De la Mer au Jourdain. Par Jacques Kupfer | Europe Israël news

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De la Mer au Jourdain. Par Jacques Kupfer


De la Mer au Jourdain. Par Jacques Kupfer

OPINION

Les tergiversations politiques, les hésitations concernant l’urgence de l’extension de la loi israélienne sur les terres juives libérées lors de la Guerre des 6 Jours, sont nuisibles. Elles ne font que reculer une décision inéluctable. Ce n’est pas en quêtant l’avis de Washington mais en puisant dans la foi et le courage de Jérusalem que doit être prise la décision de l’affirmation de nos droits imprescriptibles sur Eretz Israël.

Les dramatiques accords d’Oslo sont devenus un cancer dans le corps sain du sionisme. Ils ont également occasionné de nombreuses métastases que nous retrouvons dans les comportements médiatiques et opinions altérées par ces organisations et groupements financés

par les gouvernements et les O.N.G. ennemis d’Israël. L’une de ses tumeurs malignes favorisée par le matraquage du système juridico-médiatique s’appelle : « deux états pour deux peuples ».

Cette notion est injuste, impraticable et de plus mortellement dangereuse pour l’État juif.

Elle est injuste car elle est basée sur la supercherie de l’existence d’un « peuple palestinien » et d’une entité étatique appelée « falestine ».

Il n’y a pas eu et il n’y a pas de Peuple « palestinien » tout comme il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais un État palestinien. Il semblerait que les nations ont peur d’appeler cette terre par son véritable nom. Les Romains avaient déjà commencé à vouloir effacer le terme de Judée et les antisémites et nos pauvres gauchistes continuent en l’appelant « territoire ».

Mais il s’agit de la Terre d’Israël qui appartient au peuple juif par décision divine inscrite dans la Bible depuis des millénaires. Cette terre que les occupants précédents avaient transformée en désert redevient par la présence juive et en entendant enfin résonner l’hébreu, une terre où coule le lait et le miel. Ces « territoires » sont la Judée et la Samarie, le cœur même de l’histoire passée et future de notre peuple.

Après plus d’un siècle d’agression, de terrorisme, de guerre d’usure et de conflits armés contre l’État d’Israël, après des concessions injustifiées auxquelles l’Etat juif s’est soumis, il est temps d’affirmer fièrement notre héritage. Nous sommes sur cette terre non pas par le droit de la force mais par la force du droit, déclarait Menahem Begin.

Il ne peut y avoir pour une même terre deux propriétaires légitimes. Le seul et unique propriétaire qui ne soit ni un locataire provisoire ni un squatter illégal est le peuple juif. Un propriétaire, nous a enseigné Jabotinsky, doit savoir se comporter en propriétaire.

L’idée de deux états pour deux peuples est impraticable. Les dirigeants « palestiniens » depuis le mufti El Husseini, l’allié irréductible du nazisme, Choukeiri et son rêve de jeter les juifs à la mer, Arafat et son terrorisme criminel jusqu’à Mahmoud Abbas qui réussit à lier le terrorisme criminel à son négationnisme, ne peuvent être des partenaires possibles de coexistence.

La Transjordanie correspond aux trois quarts de la Terre reconnue pour l’Etat Juif par la déclaration Balfour, par la SDN et par les accords de San Remo. Elle a été arrachée de notre patrimoine par

les Britanniques en 1922. Nous avons de notre plein gré malheureusement accepté d’amputer notre terre du Hamastan avec les résultats que nous voyons pour tous les alentours de Gaza. La moindre concession territoriale supplémentaire signifierait d’accorder aux bédouins du Négev et aux villages encore arabes de Galilée l’espoir d’arracher d’autres parcelles de notre territoire.

Qui pourrait empêcher un quelconque gouvernement arabe de faire appel à tous ces faux réfugiés, à tous les déchets d’un État islamique pour renforcer nos ennemis.

L’existence d’un État arabe supplémentaire sur la rive occidentale du Jourdain serait un danger mortel pour l’existence d’Israël. N’importe quel arabe proche de la dramatique ligne de cessez-le-feu de 1967 pourrait actionner

une Katioucha qui toucherait la bande côtière et mettre en danger la population civile. Il n’est point besoin d’être un fin stratège pour savoir que celui qui prendrait le pouvoir parmi les arabes serait les plus acharnés à la destruction de l’État juif. L’éducation que reçoivent aujourd’hui les écoliers arabes, présente la carte de la « Palestine » comme englobant la totalité de l’État d’Israël.

