Réponse scandaleusement faible d’Israël au tsunami antisémite – Malaassot – le blog de mordehai – ! ברוך הבא.

Par Isi Leibler

http://wordfromjerusalem.com/Israels-scandalously-deficient-Response-to-global-anti-Semitic-tsunami/

Adapté pour malaassot.com

 

 

antisemitism

 

Successivement les gouvernements israéliens ont lamentablement échoué à relever le défi de l’antisémitisme mondial, ne fournissant pas le leadership exigé d’un État juif en ces temps agités et laissant les Juifs de Diaspora à leur sort.

 

Le tsunami antisémite mondial, une vague sans précédent d’hostilité sauvage, aggravée par l’Internet, émanant d’une combinaison de facteurs: l’antisémitisme musulman enragé et la violence, machiavélique des anti-israéliens de la Gauche radicale et de la Droite traditionnelle et de la culturelle haine du Juif. Il a eu un impact sur les communautés juives partout dans le monde, mais ironiquement a été particulièrement aigu en Europe, le continent trempé du sang juif pendant l’Holocauste. Il pris une ampleur énorme au cours de la récente confrontation militaire avec le Hamas, culminant en France.

 

Les réponses des leaders juifs européens diffèrent dans les divers pays. Dans l’ensemble, les Français ont répondu avec courage. En revanche, d’autres se sont comportés comme « des peupliers tremblants », certains restant dans le déni et continuant de minimiser le problème. Dans l’ensemble, les Juifs en Europe sont dans un grand stress et beaucoup sont déprimés quant à leur avenir.

 

La situation en Amérique du Sud et en Afrique du Sud s’est détériorée de plus en plus. Même au Canada et en Australie, dont le gouvernement est fortement favorable à Israël, on a assisté à une recrudescence de l’antisémitisme

 

Aux États-Unis, le journal juif Goldene Médina, rapporte que malgré le fort soutien du public et du Congrès à Israël, beaucoup de Juifs sont abasourdis par l’hystérie anti-israélienne générée par la Gauche et certains médias libéraux et choqué par les niveaux délétères de l’antisémitisme affichés sur nombreux campus universitaires.

 

On estime que plus de $ 100 millions sont investis dans divers organismes qui se chevauchent, censés lutter contre l’antisémitisme. Certains jouent un rôle constructif, mais d’autres sont inutiles et parfois même contre-productif.

 

Pourtant, malgré cela, direction grisonnante de la communauté juive américaine est sur la défensive et est devenue moins audible.

 

Les remarques caustiques anti-israéliennes souvent hostiles, exprimées par le Président Barack Obama ont rencontré un assourdissant silence — inhabituel de la part des leaders traditionnellement fougueux. La réticence, malgré l’indignation populaire, des principales organisations juives — y compris l’Anti-Defamation League — pour protester publiquement contre la performance du New York Metropolitan Opera de l’opéra antisémite « The Death of Klinghoffer » illustre aussi cette tendance.

 

Dans l’ensemble, les Juifs de la Diaspora sont sous un stress énorme, confus et souvent divisés comme comment réagir face à la recrudescence des attaques anti-israéliennes et antisémites.

 

Les organismes Juifs mondiaux visant à lutter contre ces tendances immorales ont tous des limites et se sont avérés incapables de fournir l’orientation nécessaire à l’échelle mondiale. Le Congrès juif mondial rajeuni, dirigé par Ronald Lauder, a été une force positive, en particulier l’an dernier, parmi les communautés juives en Europe et notamment en Amérique latine. Sa faiblesse c’est l’absence d’approbation par les grandes organisations juives américaines, sans laquelle il ne peut envisager à représenter le monde juif.

 

L’Agence juive est dirigée par le charismatique Natan Sharansky, qui possède une connaissance intellectuelle complète du problème. Malheureusement, il semble avoir été détourné, et canalise ses énergies vers la collecte de fonds, la gestion bureaucratique d’une organisation âgée et malade et se concentre principalement sur des questions non litigieuses telles que la promotion d’une identité juive. Son absence de leadership a été particulièrement notable après les tragiques événements récents en France quand l’Agence juive s’est éloignée de l’appel du premier ministre Benjamin Netanyahu aux Juifs Français d’envisager l’aliyah. Hélas, aujourd’hui l’Agence juive n’est plus considéré comme une force majeure pour diriger et coordonner les Juifs de la Diaspora.

 

L’Organisation Sioniste Mondiale (OSM/WZO), a été un organisme majeur avec des constituants actifs dans le monde entier, mais aujourd’hui elle est totalement moribonde et n’a plus qu’un impact négligeable, comme en témoigne son hibernation pendant les récents bouleversements antisémites en France.

