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Renforcer les Palestiniens qui rejettent le droit à l’existence d’Israël ?

Par Caroline Glick le 31 décembre 2013

Daily Mailer,FrontPage

http://www.frontpagemag.com/2013/caroline-glick/empowering-palestinians-who-reject-israels-right-to-exist/

Adaptation française de Sentinelle 5774 ©

Initialement publié dans le Jerusalem Post.

Le secrétaire d’Etat des USA John Kerry arrivera en Israël pour sa 14ème visite cette semaine. Pour s’assurer que sont passage sera heureux, samedi soir, le gouvernement israélien a approuvé la libération de prison de 26 meurtriers palestiniens de masse supplémentaires. Cela plaira à Kerry parce que aujourd’hui, un objectif central de la politique des USA au Moyen-Orient est d’assurer la libération de meurtriers de masse palestiniens de prisons israéliennes.

C’est vrai. La même Amérique qui jusqu’à il y a peu d’années conduisait la monde libre dans la guerre mondiale contre le terrorisme, conditionne aujourd’hui son soutien à Israël, son principal allié régional dans cette guerre, à la volonté de l’Etat juif de libérer des terroristes meurtriers de masse non repentis de retour dans la société palestinienne.

Sans mettre l’accent sur le sujet, mais il devrait aller sans dire que cette politique entrave, plutôt qu’elle ne fait progresser, la cause de la paix. Il est impossible de déclarer rationnellement qu’en obligeant Israël à libérer des gens comme Juma Ibrahim Juma Adam et Mahmoud Salam Saliman Abu Karbish que les USA font avancer la cause de la paix.

En 1992, ces deux hommes ont mis à feu une bombe dans un bus civil, assassinant Rachel Weiss, enceinte de neuf mois, et trois de ses enfants d’âge préscolaire, ainsi que le soldat de Tsahal David Delarosa, qui essaya de les sauver.

Ils ont été libérés lundi, du fait de la pression des USA sur Israël et ont reçu de retour chez eux un accueil de héros. Leur libération renforce les Palestiniens qui rejettent le droit d’Israël à l’existence et recherchent sa destruction par des actes de génocide contre ses citoyens juifs.

De fait, leur libération ne fait que garantir que le nouvel épisode de la guerre terroriste dont Kerry menaçait Israël d’éclater si nous ne nous plions pas aux exigences de l’OLP aura lieu. En d’autres termes, en soutenant la libération de terroristes de prison, le gouvernement des USA rend possible le prochain épisode de guerre terroriste palestinienne contre Israël.

Au-delà de cela, aussi l’exigence palestinienne de libérations de terroristes, et le soutien des USA à ces libérations transforme en farce le concept de la solution à deux Etats. Une société qui insiste sur la libération de prison de ses pires meurtriers les plus prolifiques, n’est pas une société ayant le moindre intérêt à faire la paix avec la société ciblée et victime de leurs crimes.

Et le soutien des USA à l’exigence palestinienne tient pour réglées les requêtes de Kerry et du président Barack Obama dans leur recherche d’une solution pacifique au conflit palestinien avec Israël.

Le soutien des Palestiniens aux terroristes ne démontre pas seulement leurs mauvaises intentions. Il montre que tout le processus de paix devenu la pièce centrale de la politique des USA au Moyen-Orient est fondé sur une fiction.

Quand Israël a accepté l’OLP comme partenaire de construction de la paix il y a deux décennies, cet accord était justifié sur la promesse du groupe terroriste d’abjurer le terrorisme dans le futur et de coopérer avec Israël pour combattre et défaire les terroristes au sein de la société palestinienne. Sans cette promesse, Israël n’aurait jamais donné son accord à la reconnaissance de l’OLP. Et cette promesse, comme cela a été de nouveau rappelé lundi, était u parfait mensonge.

Et puis, il y a l’aspect légal international à l’exigence palestinienne à l’égard d’Israël de libérer des terroristes, et du soutien des USA à cette exigence. La résolution 1373 du Conseil de Sécurité de l’ONU demande à tous les Etats de « refuser un havre de sûreté à ceux qui financent, planifient, soutiennent ou commettent des actes terroristes, ou leur fournissent un abri de sûreté ».