En fait les mesures libérales et démocratiques prises par l’Etat d’Israël sont considérées par les arabes comme un signe de faiblesse et une possibilité de victoire et un encouragement à leur « radicalisation ».

Il suffit de regarder la manière dont les Syriens se comportent entre eux, l’amour homicide entre chiites et sunnites, les mesures prises à l’encontre des coptes, des kurdes ou des maronites

pour imaginer ce que serait l’existence du peuple juif aux côtés de ces barbares.

Il est temps de mettre un terme à leur rêve qui est notre pire cauchemar et imposer la réalité sioniste.

Mais au-delà de toutes les innombrables raisons politiques, stratégiques, hydrographiques, démographiques ou sécuritaires, la véritable raison de notre présence en Judée et en Samarie doit être clamée « urbi et orbi ».

La Terre d’Israël appartient à son seul et unique et légitime propriétaire : le peuple d’Israël. Cette évidence est confortée par la promesse divine inscrite dans la Bible.

Elle est inscrite dans l’histoire de notre existence sur notre terre.

Elle est inscrite dans notre fidélité aux fêtes juives célébrées en fonction du climat en Israël.

Elle est l’endroit vers lequel sont tournées nos synagogues et nos prières pendant les millénaires d’exil. Elle a été sanctifiée par les pleurs versés par nos ancêtres pour commémorer la destruction de notre Temple.

Elle est sanctifiée par la sueur de nos pionniers qui ont repris une terre désertique de malaria pour en faire un jardin où coulent à flots le lait et le miel.

Elle est sanctifiée par le sang de nos soldats, de nos combattants et de nos civils versé pour réaffirmer notre indéfectible présence sur la Terre de nos pères.

Elle est sanctifiée par le rassemblement des exilés des tribus perdues et retrouvées. C’est la véritable raison pour laquelle nous devons fermement refuser toute idée de partition.

C’est pourquoi de la mer au Jourdain la seule langue officielle doit être l’hébreu.

C’est pourquoi de la mer au moins jusqu’au Jourdain ne doit exister que la seule loi israélienne.

C’est pourquoi de la mer au Jourdain devra flotter un seul et unique drapeau, le drapeau bleu blanc aux couleurs du Talith, le drapeau frappé de l’étoile de David : le drapeau d’Israël.

Jacques Kupfer

« Droit au retour » des Palestiniens : le gros mensonge© – JForum

La Ligue arabe a refusé l’installation des réfugiés dans des pays arabes. Elle a besoin du problème des réfugiés afin de maintenir la cohésion arabe contre Israël

Source : « Droit au retour » des Palestiniens : le gros mensonge© – JForum

Droit au retour des réfugiés palestiniens : qui est responsable du « transfert »?

Le « droit au retour » est au centre de toutes les controverses dans les négociations israélo-palestinienne. S’accrocher à cette pomme de discorde permet de bloquer les négociations entre Israéliens et palestiniens.

Pour les leaders palestiniens, le « droit au retour » des réfugiés palestiniens n’est pas négociable, ils estiment qu’Israël est responsable de l’exode de la population arabe durant la guerre de 1947-1948, ainsi que celle de 1967 et doit, par conséquent, assumer la situation des réfugiés vivant dans des camps, dans un environnement précaire. Les Israéliens n’acceptent pas cette revendication. Ils estiment qu’il y a eu dans plusieurs endroits déplacement de population comme dans toutes guerres, consécutivement à la peur de l’ennemi. Israël affirme qu’il n’y avait aucune action politique officielle, préméditée ou systématique de transfert de la part des dirigeants israéliens comme insistent à le prétendre les Palestiniens.

Toutefois, les Arabes affirment que les Juifs sont arrivés en Palestine comme colonisateurs pour s’emparer des terres arabes. Aujourd’hui encore, on qualifie les localité en Judée et Samarie de « colonies » alors que les Arabes font l’impasse sur leur histoire qui commence au VIIème siècle quand la nouvelle foi musulmane franchit les limites de la péninsule Arabique pour conduire, a partir de 634, son expansion coloniale par la force et imposer son Empire au Proche et Moyen-Orient et autour de la Méditerrané.

