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Le délit d’amalgame ou le syndrome de la cécité française et européenne.

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13 janvier 2015Commentaires (5) Frank Khalifa Idées, Islamisation, Politique Française

Attentats: le délit d’amalgame ou le syndrome de la cécité française et européenne

Qui n’a pas connu le sourire de Bernard Maris [une des 12 victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo], n’a pas connu la gentillesse. Il fût mon professeur d’économie et ami avant qu’il ne soit aspiré par les hautes sphères de l’ethnocentrisme parisien.

Bernard Maris 3e encerclé en partant de la gauche

La barbarie islamiste des 7 et 9 janvier 2015 a massacré 17 sourires et a confirmé par-là même que les pouvoirs publics et la Presse n’avaient pas tiré les enseignements des massacres perpétrés par le terroriste Merah.

La France a retrouvé un semblant d’unité nationale le 11 janvier 2015, le temps de cette incroyable et émouvante marche populaire et républicaine pour la liberté d’expression et contre la haine. Mais, l’ivresse du cri « Je suis Charlie » n’a pu éviter les lapsus révélés par une presse davantage excitée par sa course au sensationnalisme que par une volonté de mea culpa sur le traitement archi-déséquilibré de l’information internationale livrée malhonnêtement à la Nation.

Les gueules de bois des lendemains de fête sont fissurées par un sentiment de quelque chose de gâché et d’inachevé.

Pourquoi la France et l’Europe n’arrivent-elles pas à nommer les racines du mal qui fracturent le socle de leurs valeurs démocratiques ?

Pourquoi étaient présents dans cette marche républicaine les leaders étrangers et liberticides de la maltraitance démocratique, les sponsors arabes du terrorisme djihadiste et les défenseurs nationaux et européens du terrorisme palestinien ?

Pourquoi des journalistes, des policiers, des civils et des cibles juives ont-elles été froidement abattus et le seul souci qui préoccupe l’esprit de nombreux politiques et intervenants anonymes, crayons à la main, est-il de prévenir notre lendemain de toute amalgame entre l’islam et l’islamisme comme s’il s’agissait de disculper l’islam au détriment de l’assassinat des victimes pas toujours toutes désignées sur un pied d’égalité ?

Quand va-t-on foutre à la poubelle le politiquement correct et procéder à un diagnostic des fondements sociétaux, avant de fournir un semblant d’antidote par l’envoi de troupes au sol pour garder les écoles juives, au lieu de les envoyer nettoyer les territoires perdus de la république gangrénés par la drogue et le banditisme ?

Quand va-t-on interdire les prêches violemment anti-occidentales d’imams autoproclamés ?

Quand va-t-on se doter d’un véritable arsenal législatif et pénitentiaire qui ne permettra pas aux quenellards de faire de l’apologie publique du terrorisme et aux délinquants de droit commun de devenir les assassins de Daesch ?

Quand va-t-on arrêter de prendre les citoyens pour des crétins par un discours politico-communautaire hypocrite et menteur ?

Aucun musulman ne permet et ne permettra que l’on touche à Mahomet

Les musulmans de France ne doivent pas être des bouc-émissaires mais l’islam de France doit avoir un discours clair et unique. Oui, le Coran appelle à la vengeance de ceux qui critiquent le prophète. Il s’agit là d’une faute laïque de l’Occident de méconnaissance de la culture de l’autre. Aucun musulman ne permet et ne permettra que l’on touche à Mahomet.

La liberté d’expression n’a aucune valeur dès qu’on touche à l’islam parce que l’islam l’ignore au sens littéral.

Les terroristes, mandatés dans l’exécution d’une sentence coranique, ont crié que « Le prophète Mahomet a été vengé ». Ils sont les héros de plus de 20 000 tweets. Le Coran contient des dispositions contraires à la loi française qui verrouillent la liberté d’expression et le formatage des esprits à ce niveau inhibe la liberté de pensée des musulmans. L’entêtement des pouvoirs publics face à cette vérité intangible constitue le fondement du délit d’amalgame dont est accusé le monde occidental et qui est jeté à la face de citoyens auto-lobotomisés telle une vérité intangible, une fin de non-recevoir et une preuve irréfragable.

Le syndrome de la cécité française et européenne risque d’enclencher, si ce n’est pas déjà fait, un chrono dont l’issue ne peut être que la destruction définitive du vouloir-vivre-ensemble en France et en Europe.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Frank Khalifa pour Dreuz.info.