Par Raphaël A. Lévy

Auteur de L’HOMME QUI VOULAIT CHANGER LE MONDE

et de DAVID, LA VIE FABULEUSE DU BERGER DEVENU ROI D’ISRAËL

Le postulat de mes réflexions est celui même sur lequel tout croyant – sain de corps et d’esprit – est sensé s’appuyer : La compatibilité de la foi et de la raison. D.ieu ayant créé l’homme à son image, Il lui a nécessairement attribué le sens de la cohérence.

Depuis Abraham, ni le spirituel ni le scientifique ne sont parvenus à « résoudre » l’équation D.ieu, et c’est à peine si l’homme moderne parvient à explorer son système solaire.

Pour aller plus loin dans l’Univers, il lui faudra se déplacer, lui ou son engin spatial, à la vitesse de la lumière (300.000 km à la seconde, soit 150 allers retours Paris-Marseille en une seconde) ! Compte tenu que l’étoile soleil la plus proche de notre étoile soleil se trouve à 4 millions d’années lumière…

L’Être suprême

Aucune intelligence terrestre, aucune science ne peut décemment imaginer ou cerner l’entité créatrice que l’homme a appelée D.ieu. Entité qui ne peut être, à l’échelle humaine, qu’une vue de l’esprit, une abstraction à évoquer et invoquer avec humilité.

Le peuple élu

Moïse (qui a reçu la Torah au mont Sinaï) a eu la sagesse de motiver les 600.000  hébreux sortis d’Égypte en leur promettant qu’ils formeraient un peuple d’élite s’ils se conformaient aux Dix Commandements, un code moral universel.

Pour motiver ce peuple en devenir, il fallait bien lui faire entrevoir une perspective aussi sélective que flatteuse.

Moïse, en visionnaire et guide éclairé, a eu l’humilité de ne pas s’imposer en tant que surhomme à la Jésus ou Mahomet.

Son but était d’extirper de l’esprit des Hébreux ce qui est faux et absurde, toute réminiscence ou potentiel de contagion des mœurs des peuples de son temps : l’idolâtrie, le sacrifice humain, les croyances farfelues, toutes ces pratiques exercées par les prêtres antiques se délectant d’asservir des âmes crédules et satisfaisant leur passion du pouvoir sous le couvert de leur(s) Dieu(x) inventés.

Le privilège de faire partie du peuple élu n’est pas exclusif aux Juifs. Toute personne qui, par simple examen de conscience, ne croit pas en ce qui est faux a la liberté d’y adhérer.

Par extension, tout athée est un juif qui s’ignore, tel ce verre qui préfèrerait demeurer vide plutôt que d’accepter une eau trouble.

Le Judaïsme dont la porte demeure ouverte à qui le veut, ne pratique pas le prosélytisme. Il a le respect du prochain et ne séduit, ne viole ni n’altère sa conscience.

Alors que le Judaïsme planche encore sur l’équation D.ieu depuis près de quatre millénaires, le Christianisme et l’Islam prétendent l’avoir résolue et vérifiée, l’un en dotant Dieu d’un fils unique, Jésus, et l’autre d’un prophète supérieur à tous ceux qui l’ont précédé, Mahomet…

Imposer un dogme contraire au bon sens, par la séduction, la tricherie, la violence et le meurtre, c’est limoger l’intelligence et le spirituel c’est aller contre Dieu Lui-même, c’est détruire et saboter ce qu’Il a créé.

Le Judaïsme n’a jamais établi à l’équation D.ieu un résultat truqué, faussé, biaisé, qu’il aurait tenté de faire passer pour vrai. Il ne va pas au-delà des limites de l’intelligence humaine. Son génie ne réside que dans son honnêteté, son bon sens et son humilité.

Qu’est-ce que le Christianisme et l’Islam ont apporté à l’humanité ?

À titre d’exemple tragique parmi tant d’autres, voyons ces nations africaines et asiatiques, hier unies dans une même croyance fraternelle puis, pour leur malheur, scindées par le prosélytisme chrétien et musulman, et aujourd’hui s’entretuant dans une absurde et impitoyable rivalité religieuse.

La haine du Juif et d’Israël.

C’est une vérité de La Palice que de dire que les racines de cette haine sont issues du Christianisme et de l’Islam. Si la Révolution Française a permis de «dé»institutionnaliser  l’antisémitisme, l’Islam, infiltré de nos jours dans les démocraties occidentales par le biais de leur talon d’Achille, s’en donne à cœur joie.

Une analyse objective de cette haine  ne peut que déboucher sur une réalité : loin d’être la continuité ou les héritiers du Judaïsme, comme beaucoup le pensent, le Christianisme et l’Islam sont au mieux deux déviations et au pire deux impostures du Judaïsme.

Pour que l’un et l’autre cessent d’être une déviation ou une imposture, se réclamant tous deux être l’unique et authentique religion voulue par D.ieu, il leur fallait diaboliser et éradiquer les Juifs et le Judaïsme. Ce qu’ils ne sont pas parvenus à faire. Israël et le Judaïsme, encore vivants, sont la preuve flagrante de leur illégitimité.

Or, le Christianisme et l’Islam, à travers leur dogme antagoniste, se trouvent empêtrés dans l’absurde constat d’échec qui les concerne : Qui de Jésus le fils unique de Dieu, ou de Mahomet le prophète préféré de Dieu, est destiné à mener le monde ?