A la fin du règne du second calife, Umar ibn al-Khattab, (634-644), toute l’Arabie, une partie de l’Empire sassanide et les provinces syrienne et égyptienne de l’Empire byzantin avait été conquises.[1] On peut noter, cependant, que depuis la création de l’ONU, aucune condamnation n’a été prononcée contre la colonisation, au niveau historique, le plan mondial. L’ONU a encouragé les puissances coloniales à opter pour une souveraineté et une indépendance des peuples. Logique, aucune puissance membre de l’ONU n’accepterait de s’auto-condamner.

Il y a donc dissymétrie entre la vision Palestinienne et Israélienne, concernant l’exode des Palestiniens en 1947-1948 et le mythe de sa responsabilité. Depuis les années 1980, où la majorité des archives traitant de l’époque de la création de l’État d’Israël est disponible, des historiens s’arment de la moindre information pour interpréter les événements, culpabiliser l’État d’Israël et le rendre responsable de l’exode arabe. Pour certains historiens, 1948 porte le stigmate du péché originel, pour d’autres, ce fut une période marquée par une sauvagerie inéluctable, mais aussi par l’innocence, le courage et la gloire.  Des mythes sont avancés pour en contredire d’autres, tandis que d’autres sont inventés pour contredire toute initiative de paix entre les acteurs, afin d’amplifier le conflit. Toutefois, les personnes qui n’ont pas quitté leur foyer de l’espace de l’Etat israélien d’après mai 1948 vivent toujours en Israël et elles étaient libre de choisir la nationalité israélienne. Leur nombre est estimé à 1 600 000 âmes.

Dans Le Nouvel Observateur, Benny Morris explique : « comme beaucoup d’historiens de ma génération, je voulais savoir pourquoi et comment les Palestiniens étaient devenus des réfugiés, qui était responsable de cette tragédie. L’explication juive traditionnelle voulait que les Palestiniens n’aient fui sans aucune raison ou à la demande de leurs chefs. Qu’en tout cas, ils n’aient jamais été chassés. L’explication arabe traditionnelle affirmait que les Juifs avaient l’intention de s’emparer de tout le pays et de chasser tous les Arabes. La documentation ouverte dans les années 80 livre une vision plus complexe. Elle confirme qu’ici et là, quelques chefs locaux ont, en effet, donné des consignes demandant aux Palestiniens de partir, mais elle montre surtout que la plupart d’entre eux ont fui leurs villages ou leurs villes à la suite d’attaques juives ou  (surtout) par peur d’attaques juives. En fait beaucoup de gens sont partis avant même d’être expulsés » note Benny Morris.

Benny Morris estime que si la responsabilité du départ des Palestiniens ne peut être imputée aux Israéliens, car nul ne gère les conséquences d’une guerre, c’est bien la décision du Cabinet israélien du 16 juin 1948 interdisant aux Palestiniens de revenir qui est considérée comme une décision d’expulsion et qui a transformé des centaines de milliers de Palestiniens en réfugiés. Toutefois, cette évaluation reste une valeur d’appréciation des intentions. En effet, la notion de transfert de population n’était pas une invention de 1948 ni n’avait une connotation d’un transfert forcé. En 1895, Herzl notait dans son carnet : « Par nos achats de terres, nous procurons, d’emblée, un avantage matériel au pays qui nous accueille. Les territoires qui nous seront octroyés, nous devons en acquérir, petit à petit, la propriété. » (…) « L’acquisition des terres et le transfert des paysans pauvres hors de ces territoires doivent se faire sans violence et avec prudence » notait Herzl.

Benny Morris explique encore : « Le déplacement des 700 000 Arabes qui devinrent des « réfugiés » – je mets le mot entre guillemets, car deux tiers d’entre eux furent déplacés d’une partie de la Palestine à une autre, et non de leur pays (ce qui est la définition habituelle d’un réfugié) – ne fut pas un « crime racial » (David Landy, 24 janvier), mais le résultat d’un conflit national et d’une guerre, à connotations religieuses, d’un point de vue musulman, déclenchée par les Arabes eux-mêmes ».

« En 1948 ce sont ses voisins arabes et les Arabes de Palestine qui ont déclaré la guerre au yishuv (NDLR : foyer national juif). Mais, étant donnée la détermination des Arabes à empêcher la fondation d’un État juif, ainsi que l’imbrication des populations en Palestine, il n’y avait aucune chance pour le yishuv de donner naissance à un État juif sans des déplacements de populations. Sans cela, même doté d’une faible majorité juive, un nouvel État juif comportant en son sein une grosse minorité d’opposants eût été ingérable », explique Benny Morris.

