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Le régime iranien reconnait l’exportation du terrorisme et de la charia – Poste de veille.

Le régime iranien reconnait l’exportation du terrorisme et de la charia

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Qasem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, qui relève de la République islamique d’Iran

 

«L’Iran contrôle l’Irak et le Liban et peut y établir des régimes islamistes à tout moment», aurait affirmé Qasem Soleimani, selon «al-Watan al-Arabi (ici), précisant que «ses forces sont en contrôle de l’Irak et du Liban».

Alors que l’administration Obama tente de faire valoir qu’un accord avec l’Iran obligerait cette théocratie islamiste à changer son comportement voyou, le commandant en chef des Forces d’occupation iraniennes affirme explicitement l’inverse.

Selon Walid Phares (ici), que les États-Unis acceptent de négocier avec l’Iran est analogue à s’engager avec le régime d’Hitler en 1941 suite à l’affirmation d’un commandant SS que ses forces sont en plein contrôle de la Pologne, la Tchécoslovaquie et la France.

Soleimani s’est également dit en mesure de contrôler les événements en Jordanie. Et, comme le remarque justement Walid Phares, il aurait aussi pu ajouter à sa liste la régime Assad, avec lequel l’Iran a un traité de défense militaire, et dont Soleimani contrôle l’armée au sud de la Syrie.

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Communiqué de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne, le 12 mars 2015 (source)

Le régime iranien reconnait l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme et son agression des pays de la région

Le conseiller de Rohani : L’Irak est sous notre influence et c’est notre capitale. Le Plateau iranien est le vaisseau de la civilisation et de la culture de l’Iran, tous ceux qui y vivent sont Iraniens.

Le commandant des pasdaran à l’Assemblée des Experts : le rôle des commandants des pasdaran en Irak et en Syrie est un acquis de notre régime. Aujourd’hui non seulement la Palestine et le Liban reconnaissent notre rôle, mais aussi l’Irak et la Syrie.

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale : Notre marine est présente de la Méditerranée au détroit de Bab-el-Mandeb [sur la mer Rouge].

Un membre du Conseil suprême de la culture : Il faut mettre sur pied une armée de 100.000 hommes pour les pays de la région et comme l’a ordonné l’imam, il faut former des cellules du Hezbollah dans le monde entier.

Le représentant de Khamenei chez les pasdaran : Après les Achéménides, la Méditerranée est à nouveau notre frontière. La dictature terroriste et religieuse des mollahs est aux prises à des crises fatales sur la scène intérieure et internationale. Elle est acculée dans l’impasse profonde des négociations nucléaires où les conséquences de son recul dans la production de la bombe atomique ou de son insistance pour la continuer sont tout aussi dangereuses pour l’ensemble du régime. Sa seule porte de salut repose dans l’extension de son ingérence et de son bellicisme dans la région. Profitant de la politiques de complaisance des USA et des pays occidentaux, les dirigeants des diverses bandes du régime augmentent leur ingérence au Moyen-Orient. Désireux de faire une démonstration de force pour couvrir leur faiblesse et leurs crises internes, ils reconnaissent l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme et leur agression des pays de la région.

Selon les medias officiels, le général des pasdaran Chamkhani, Secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et proche de Rohani, a déclaré le 9 mars que désormais « les forces navales de l’Iran sont présentes de la Méditerranée à Bab-el-Mandeb ».

Le 29 décembre, ce général avait mis à nu la fragilité du régime et les raisons de ses interventions lors des funérailles du général des pasdaran Taghavi tué en Irak : « Des malades qui répandent des rumeurs mettent en question ce que nous faisons en Irak et en Syrie. Si des Taghavis ne répandaient pas leur sang à Samara, nous devrions le faire au Sistan, en Azerbaïdjan, à Chiraz et Ispahan (…) Taghavi et les autres Taghavis donnent leur vie, car pour ne pas perdre la nôtre à Téhéran, il nous faut défendre Samara et y répandre notre sang. »

Le mollah Ali Younessi, assistant spécial de Rohani, président du régime, et ancien ministre du Renseignement, a déclaré le 8 mars : « A présent, non seulement l’Irak est sous l’influence de notre civilisation, mais c’est aussi notre identité, notre culture, notre centre et notre capitale. C’est le cas aujourd’hui et ça a été le cas dans le passé, car la géographie de l’Iran et de l’Irak est inséparable et notre culture est inséparable. C’est pourquoi nous devons soit nous battre soit devenir un. »