Deux forces de sens contraire ne s’annulent-elles pas, apprend-on dès l’âge de onze ans en classe de physique, une loi universelle émanant de l’entité D.ieu elle-même ?

La haine du Juif n’est pas antérieure au Christianisme et à l’Islam

Israël fut conquis à différentes époques de son histoire, au même titre que d’autres nations, par seule ambition expansionniste, telle celle des Grecs, des Romains, des Perses. Non pas par la haine de ses croyances. Le perse Cyrus a mis fin aux 70 ans d’exil des Juifs en Babylonie, devenant ainsi l’artisan de leur retour en Israël.

Mais en janvier 1904, le pape chrétien Pie X répond à Théodore Herzl, venu le solliciter pour un appui au retour au foyer ancestral des Juifs en Israël, en ces termes :

« Nous ne pouvons approuver ce mouvement. Si nous ne pouvons empêcher les Juifs d’aller à Jérusalem, nous ne pourrons jamais entériner leur retour… Les Juifs n’ont pas reconnu notre Seigneur, par conséquent nous ne pouvons reconnaître l’existence du peuple Juif. Jérusalem ne peut tomber entre les mains des Juifs qui auraient dû être les premiers à accepter Jésus Christ et qui ne l’ont pas fait à ce jour ».

Voilà un honteux et criminel exemple de marchandage spirituel de la part de la plus haute autorité chrétienne de cette époque romaine.

Quelques décennies plus tard, c’est au tour du pape chrétien Pie XII à pactiser avec le diable Hitler exterminateur de Juifs, et au mufti musulman Hadj Amin Al-Husseini de lui emboîter le pas.

(Adolf Eichmann, lors de son procès, a déclaré que Al-Husseini avait activement encouragé l’extermination des Juifs d’Europe, et qu’il avait eu une réunion élaborée avec Eichmann à son bureau, au cours de laquelle Eichmann lui a donné un regard intense sur l’état actuel de la « solution de la question juive en Europe?)

Pie X, Pie XII et Hadj Amin Al Husseini, pour ne citer que ceux-là, ont espéré que le nazisme les débarrasserait de cette épine plantée en travers de leur gorge, épine appelée Judaïsme qu’ils devront subir jusqu’à la fin des temps sans que leur imposture ne cesse d’en être une.

Autre constatation, quant à la haine du Juif

De façon générale, les antisémites de tout acabit s’érigent en nobles justiciers. Et ils y parviennent, les bougres, à voir les millions d’idiots et d’ignorants se ralliant à leur propagande…

Anticipons un peu : si un laboratoire de psychiatrie et de psychanalyse pouvait prélever quelques cellules des cerveaux de ces énergumènes, l’on découvrirait assurément les raisons de leur pathologie antisémite, dont les plus récurrentes : la jalousie, l’envie, une détestation de soi, un problème affectif de vie privée, un intérêt matériel ou (et) politique.

Ces cas mentaux ont sous la main une tête de turque toute trouvée en le Juif : il résiste à toutes les persécutions, il réussit dans le domaine des affaires et des sciences… Suprême camouflet, il collectionne les Prix Nobel… Bien qu’il soit issu du peuple « déicide ». C’est à désespérer de la cohérence du genre humain.

Ces antisémites congénitaux sont les valeureux lâches de la plume et de la parole, défendant la veuve et l’orphelin, surtout si ces derniers sont des terroristes et des assassins de civils… Juifs.

Il n’y a aucun danger à malmener Israël, à l’accuser faussement des plus hauts crimes, de tous les maux de la terre… Aucune « fatwa » juive ne pèse sur leur tête.

Trois religions monothéistes ? Quand l’absurde se pare de bêtise et de malhonnêteté

Un extrait de ma lettre, envoyée au pseudo philosophe Michel Onfrey, résume mon point de vue :

« Il est désolant qu’un écrivain, aux nombreux « best seller », traduit en plusieurs dizaines de langues, ait tout faux sur l’expression communément utilisée Trois religions monothéistes.

Il est décevant qu’un philosophe tel que vous, sensé maîtriser l’art de la discussion et du dialogue, fasse preuve, durant une bonne partie de sa récente interview télévisée à Montréal, d’une médiocre dialectique lorsqu’il disserte sur les religions, attristant qu’il n’ait pas encore relevé à son âge l’absurdité et la malhonnêteté du non sens contenu dans l’amalgame de l’expression « trois religions monothéistes ».

Dans notre système solaire, y aurait-il trois planètes habitées, ayant chacune son Dieu ? Non ! Mais sur la nôtre de planète, il est permis de bander les yeux à la raison et d’estimer que 3 = 1.

Se peut-il que sur une même planète trois religions monothéistes antagonistes aient un même Dieu !  Dire qu’il y a trois religions monothéistes signifierait qu’il y a trois Dieux… dont forcément, pour peu que la raison nous autorise à le penser, deux dieux imposteurs. Les pages de l’histoire des religions dégoulinent du sang de millions d’innocents massacrés sous l’ordre de ces deux impostures, inventions criminelles de certains hommes… »

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Raphaël A. Lévy  (Montréal) pour israel-flash

http://www.israel-flash.com/2012/10/quest-ce-que-le-christianisme-et-lislam-ont-apporte-a-lhumanite/#ixzz29rqmklo4