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Une population a-t-elle été jamais moins adaptée à un Etat que les Palestiniens ?

Par Jeff Jacoby

http://www.jewishworldreview.com/jeff/jacoby021507.php3

Adaptation française de Sentinelle 5797
La guerre intestine entre le Fatah et le Hamas faisait rage le mois dernier quand le leader de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a fait un discours lors d’une manifestation du Fatah à Ramallah. « La priorité pour moi est de préserver l’unité nationale et d’empêcher une lutte interne », dit-il à la foule le 11 janvier. « Tirer sur vos frères est interdit ».

Mais Abbas a fait savoir clairement qu’il s’opposait uniquement au bain de sang intra palestinien. Attaquer des Juifs était toujours licite.

« Nous devons mettre notre combat interne de côté et lever nos fusils uniquement contre l’occupation israélienne », dit-il, selon un reportage de World Net Daily. Par un clin d’œil à ses rivaux arabes, il a félicité l’archi terroriste Ahmad Yassin, le co-fondateur du Hamas tué par Israël en 2004. Pour faire bonne mesure,  il balança quelque plat antisémite bouillant : « Les fils d’Israël sont mentionnés comme ceux qui corrompent l’humanité sur la terre ».

La majorité des médias rendant compte de la manifestation du Fatah mentionnent seulement les remarques d’Abbas sur « l’unité », laissant le morceau plus faisandé sur la levée des fusils contre les corrupteurs de l’humanité (Titre de l’Associated Press : « Abbas appelle au respect lors de la manifestation du Fatah »). De même, de nouveaux reportages ont rarement souligné que dans la bande de Gaza, où les batailles de rue entre le Fatah et le Hamas ont eu lieu, « l’occupation » a pris fin en août 2005, quand Israël a rasé 21 implantations juives et expulsé les Juifs jusqu’au dernier du territoire. Car Il y a eu quasiment un Etat palestinien souverain à Gaza  dans les 18 mois passés. L’anarchie et la violence, les prises d’otages, la myriade de gangs armés – voilà la face authentique de l’Etat palestinien. Regardez le bien.

« Dans l’Etat de Palestine », écrit l’éditorialiste Caroline Glick dans le JWR du 30 janvier 2007 : « Dans l’Etat de Palestine, des enfants de deux ans sont tués et personne ne s’en soucie. Des enfants sont réveillés au milieu de la nuit et assassinés devant leurs parents. Des fidèles dans les mosquées sont exécutés par des terroristes qui fréquentent des mosquées concurrentes. Et personne ne s’en soucie…. Dans l’Etat de Palestine, des femmes sont déshabillées et obligées de marcher nues dans les rues pour humilier leurs maris. Des ambulances sont arrêtées sur leur chemin vers l’hôpital, et des blessés sont exécutés de sang froid. »

La question n’est pas que l’Autorité Palestinienne bouillonne de violence et d’instabilité ; il y a d’autres lieux où les bains de sang sont le lot quotidien. La question n’est pas que les Palestiniens, qui reçoivent des montants copieux d’aide internationale – plus de 1,2 milliards de $ l’an passé de la part des seuls gouvernements occidentaux – fassent passer tant de leurs ressources et de leur énergie en armes et pour la guerre. La question est que tant de voix continuent de soutenir l’idée d’un Etat palestinien.

Mais une population a-t-elle été jamais moins adaptée à un Etat que les Palestiniens ? Depuis les terroristes qu’ils se sont choisis comme dirigeants, au jihad dont ils font la promotion dans leurs écoles, leur culture est gorgée de violence et de haine. A chaque fois que le monde leur a offert la souveraineté – une offre sur laquelle les Kurdes et les Tchétchènes, ou les Tibétains bondiraient – les Palestiniens ont opté à la place pour le bain de sang et le rejet.

« Que voulez-vous de plus », demandait un jour un Shimon Peres frustré à Yasser Arafat, « un Etat palestinien ou un combat palestinien ? ». Encore et toujours, les Palestiniens ont choisi le « combat ». L’essence de l’identité nationale palestinienne est une voracité pour la destruction d’Israël. Aussi bien les chartes du Fatah que du Hamas appellent à la disparition de l’Etat juif par le bain de sang. Une solution à deux Etats – Israël et la Palestine vivant pacifiquement côte à côte – c’est catégoriquement ce dont les Palestiniens ne veulent pas. Aucune concession de la part d’Israël, ni de cajoleries américaines ou bien du Quartette ne sont en mesure de changer cela.

Alors pourquoi l’administration Bush continue-t-elle de prétendre autrement ?

« Il n’y a simplement aucune raison d’éviter le sujet de savoir comment aboutir à un Etat palestinien » a affirmé avec insouciance la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice le 2 février, même si la meilleure raison pour ce faire – l’incapacité des Palestiniens à se gouverner eux-mêmes – a été démontrée dans les rues de Gaza. La semaine dernière, Abbas a donné son accord pour former un gouvernement « d’unité » avec le Hamas, rendant toute perspective de paix avec Israël encore plus lointaine. Pourtant la semaine prochaine, Rice accueillera une réunion au sommet avec Abbas et le Premier Ministre d’Israël Ehud Olmert, et il y aura un flux frais de mots vides de sens sur la paix et l’Etat.

James Woolsey, qui servit comme directeur du renseignement central sous le Président Clinton, a déclaré récemment qu’il faudrait « plusieurs décennies » avant qu’une société palestinienne soit assez civilisée pour un Etat. Même certains Palestiniens en sont d’accord. « Tout un chacun ici est dégoûté par ce qui arrive dans la bande de Gaza »,  a déclaré Shireen Atiyeh, 30 ans, employée du gouvernement de l’Autorité Palestinienne, au Jerusalem Post. « Nous disons au monde que nous ne méritons pas un Etat… Aujourd’hui, j’ai honte de dire que je suis une Palestinienne ».

Quand sera-t-il temps d’envisager un Etat pour la Palestine ?

Quand elle sera dirigée par des gens comme elle.