Aussi, en abritant des terroristes, l’Autorité Palestinienne transgresse une loi internationale qui oblige. Et en soutenant l’abri donné par l’AP ç ces terroristes, en obligeant Israël à les libérer, les USA se sont eux-mêmes placés dans une posture profondément problématique par rapport à la loi internationale. Elle a aussi plongé Israël dans une position profondément problématique en s’inclinant face à l’exigence des Usa de les libérer.

Le public israélien considère avec justesse la libération de meurtriers de masse palestiniens comme folle, dangereuse et immorale. Et pour tenter d’apaiser l’opinion publique, chaque fois que son gouvernement donne son accord à la libération de terroristes de prison, le Premier ministre Benyamin Netanyahou annonce qu’il approuve une nouvelle étape dans un processus apparemment ans fin en permettant à des Juifs israéliens de construire des maisons à Jerusalem, en Judée et en Samarie. A ce stade, très peu en Israël son convaincus par l posture transparente opportuniste et creuse.

Mais alors que peu d’Israéliens sont convaincus de la sincérité de Netanyahou, au plan international son action a pour effet flagrant de renforcer la perception profondément hostile et largement partagée qu’il existe une équivalence morale entre l’assassinat de Juifs et permettre à des Juifs de vivre près des Arabes. La complaisance politique de Netanyahou est contre productive. 

Mais samedi, le gouvernement a pris ce qui pourrait être la première mesure productive prise par Israël envers les Palestiniens depuis le faux processus de paix il y a 20 ans.

Dimanche, le Comité Ministériel Législatif a approuvé une loi parrainée par le député à la Knesset du Likoud Miri Regev appliquant la loi israélienne sur la Vallée du Jourdain.

La Vallée du Jourdain protège Israël d’une invasion et d’autres actes d’agression depuis l’Est. Et depuis 1967, il existe un consensus parmi les Israéliens sur le fait que la zone doit rester sous contrôle souverain israélien à perpétuité. Cette position demeure sans discussion aujourd’hui  à la lumière du refus de l’OLP de reconnaître le droit à l’existence d’Israël.

Si Israël devait transférer le contrôle sur la vallée du Jourdain à l’OLP, cela permettrait aux Palestiniens de collaborer avec des acteurs extérieurs dans la planification et l’exécution d’actes d’agression majeurs contre Israël. Assurer sa sauvegarde contre une telle éventualité en affirmant le droit légal international d’Israël à la souveraineté sur la zone et un moyen éminemment raisonnable et de fait nécessaire d’assurer la viabilité à long terme d’Israël.

Face à cela, il y a les champions d’un Etat palestinien, emmenés par la ministre de la justice, Tzipi Livni, qui devrait être en faveur de l’application de l souveraineté israélienne sur la Vallée u Jourdain. Ce n’est qu’en tablant ainsi sur la solution à deux Etats que Livni a joué sa carrière d’avoir une chance d’aboutir à la paix.

Mais bien sûr Livni et ses collègues d’Extrême Gauche ne voient pas les choses de cette manière. Elle et ses camarades ont répondu avec des mines de rage apoplectiques au vote du Comité du conseil, déclarant qu’il faudrait blâmer Israël de détruire le processus de paix.

Livni et ses amis, bien sûr, n’ont pas eu un mot de critique contre Abbas et ses partisans pour leur célébration illégale de meurtriers terroristes de masse. Elle n’a donné aucune indication qu’elle considérait leur soutien permanent à la destruction d’Israël comme un obstacle à la paix. Sa rage et celle de ses collègues est réservée aux officiels israéliens élus qui recherchent la survie d’Israël.

Les media nous assurent que Netanyahou enterrera la loi dans la bureaucratie israélienne et poursuivra bien sûr de nouvelles négociations avec l’OLP, et de nouvelles libérations de terroristes, de façon à satisfaire Kerry et Obama.

Nous devons encourager le gouvernement à surprendre les media. Il y  vingt ans, Israël à traversé le Rubicon de la rationalité pour plonger dans l’irrationnel quand il a adopté l’OLP et la solution chimérique à deux Etats. La décision du cabinet cette semaine était la première étape pour traverser de l’autre côté. Et nous devons travailler avec nos représentants élus pour assurer que ce n’est pas un évènement isolé.