La « Guerre d’Indépendance », comme l’appellent les Israéliens, n’a pas commencé en mai 1948 mais, fin novembre 1947 à la suite du vote aux Nations-Unies de la résolution 181. Le 14 mai 1948, le jour de la déclaration de l’Etat d’Israël, près de 2 000 Israéliens étaient morts durant les hostilités, parmi les 5 800 morts qu’a coûté cette guerre à Israël (soit près de 1% de la population juive de Palestine/Israël, qui comptait environ 650 000 âmes).

image: http://jforum.fr/wp-content/uploads/2017/02/arme%CC%81es-arabes-1948.jpg

En juillet 1937, la commission royale Peel propose déjà le partage de la Palestine en deux Etats, juif et arabe. Lord Peel a suggéré un transfert (volontaire ou forcé) de la plus grande partie des populations arabes établies sur le territoire attribué au futur État juif vers le territoire attribué aux Arabes. Officiellement, il s’agissait d’une solution d’« échange de populations ».

L’historienne Anita Shapira note dans son ouvrage, L’Epée de la colombe, que dans les années 1940, « David Ben Gourion, s’opposait à un transfert de populations imposé par la force », un tel projet était à son sens « rien de plus que châteaux en Espagne ». Ben Gourion estimait en effet que le manque de volonté et compte tenu des divergences importantes qui subsistent entre juifs et arabes, un accord ne pourrait être imposé que par la force.

L’idée du transfert ou d’échange de population a été initiée entre la Turquie et la Grèce après la Première guerre mondiale. En 1975, On estime à 200 000 le nombre de Chypriotes déplacés lors de l’invasion Turque. Durant la guerre, les Russes évacuent les Allemands de la Volga, les Tchèques forcent la population allemande à quitter le Sudètes, etc. Toutes les guerres ont engendré un déplacement de populations et des réfugiés, la majorité a été prise en charge par des Etats « humanistes ». La Ligue arabe a refusé l’installation des réfugiés dans des pays arabes. Elle a besoin du problème des réfugiés installés dans des camps précaires afin de maintenir la cohésion arabe contre Israël

Le débat juridique

Le professeur Yoram Dinstein[2] explique que l’idée du droit au retour n’est pas née des conventions internationales, mais, basée sur l’article 13-2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme[3], adoptée par l’Assemblée générale de L’ONU le 10 décembre 1948. Aucun pays ne s’est opposé à cette déclaration, 5 pays se sont abstenus, parmi eux l’URSS et l’Arabie Saoudite. En 1968, au Congrès international de Montréal, les Etats ont déclaré une fois encore, leurs volontés de respecter la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

L’article 13-2 initie une vive polémique entre Israéliens et Palestiniens concernant la responsabilité d’Israël et l’application du droit au retour aux réfugiés palestiniens. Le débat s’est installé autour du commentaire du texte de l’article 13-2 : « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». Le débat divise Israéliens et Palestiniens sur la notion du terme « son pays ». Selon la perception Palestinienne, explique Dinstein, le terme « son pays » s’exerce sur le pays de naissance de la personne, sans limite dans le temps ni de frontières territoriales, qui ont pu être élaborées depuis sa naissance et le temps présent.

Selon la conception israélienne, les Arabes qui ont quitté « leurs pays » l’ont fait avant le 15 mai 1948, date de la création de l’Etat d’Israël. Le droit qui pouvait leur être acquis selon l’article 13-2 ne peut être exercé car le pays de référence était à l’époque le mandat britannique. Ce pays n’existe plus, il est remplacé par l’Etat d’Israël, ne faisant pas référence dans l’application de cet article. Des divergences sont installées aussi concernant la partie du territoire de la Cisjordanie correspondant au mandat britannique avant le conflit, un territoire issu des lignes de cessez-le- feu et des accords de Rhodes après le 15 mai 1948 et annexé par le parlement jordanien en 1951. Le déplacement de personnes lors d’une guerre est souvent inévitable. Le système juridique après une guerre ne peut répondre toujours à des revendications personnelles dans le cadre d’une redistribution territoriale.