Nous « défendons les intérêts des peuples de la région parce qu’ils sont tous le peuple d’Iran. Tous ceux qui vivent sur le Plateau iranien jouiront de notre protection et nous devons les protéger de la menace de l’islam réactionnaire, de l’athéisme et de l’hérésie, d’une nouvelle domination ottomane, d’une domination wahhabite, d’une domination occidentale et du sionisme. Le Plateau iranien a toujours été le vaisseau des ethnies iraniennes, de la civilisation iranienne et des langues iraniennes.  Le centre, l’ouest et l’est du Plateau iranien ont toujours été le vaisseau protecteur qui nourrit et développe les ethnies iraniennes. Tous ceux qui vivent dans cette région viennent des ethnies iraniennes », a estimé Younessi (Agences de presse du régime iranien).

Le Plateau iranien dont se targue le fascisme religieux comprend l’Iran et de nombreux pays, spécialement en Asie centrale et dans le Caucase.

Le général Jafari, commandant en chef des pasdaran, a déclaré dans une réunion de l’Assemblée des Experts le 11 mars : « Le rôle de conseiller de la République islamique en Irak et en Syrie avec l’assistance et les conseils des commandants militaires des pasdaran » est un acquis du régime et « aujourd’hui non seulement en Palestine et au Liban, mais aussi les peuples d’Irak et de Syrie reconnaissent le rôle efficace de la révolution islamique. » (Agences de presse du régime iranien).

Le même jour, l’agence Fars affiliée aux pasdaran, citait Ghassem Soleimani, commandant en chef de la Force terroriste Qods, dans une réunion préliminaire de la « Conférence de la jeunesse et de l’éveil islamique » disant : « L’Iran est présent dans le sud du Liban et aussi en Irak. En fait, d’une certaine manière, ces régions sont affectées par les mesures et les conceptions de la République islamique d’Iran. »

Hassan Rahimpour Azghadi, membre du Conseil suprême de la révolution culturelle, présidé par Rohani,  a estimé que : “selon le Coran, selon la Constitution, selon les ordres sans équivoque de l’imam et du leadership, selon notre charia et notre devoir révolutionnaire, et comme le demandent nos propres intérêts nationaux, il nous faut créer une armée opérationnelle forte au minimum de 100.000 hommes pour les pays et les territoires musulmans sous le coup des agressions des occupants comme en Irak, en Syrie, au Liban, en Palestine, en Afghanistan, probablement au Yémen et dans d’autres pays de ce genre. »

De plus, a-t-il ajouté, «  il faut créer une armée islamique de 100.000 hommes pour servir les déshérités de la Terre dans les cinq continents en coordination avec les Etats et les nations pauvres. » (Première chaine du régime, 28 février). Cela signifie simplement la diffusion du terrorisme et de l’intégrisme islamiste.

Auparavant, le mollah Saïdi, représentant de Khamenei au sein des pasdaran, avait déclaré : « Un jour, nos frontières étaient à Chalamcheh, Haj Omran et Mehran. Aujourd’hui, notre frontière est la côte méditerranéenne. » Soulignant que l’Iran avait « conquis deux fois la côte méditerranéenne, une fois sous les Achéménides avec les armes et une fois aujourd’hui avec le régime du guide suprême », il a ajouté : « tout le monde sait que ce qui a été efficace dans l’équation libanaise ce sont les missiles iraniens, la puissance iranienne. Ce qui a sauvé l’Irak c’est la volonté et la culture de la milice du Bassidj ». ((Première chaine du régime, 9 février).

Embourbé dans des crises politiques, économiques et sociales insolubles, couplées à la montée sans précédent des exécutions collectives et arbitraires, le régime des mollahs a ajouté de nouvelles dimensions à ses ingérences et ses agressions dans les pays de la région pour aviver les flammes de la guerre religieuse et confessionnelle. La politique de la complaisance des USA et des pays occidentaux avec le fascisme religieux en Iran, doublée avec la répression de l’opposition à ce régime en la désarmant en Irak, ont apporté la plus grande aide à la tyrannie des mollahs pour faire progresser cette politique catastrophique qui a plongé toute la région dans la crise et dans la guerre.