvoir comme successeur un régime autoritaire anti-américain.

Un président jacksonien comprendrait qu’utiliser la puissance des USA pour renverser un ennemi largement neutralisé comme Khaddafi pour le remplacer par un mouvement d’opposition suspect n’est pas une utilisation judicieuse de la puissance des USA.

De fait, un président jacksonien reconnaîtrait qu’il  serait bien meilleur de consacrer la puissance des USA pour renverser le président syrien Bashar Assad – ennemi ouvert et actif des USA – et d’influer ainsi sur la nature d’un gouvernement post-Assad.

Malgré toutes les déficiences de la vision du monde néoconservatrice, les néoconservateurs agissent au moins en s’appuyant sur la conviction profonde que les USA sont une force du Bien dans le monde et ont le souci des maintenir le rôle de l’Amérique à la tête du monde libre. En opposition profonde, la politique étrangère d’Obama est basée sur une vision fondamentalement anti-américaine des USA et sur le désir de mettre fin au rôle des USA à la tête de la puissance mondiale. Et l’impact de la politique étrangère d’Obama sur les USA et la sécurité mondiale a été dévastateur.

De l’Europe à l’Asie en passant par la Russie, l’Amérique Latine jusqu’au Moyen-Orient et l’Afrique, Obama a affaibli les USA et a provoqué ses alliés. Il a volontairement renforcé les ennemis des USA dans le monde entier, comme fragment d’une stratégie pour dépouiller une Amérique indigne de son rôle de dirigeant du monde.   

Il a renforcé l’ONU anti-américaine pour remplacer les USA comme arbitre de la politique étrangère des USA.

Ainsi, en l’absence du sheriff américain, les adversaires des USA, depuis les Taliban jusqu’à Vladimir Poutine, en passant par Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadinejad sont renforcés pour attaquer l’Amérique et ses alliés.

Dans les mois à venir, les électeurs aux primaires Républicaines choisiront le candidat de leur Parti pour défier Obama aux élections présidentielles de l’année prochaine.

Malgré tous les échecs du modèle de politique étrangère des Néoconservateurs, il est clair que la politique d’Obama a été bien plus dévastatrice pour la sécurité mondiale.

Pourtant, ce serait une vraie tragédie si à la fin de la période des Primaires, du fait de l’intimidation intellectuelle néoconservatrice, le candidat présidentiel Républicain était obligé de choisir entre le néoconservatisme et l’isolationnisme. La riche tradition de politique étrangère américaine du Jacksonisme, couronnée de succès et populaire, attend le bon candidat.