 

Il y a quelques semaines l’OSM a émergé soudainement de son sommeil avec un questionnaire enfantin aux mandants leur demandant s’ils avaient le sentiment que l’antisémitisme croissait. Incroyablement, il était accompagné d’une vidéo rudimentaire cherchant à dépeindre l’antisémitisme belge. Il a mis en évidence un rabbin Menachem Margolin de l’Association des Juifs d’Europe (qui ne doit ne pas être confondue avec le Congrès juif européen) qui la semaine précédente avait fustigé Netanyahu pour ses « appels Pavloviens pour une alya après chaque attentat terroriste ». Les Anciens chefs de l’OSM doivent se retourner dans leur tombe à la vue de la dégénérescence de ce corps autrefois respecté. Le Président Avraham Duvdevani devrait envisager de dissoudre officiellement l’organisation qui déshonore ses constituants restants au Royaume-Uni, en Australie et en Afrique du Sud, qui continuent à s’engager dans une activité sioniste importante.

Il y a plus de dix ans, le ministère des affaires étrangères d’Israël, en collaboration avec le ministère des affaires de la Diaspora, a créé le Forum mondial pour la lutte contre l’antisémitisme. C’était avec enthousiasme qu’il a été soutenu et approuvé par les principaux organismes communautaires Juifs et des militants dans le monde entier. Malheureusement, en raison du manque de financement et de personnel, il a été impossible de créer un secrétariat significatif afin de maintenir les opérations entre les conférences internationales intermittentes et donc a échoué à fournir le leadership continu vital et un cadre de consultation pour lequel il a été créé.

Ironiquement, malgré l’explosion de l’antisémitisme, mis à part une émanation parlementaire, cette organisation est en sommeil. Sa dernière Conférence était en 2013, avec une réunion de suivi de 20 représentants qui s’est tenue en février de l’année dernière qui était un non-événement.

Cependant, seulement récemment, dans une lettre signée par le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman et le ministre des affaires de la Diaspora, Naftali Bennett, le Forum mondial a invité les dirigeants et militants de la Diaspora juive à participer à la cinquième Conférence, prévue pour mai 2015. Que des ministres, dont la seule contribution à l’organisation comprend une déclaration liminaire, aux conférences, peuvent lancer une réunion prévue pour une date alors qu’ils pourraient ne plus être à leurs ministères, met en évidence comment des politiciens avec un penchant pour l’exploitation de plates-formes pour grandir leur statut politique ont détourné cette zone.

Maintenant, il est crucial de créer une organisation-parapluie pour servir comme forum permanent pour l’échange de vues, fournir une orientation et cerner et coordonner les stratégies mondiales contre l’antisémitisme.

Seul un premier ministre a le statut de lancer un organisme mondial pour englober des organisations, recruter les meilleurs militants et convaincre les dirigeants souvent égoïstes des communautés et organisations juives concurrentes et obliger les organismes à mettre de côté leurs intérêts étroits et fusionner leurs efforts pour faire face à la menace croissante.

A la tête d’un tel bureau doit être un fonctionnaire avec une compréhension approfondie du champ et une capacité de travail et de coordination avec les agences juives et les diverses Diaspora, dirigeants et militants engagés dans ce domaine. Les Membres du personnel ne doivent pas être connectés à la politique intérieure. Mis à part des universitaires, il y a un certain nombre de talentueux anciens ambassadeurs actuellement engagés dans des emplois de bureaucrates qui ont l’expertise nécessaire pour jouer un rôle majeur dans cet organe. Il y a bien sûr aussi beaucoup de Juifs talentueux et passionnés en Israël et dans la Diaspora qui seraient prêts à s’engager sur une base de volontariat dans une telle aventure.

Pour fonctionner efficacement, ce bureau nécessitera un financement substantiel. Mais ce projet ne doit pas simplement être perçu comme un support pour les Juifs de la Diaspora. Israël lui-même a un intérêt majeur dans la création d’un tel organe consultatif mondial. Nous sommes actuellement submergés dans la guerre des idées, et il nous incombe d’identifier les éléments antisémites dans les campagnes qui visent à nous diaboliser.

Aussi grave soit-il, l’anti-israélisme et l’antisémitisme en Europe et dans la plupart des pays est plus rampant au niveau local qu’il ne se reflète actuellement dans les politiques gouvernementales. Si nous ne parvenons pas à inverser la marée, les gouvernements pressés par leurs communautés musulmanes et autres composantes de plus en plus radicalisées contre Israël cela conduira inévitablement à une plus grande dégradation des relations avec Israël.

À tout le moins, l’existence d’un tel organisme mondial nous permettra de relever la tête et d’exposer aux opposants que nous ne sommes pas des sectaires ni des racistes. Il veillera également à ce que les jeunes Juifs de la Diaspora, vivant dans un environnement hostile et constamment saturé par des distorsions des médias, ne soient pas endoctrinés dans l’apologie de la haine dirigée contre eux.

Quelle que soit la question de savoir lequel de Netanyahu ou d’Herzog sera élu, le nouveau premier ministre devra tenir compte de la mise en place d’un tel bureau de la plus haute priorité, en termes de notre intérêt national et du rôle obligatoire de l’Etat juif au nom du peuple juif.