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Histoire: l’Islam et les origines, en France, de la légende noire des Croisades

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Pour ceux qui sont persuadés, comme Alain Soral, que les Hussards noirs de la république, ces instituteurs de la IIIè République, étaient des modèles d’impartialité et d’excellente instruction, voici qui devrait leur rabattre leur enthousiasme:

Ci-après vous trouverez une excellente mise au point sur les mensonges façonnés au XIXè siècle en Occident sur les Croisades. Cette mise au point n’est pas tout-à-fait exhaustive du fait qu’elle vient d’un historien américain. C’est très bien fait, mais pour être juste il convient d’ajouter les origines proprement françaises à ces mensonges répandus contre les Croisades en France au XIXè et XXè siècles.

Ces mensonges aujourd’hui encore, dans la guerre au Proche-Orient, font beaucoup de dégâts et font interpréter l’histoire des Croisades de façon complètement erronées et falsifiée, autant par la coalition occidentalo-arabe, que par les djihadistes.

Il se trouve qu’un anti-catholicisme forcené s’est développé en France parallèlement à la mise en valeur des colonies, dont la plupart étaient de religion musulmane.

Le Roi Louis-Philippe et à sa suite Napoléon III avaient une vision très romantique de l’Orient, très déconnectée de la réalité et des raisons initiales qui ont fait que l’Afrique du Nord a été colonisée. L’Afrique du Nord a été colonisée (par Charles X, le prédécesseur de Louis -Philippe) pour faire cesser les pillages qui avaient lieu en Méditerranée contre les navires marchands français. Pillages au cours desquels non seulement les Français étaient spoliés, les navires volés, mais en plus les équipages étaient massacrés ou réduit en esclavage et les femmes, surtout jeunes, étaient vouées à se retrouver esclaves sexuelles (comme on dit aujourd’hui)  dans un harem. Une amie de Joséphine de Beauharnais a ainsi été capturée, pour ne parler que d’une personne connue dont le sort est passé à la postérité.

Pourquoi cette vision romantique s’est-elle développée au court du XIXè siècle ? Tout simplement parce que l’Islam ne représentait plus la menace qui avait justifié la conquête des colonies. L’empire ottoman moribond et disloqué, défait partout par les troupes européennes (la prise d’Alger a marqué le début de la fin de l’Empire Ottoman), était en train de vivre ses dernières années et ne représentait plus une réelle menace. Au contraire, pour les anti-cléricaux aux commandes dans les colonies, cette religion était protégée et privilégiée comme une alliée contre la religion catholique honnie. Les populations autochtones ont été éduquées dans des écoles publiques en haine du catholicisme. Il faut bien garder cela à l’esprit pour comprendre aussi les conséquences terribles de la décolonisation aujourd’hui.

Comment cela a-t-il pu se faire ? Le romantisme dont jouissait l’Orient venait non seulement de la soif de découvertes et de voyages propres à cette époque, mais aussi découlait de la haine du catholicisme de la part des élites administratives de la colonisation. Tout ce qui n’était pas catholique jouissait de leur part d’un a priori favorable, alors que tout ce qui était chrétien relevait forcément de l’obscurantisme.

Louis-Philippe comme Napoléon III ont confié l’organisation des colonies à des francs-maçons, ennemis déclarés du catholicisme, qui ont proscrit autant qu’ils ont pu les missionnaires et la religion catholique des colonies, jusqu’à faire édicter une loi pour en prohiber l’enseignement. Cette secte maçonnique qui a marqué de sa profonde empreinte les colonies françaises, est la secte des Saint-simoniens qui étendait sous Napoléon III son influence à l’ensemble des ministères et qui bénéficiait de toutes les faveurs de l’Empereur. Ils avaient carte blanche pour organiser les colonies dont les populations représentaient pour eux l’archétype du « bon sauvage » de Jean-Jacques Rousseau. Louis-Philippe a été conquis par mode, à la doxa saint-simonienne, mais Napoléon III était lui-même franc-maçon et un fervent partisan des saint-simoniens et de leur religion, car s’en était une officiellement. A leur instar Napoléon III se proclamait lui-même, volontiers,  socialiste. Les choses n’ont donc pas beaucoup évolué depuis à la tête de la France.

Ce sont donc ces anti-catholiques haineux qui ont organisé l’enseignement des populations autochtones, leur apprenant de façon complètement inversé l’Histoire des croisades, coupant celles-ci de leur inspiration purement catholique et sacrificielle.

Cette mise-au-point étant faite concernant le sabotage de l’Histoire en France, voici, ci-dessous, le rétablissement de la véritable Histoire des croisades par un historien américain. Nous sommes très loin des repentances éhontées de Jean-Paul II; ces repentances indues qui alimentent les mensonges de la pensée unique et anti-catholique contre de saints papes, instigateurs des croisades.

Emilie Defresne, le  14 décembre 2014

A découvrir au bas de l’article source:

Quatre mythes courants visant à décrire les Croisades comme un acte injuste ainsi que l’origine de leur fabrication