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Source : L SE CROIT RUSE LE PETIT TURC, MAIS IL FOIRE TOUT!! – un nouveau monde libre

La Turquie calomnie Israël pour sortir Tsahal hors du bouclier anti-missiles américain contre l’Iran

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Le PM turc Tayyip Erdogan parti pour une vendetta anti-Israélienne

La Turquie s’est confrontée à deux  obstacles, au cours de sa campagne, depuis deux ans, visant à détruire la bonne réputation d’Israël et à le pousser dans ses retranchements : D’abord, la sortie du rapport de l’ONU, vendredi 2 septembre, a justifié le blocus de Gaza et l’interception par sa marine, l’an dernier, d’un navire turc menant la flottille destinée à briser ce blocus, bien qu’il ait mis en cause sa « réplique excessive » à la violence des extrémistes turcs.

  Ankara a tenté en vain de faire enterrer ce rapport et de reporter indéfiniment sa publication.

Jeudi, le Ministre des Affaires étrangères turques Ahmet Davutoglu avait déposé un ultimatum qui donnait 24 h à Israël pour abandonner sa position de refus de présenter ses excuses pour les neuf morts à bord du vaisseau, le Mavi Marmara, battant pavillon turc, provoquées par un affrontement entre des Turcs armés, posant comme des « militants de la paix » et des soldats israéliens qui l’ont pris d’assaut. Davutoglu a déclaré également qu’Israël devait verser des compensations aux familles endeuillées et mettre un terme au blocus.

Israël, une fois encore, s’en est tenu à son refus de présenter ses excuses – second revers pour la Turquie.

Le rapport de l’ONU, rédigé par l’ancien Premier Ministre néo-zélandais, Sir Geoffrey Palmer a, alors recommandé qu’Ankara accepte « une déclaration appropriée de regret » et un paiement pour dédommagement. C’est exactement ce qu’Israël a offert, de façon répétitive, pour chaque fois, essuyer les rebuffades d’Ankara.

La campagne de haine du gouvernement Erdogan, consistant à mettre Israël à genoux, a entraîné le soutien des organisations terroristes se consacrant à sa destruction, y compris le Hamas palestinien, le Hezbollah, jusqu’à un certain point, et celui de son propre IHH, dont les activistes ont affrontés les soldats israéliens, dès qu’ils sont montés à bord.

Le rapport de l’ONU est sévère envers la véritable nature et les objectifs «  de la flottille, l’accusant d’avoir agi « imprudemment en tentant que briser le blocus naval » et tenant le « Gouvernement turc pour responsable de n’avoir pas fait suffisamment pour empêcher ceci d’arriver ».

Le blocus naval israélien y est défini comme légal et justifié – « Israël est confronté à une véritable menace contre sa sécurité » – depuis Gaza – et les actions de ses commandos ont été réputés « honorables et appropriés », bien que le rapport Palmer fustige Israël pour sa réplique « excessive et déraisonnable » à la violence qu’il a rencontrée sur le Marmara.

Ayant échoué à rabaisser Israël, avec son Plan-A depuis deux ans, Ankara applique et met en action le Plan-B. L’ambassadeur israélien (qui est déjà retourné chez lui avant de prendre sa retraite) a été expulsé  et les accords militaires de longue date avec Israël, suspendus.

Le Ministre des Affaires étrangères turc a, d’ores et déjà, menacé de renforcer les sanctions anti-israéliennes et demande aux Tribunaux internationaux de poursuivre le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, le Ministre de la Défense Ehud Barak, l’ex-chef d’État-Major Gaby Ashkenazi, le Commandant de la Marine Zvi Merom et une liste d’officiers marine, pour avoir provoqué la mort des neuf Jihadistes du Marmara et requérir qu’ils versent des dommages et intérêts à leurs familles.

Aucune de ces mesures ne trouve recommandation dans le rapport Palmer.

L’intransigeance et la combativité de la Turquie, au sujet de l’épisode de la flottille et l’hostilité en bataille rangée à l’encontre d’Israël reflètent la grande frustration du gouvernement Erdogan, face à l’échec de sa stratégie qui sert à tailler un rôle pour la Turquie, en tant que puissance régionale dominante et médiatrice, en particulier, dans le cadre des révoltes arabes.

Le Président syrien Bachar al Assad lui a purement et simplement ri au nez, à l’issue du « dernier avertissement » d’Erdogan, l’intimant à mettre un terme au massacre des manifestants civils et de renvoyer ses troupes dans leurs baraquements.

Davutoglu s’était spécialement rendu à Damas, le 9 août, pour déférer cet avertissement en mains « propres ». Mais, depuis lors, l’armée syrienne a tué, selon les estimations, 437 personnes, y compris 100 Palestiniens dans la ville de Latakieh – sans compter  le nombre de ceux qui meurent de torture et de maltraitance, lors de leur séquestration. Des milliers d’autres sont blessés quotidiennement par les tirs de l’armée. Mais Assad ne fait pas que continuer à envoyer ses troupes dans les villes syriennes, il a aussi amélioré leurs tactiques : durant les deux dernières semaines, les tanks creusent leur chemin d’un quartier d’une ville à un autre.

