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La gauche occidentale, complice du mal (info # 012112/14) [Analyse]

Par Guy Millière © Metula News Agency

Postulant que les gens de gauche dans le monde occidental ont de l’intelligence et du discernement, je me pose régulièrement la question : comment peuvent-ils ignorer l’existence du mal ? Et constatant qu’ils ignorent celle-ci de manière forcenée, malgré les preuves qui s’accumulent, j’en viens à considérer qu’ils acceptent le mal, et s’en font délibérément les complices.

Ce que je viens d’écrire s’applique, par exemple, aux émeutes qui ont eu lieu récemment dans plusieurs villes des Etats Unis. Est-il impossible pour ceux qui ont dit comprendre, voire soutenir ces émeutes, de saisir que les principales victimes de la violence sont celles et ceux à qui appartenaient les véhicules incendiés, les magasins pillés et brûlés, les entreprises dévastées, mais aussi ceux qui travaillaient grâce à ces voitures, ou avaient un emploi dans les magasins et entreprises concernés ?

Ce que j’ai écrit dans l’introduction s’applique, bien sûr, au récent rapport sur la torture remis par une commission sénatoriale à Washington. Les auteurs de ce rapport ignorent-ils vraiment que la façon dont ils salissent des agents des services de renseignement américains et nient la valeur de leur travail va servir tous les ennemis de la liberté, et en particulier les terroristes islamistes et tous les authentiques tortionnaires qui sont en guerre contre le monde occidental ?

Ce que j’ai écrit s’applique au regard compatissant que la gauche, au nom du cœur, pose souvent sur les assassins, en oubliant totalement les victimes.

Dans les grandes villes de gauche en Europe, des campagnes ont eu lieu ces dernières années pour obtenir la libération d’un tueur de policier condamné à mort en Pennsylvanie, Mumia Abu Jamal. Je n’ai pas vu citer souvent le nom de celui que Mumia Abu Jamal a tué de sang-froid à l’époque où il adhérait au Black Panther Party ; pourtant Daniel Johnson est mort, lui, et a laissé une femme et des orphelins. Mumia Abu Jamal est vivant, et s’il finit sa vie en prison, il aura vécu bien plus longtemps que sa victime.

Ces derniers mois, ce n’est pas Mumia Abu Jamal qui est traité en héros par la gauche européenne, mais Marwan Barghouti, présenté sur de multiples affiches comme un « prisonnier politique », et pas comme ce qu’il est, un assassin et un terroriste.

Ce qui vaut pour Marwan Barghouti vaut également pour Ziad Abou Ein, mort voici peu d’une crise cardiaque après une altercation avec des soldats israéliens. Ziad Abou Ein a été présenté comme une « victime » de brutalités israéliennes, ce qui, à l’évidence, est faux. Il a été, en outre, décrit comme « ministre palestinien », ce qu’il était effectivement, mais qui ne l’empêchait pas d’être un assassin et un terroriste lui aussi. Ses victimes ont été oubliées, comme l’ont été celles de Marwan Barghouti.

palestine manif ad nauseum

Ad nauseam

Ce qui vaut pour Marwan Barghouti et Ziad Abou Ein vaut pour l’ensemble des dirigeants « palestiniens », et donc, pour la cause palestinienne elle-même.

Qu’un assassin tel que Ziad Abou Ein puisse avoir été ministre palestinien, que Marwan Barghouti ait eu de hautes fonctions dans le mouvement palestinien, que d’autres assassins et terroristes aient de hautes fonctions dans ce mouvement, que des assassins et des terroristes soient traités comme des héros par l’Autorité Palestinienne devrait invalider moralement les dirigeants palestiniens et invalider aussi à jamais la cause qu’ils affirment servir.

Pour les gens de gauche dans le monde occidental, tout cela est normal, pleinement acceptable, et, semble-t-il, absolument digne, au point que les gens de gauche dans le monde occidental soutiennent très largement la « cause palestinienne » et pensent qu’il est urgent que des hommes tels que Ziad Abou Ein et Marwan Barghouti aient un Etat, et puissent l’administrer souverainement.

Les gens de gauche dans le monde occidental ont là, une fois encore, de la compassion pour les assassins et un mépris total pour les victimes.

Je pense effectivement qu’ils acceptent le mal et s’en font délibérément les complices.

Ils ont de l’intelligence et du discernement, peut-être, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ne cessent de s’invalider moralement à chaque instant, et je ne peux m’empêcher de voir dans leurs affirmations de générosité et de valeurs éthiques supérieures une répugnante imposture.

L’imposture devient un peu plus visible lorsque le Hamas est retiré de la liste des organisations classifiées comme terroristes par l’Europe, mais elle ne cesse d’être à l’œuvre, même quand elle est moins visible.

Metula News

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