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cette étude très intéressante n’est pas censée représenter mon opinion car non seulement il ne s’agit que de points de vue particuliers, mais l’expérience actuelle nous fait réfléchir sur la définition du mot et concept « religion » et de la différence qui peut exister entre « religion » et « idéologie », surtout si, en plus, une idéologie se camoufle sous le nom « religion » pour avancer masquée et bénéficier des a priori , et préjugés favorables, protections y compris fiscales et juridiques attachés aux religions

 » Les religions méritent-elles d’aller en enfer ? Jusqu’où faut-il tolérer l’intolérable ? Y compris s’il vient d’une religion…

Qu’il vienne d’un dieu ou des hommes, d’une autorité prétendument suprahumaine ou étatique, il n’est pas pour autant dispensé de se taire devant les droits et les dignités de l’humanité.

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Ainsi, chacun à leur manière, trois auteurs, essayistes et philosophes, posent des conditions à la tolérance face aux religions, vont jusqu’à les refuser, non sans réfuter leurs fictions, momeries, fumisteries, supercheries et tyrannies.

Brian Leiter propose une prudente et presque décisive « investigation philosophique et juridique » avec Pourquoi tolérer la religion ?

occidental, faut-il affecter la tolérance vertueuse ou poser les limites nécessaires à l’exercice des libertés ?

Les religions, sans aucune exception, sont évidemment des fictions. Dont la fonction étiologique et leurs causalités rassurantes n’ont pas reculé autant qu’on aurait pu le supposer devant les avancées scientifiques et la hausse de l’espérance de vie. Imaginant des entités métaphysiques improbables à l’origine des mondes et des vies, leur multiplicité incohérente et leurs intolérances réciproques, invalident forcément leur prétendue universalité.

Chacune, non contente d’occuper le ciel et les consciences, d’y séparer de manière manichéenne le Paradis et l’Enfer, prétend attribuer à ses fidèles, ses officiants et dignitaires un pouvoir temporel plus ou moins absolutiste, s’alliant de plus avec des gouvernants animés des intentions les plus tyranniques. Ce pourquoi la séparation de l’église et de l’état, la laïcité, se doivent de poser des limites aux religions, limites sans lesquelles les libertés ne sont plus en sécurité.

Brian Leiter avoue en tête de son ouvrage être parvenu à des « conclusions plus favorables à la croyance religieuse » qu’il le pensait en initiant son « investigation », qui s’appuie sur l’auteur de la Théorie de la justice, John Rawls et sur John Stuart Mill et son De la liberté. Un Sikh peut-il garder son couteau à l’école, quand un garçon de la campagne ne peut pas ? C’est ainsi que notre essayiste pose le problème. Seul le premier aura gain de cause car sa religion le lui prescrit, non point pour

en faire usage contre ses camarades. La religion serait donc exemptée de règles communes ? « L’idéal moral de tolérance », issu de Voltaire et des Lumières, justifie la liberté religieuse.

À moins qu’un Etat tolérant puisse être « soit religieux, soit antireligieux

Bertrand Russell précisait avec fermeté polémique Pourquoi je ne suis pas chrétien, avant qu’Ibn Warraq, avec Pourquoi je ne suis pas musulman, ouvre le bal de son réquisitoire torrentiel et néanmoins informé.

Faut-il être plus tolérant envers les croyances religieuses qu’envers toutes les autres croyances et pratiques de nos sociétés ? Telle est la problématique fouillée par Brian Leiter, philosophe et juriste de l’Université de Chicago.

En d’autres termes, respect à priori ou gestion rationnelle ? Lorsque « l’hyper-religiosité » américaine interdirait aux consciences de voter pour un Président athée, lorsque la charia se substitue aux mœurs républicaines, y compris dans des poches grandissantes du monde