Assad n’est pas seul à montrer le plus profond mépris pour les tentatives d’Ankara d’imposer sa marque au cœur des révoltes arabes. En Libye, par exemple, la Turquie a entrepris de bâtir des institutions sécuritaires et administratives au profit du Conseil National de Transition dominant, dans le bastion rebelle de Benghazi – mais on ne lui démontre seulement que de la rancœur, pour avoir refusé de prendre part, en tant que membre de l’OTAN, à l’offensive contre Mouammar Kadhafi et son armée – à la différence du Qatar et de la Jordanie, qui ont apporté leur soutien et leurs forces spéciales pour participer à la chute du régime libyen.

La tourmente dans les territoires arabes a rendu caducs les efforts d’Erdogan pour renforcer l’alliance entre Ankara, Téhéran et Damas, tout autant qu’elle a montré que sa vision de la Turquie comme formant le grand pont entre l’Occident et le monde musulman était totalement présomptueuse.

Erdogan travaille, désormais, à forger une autre alliance avec l’Arabie Saoudite, à la tête des Émirats du Golfe, mais leurs différences d’approche sont colossales. Riyad se focalise sur l’instauration d’une ligne de front musulman sunnite pour défier le monde chi’ite mené par l’Iran. Erdogan et Davutoglu ne sont pas certains que ce concept fera progresser leur propre vision du rôle de la Turquie.

Tous les efforts des dirigeants turcs pour se constituer des amis et des alliés ont eu un objectif commun de première importance : isoler Israël et rendre inconsistante son armée en tant que force dominante au Moyen-Orient. Il n’y a, par conséquent, rien à attendre du fait que le Gouvernement Netanyahou accède ou pas aux exigences d’Ankara. Même si le blocus de Gaza avait été levé, Erdogan aurait trouvé un nouveau prétexte pour mettre Israël à terre. Et si le Plan-B poursuit le chemin tracé par le Plan-A, son Ministre des Affaires étrangères a, assurément, déjà, des Plans C et D dans sa mallette, prêts à prendre leur essor.

Certains responsables israéliens font référence à la Turquie comme s’agissant d’une importante puissance régionale qui mériterait qu’on l’apaise. Les faits ne soutiennent pas cette description. Le fossé commencera seulement à se combler lorsque les dirigeants de la Turquie cesseront d’utiliser Israël comme le garnement à cravacher à cause des échecs de leur agenda, aussi bien dans l’arène sunnite que chi’ite, et qu’ils comprendront que l’armée israélienne n’est pas vraiment le genre à jouer à des jeux de gamins avec les terroristes turcs. Israël doit comprendre, de son côté, que les jours de gloire des relations militaires étroites, lorsque les équipages de  l’armée de l’air turque s’entraînaient en Israël à voler en rase-mottes sur le front de mer de Tel Aviv, sont terminés pour de bon. Erdogan a contraint les généraux de cette époque à partir en retraite ou les a jetés en prison.

Il y a à peine huit mois, Hakan Fidan, chef de l’Organisation du renseignement national turc, le MIT, l’homme de confiance d’Erdogan, était prêt à confier à l’Iran toutes les données classifiées sur les systèmes d’armement d’Israël en possession de la Turquie, de façon à aider Téhéran à faire face à une éventuelle frappe aérienne israélienne contre ses installations nucléaires.

Ceci n’a réellement été empêché que par l’explosion du soulèvement populaire en Syrie et la détérioration qui en découle des relations d’Ankara avec Téhéran et Damas.

La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a été hyperactive dans les efforts de l’Administration Obama pour combler le fossé entre Ankara et Jérusalem. C’était une mission désespérée, parce qu’Erdogan et son Ministre des Affaires étrangères courent après le grand jeu : ils ne seront satisfaits de rien de moins que de faire mettre Israël à la porte des installations anti-missiles que les États-unis et l’Otan ont déployé pour intercepter les missiles balistiques iraniens.

Les yeux de la Turquie sont rivés sur le partage des installations de défense anti-missiles balistiques que les États-unis ont instauré avec Israël au cours des dernières années. Erdogan prévoit de mettre en garde prochainement Washington qu’il ne permettra pas que les données parvenues aux stations situées en Turquie soient relayées en Israël, ce qui creuse une brèche dans le bouclier de défense que l’Amérique est en train de construire.

L’objectif de la Turquie est d’enfoncer un coin entre Washington et Jérusalem, de faire dérailler leur collaboration en matière de renseignement militaire et de sortir Israël du cercle impliqué dans le bouclier anti-missile collectif.

L’éventuel retrait américain de ce partenariat, sous la pression turque, laisserait Israël à la merci des missiles balistiques de l’Iran. Qu’Ankara réussisse ou non cette manœuvre dépend de la façon dont l’Administration Obama traite ce qui ressemble furieusement à un chantage turc, vu de Jérusalem.