Moralité universelle

Les Sept Lois Noahides

Les Sages du Talmud enseignent qu’il y a 70 familles empruntant 70 chemins différents au sein de la Grande Famille de l’Humanité. Et chaque individu possède son propre chemin à l’intérieur de celui de sa nation. Toutefois, nous avons tous une seule et unique base universelle.

À l’aube de l’histoire humaine, D.ieu donna à l’Homme sept règles à suivre pour que Sa Création puisse subsister. C’est ce qui est relaté dans le livre de la Genèse, selon l’interprétation de notre tradition dans le Talmud. Un temps viendra, nous disent nos Sages, lors duquel les enfants de Noé seront prêts à emprunter de nouveau ce chemin. Cela marquera le début d’un nouveau monde, un monde de sagesse et de paix.

Au cœur de ce code moral universel se trouve la conscience que la morale – en fait la civilisation elle-même – doit être fondée sur la foi en D.ieu. A moins de reconnaître qu’il existe un Pouvoir Supérieur envers lequel nous sommes responsables et qui observe et connaît nos actions, nous ne pourrons pas transcender l’égoïsme de notre caractère et la subjectivité de notre intellect. Si l’homme lui-même devait être le juge ultime de ce qui bien ou mal, alors ce qui sera « bien » pour cet individu sera ce qu’il ou elle désire, quelles qu’en soient les conséquences pour les autres habitants de la planète.

Au mont Sinaï, D.ieu chargea les Enfants d’Israël de servir comme Sa « Lumière pour les nations » en amenant l’Humanité tout entière à reconnaître son Créateur et à adhérer à Ses lois.

Pendant la plupart de l’histoire juive, cependant, les circonstances n’ont pas permis à notre peuple de diffuser ces principes, autrement que de manière indirecte. Lorsque le Rabbi de Loubavitch commença à évoquer leur diffusion comme préparation pour une nouvelle ère, il a ressuscité une antique tradition juive.


Ce qu’il y a de plus beau dans ces lois, c’est l’espace de liberté qu’elles procurent. Elles résonnent de la même manière dans une case en Afrique que dans un palais en Inde, dans une école moscovite ou une banlieue française. Elles sont pareilles aux directives d’un grand maître de l’art à ses disciples : fermes, fiables et complètes, mais elles sont seulement une base, sur laquelle chaque peuple et chaque personne peut bâtir son propre édifice.

« Les sept lois Noahides » sont un héritage sacré pour l’ensemble des enfants de Noé (« Noa’h » en hébreu), un héritage sur lequel chaque être humain sur cette terre peut construire sa vie spirituelle, morale et pratique. Si un nombre suffisamment important d’entre nous prend à cœur d’incorporer ces lois dans nos vies, nous serons témoins d’un monde différent très bientôt. Plus tôt que nous pouvons l’imaginer.

 LES 7 LOIS

1
Reconnaissez qu’il n’y a qu’un seul D.ieu qui est Infini et Suprême au-dessus de toute chose. Ne remplacez pas cet Être Suprême par des idoles, qu’il s’agisse de vous-même, ou d’autres créatures. Ce commandement inclut des actes tels que la prière, l’étude et la méditation.

2
Respectez le Créateur. Quelle que puisse être la mesure de votre frustration ou de votre colère, ne la laissez pas éclater en blasphémant contre votre Créateur.

3
Respectez la vie humaine. Tout être humain est un monde entier. Sauvez une vie, c’est sauver ce monde entier. Détruire une vie, c’est détruire un monde entier. Aider les autres à vivre est corollaire à ce principe.

4
Respectez l’institution du mariage. Le mariage est un acte divin par excellence. Le mariage d’un homme et d’une femme est un reflet de l’unité de D.ieu et de Sa création. La déloyauté dans le cadre du mariage est une atteinte contre cette unité.

5
Respectez les droits et la propriété d’autrui. Soyez honnêtes dans toutes vos entreprises commerciales. En comptant sur D.ieu plutôt que sur nos propres manigances, nous exprimons notre confiance en Lui en tant que Pourvoyeur de Vie.

6
Respectez les créatures de D.ieu. À l’origine, il était défendu à l’homme de consommer de la viande. Après le Déluge, celui lu fut autorisé, mais avec une mise en garde : ne pas causer de souffrances inutiles à une quelconque créature.

7
Maintenir la justice. La justice est l’affaire de D.ieu, mais Il nous a imparti le devoir d’édicter des lois nécessaires et de veiller à leur application dans tous les domaines possibles. Lorsque nous rectifions les errements de la société, nous actions font de nous des partenaires dans la perpétuation de la création.

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/806400/jewish/Moralit-universelle.htmttp://