Dinstein explique que Le droit au retour selon la perception israélienne, faisant référence au retour vers le « pays de sa nationalité », droit adopté et exercé par tout pays moderne de nos jours. Les dits réfugiés n’ont guère la nationalité israélienne et ne peuvent donc prétendre a un quelconque droit au retour vers Israël, droit qu’exercent dans la pratique plus d’un million d’Arabes détenteurs de la nationalité israélienne et résidant en Israël.

La formulation de cet article 13-2 a été élaborée trois ans après la fin de la Deuxième guerre mondiale, faisant référence aux Allemands qui résidaient avant la guerre dans les Sudètes. Cet article a donné à la Tchécoslovaquie et à la Pologne l’appui international de ne pas permettre aux Allemands qui n’étaient pas citoyens de ces pays de revenir dans ces régions. A noter que lors de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ni l’Allemagne, ni Israël n’étaient membres de l’ONU, le problème palestinien n’existait guère non plus.

Le 25 janvier 1946, a commencé le transfert des Allemands des Sudètes depuis la Tchécoslovaquie. Le premier train amenant des Allemands expulsés est arrivé à la gare de Furt im Wald, en Bavière.  Avant la Deuxième Guerre mondiale, 3 477 000 Allemands vivaient sur le territoire de la Tchécoslovaquie. Selon les données du ministère allemand pour les Affaires des expulsés, 2 921,000 Allemands des Sudètes qui ne pouvaient pas prouver leurs attitudes anti-hitlériennes ont été transférés, à la fin de la guerre. D’autres 170,000 antifascistes allemands sont partis sans y être obligés.

Ce qui est intéressant dans « l’affaire de Sudètes » est la décision de la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg, qui déboute les Allemands des Sudètes de la plainte déposée contre Prague par une petite centaine d’entre eux désirant récupérer les biens confisqués à leur famille après l’entrée en vigueur des décrets du président Benes.

Le 13 décembre 2005, le juge strasbourgeois a déclaré cette plainte irrecevable, il décide donc qu’il n’y aurait pas de restitution ni de compensation pour les Allemands des Sudètes. D’abord parce que les possibilités de recours juridiques en République tchèque n’ont pas été épuisées, mais aussi parce qu’elle n’était pas en conformité avec la Convention européenne des droits de l’Homme. 60 ans après un déplacement massif et intentionnel d’une population, le droit au retour et la demande de compensation pour des biens détruits ou confisqués n’entrent pas automatiquement dans le cadre des procédures juridiques afférant à la Convention internationale des Droits de l’Homme, ni ne sont inéluctablement condamnables par les tribunaux.

Ruth Lapidoth, Professeur de droit international, affirme que ni les conventions internationales, ni les principales résolutions de l’ONU, ni les accords conclus entre les parties ne confèrent aux réfugiés palestiniens un droit au retour automatique en Israël. Une comparaison entre ces divers textes et l’examen des débats autour du droit au retour qui traitent de la liberté de mouvement, mène à la conclusion que le droit au retour est réservé exclusivement aux ressortissants d’un Etat. La clause la plus universelle est insérée dans la Convention internationale sur les droits civils et politiques de 1966, stipulant : « Personne ne peut être privé arbitrairement du droit de pénétrer dans son propre pays ». Ce droit des ressortissants, explique Ruth Lapidoth, n’est pas absolu, mais peut être limité sous réserve que les raisons du refus ou de la restriction ne soient pas arbitraires. La question se pose de savoir qui dispose d’un droit au retour et quelle sorte de relation doit exister entre l’Etat et la personne qui souhaite revenir.

Selon Stig Jagerskiold, dans la Convention internationale de 1966, le droit au retour ou le droit de pénétrer dans son pays s’applique aux personnes revendiquant ce droit à titre individuel. Il ne s’agit aucunement ici des prétentions d’un grand nombre de personnes ayant été déplacées par suite d’une guerre ou de transferts politiques de populations, la réinstallation des minorités allemandes d’Europe orientale pendant et après la Seconde Guerre mondiale, la fuite des Palestiniens de ce qui est devenu Israël, ou le mouvement des Juifs des pays arabes.

Le paragraphe 11 de la Résolution 194 adoptée par l’Assemblée générale, le 11 décembre 1948, est une résolution majeure traitant des réfugiés. Bien que la Ligue Arabe a initialement rejeté cette résolution de même que la résolution 181 (plan de partage novembre 1947), elle revient à la charge et s’attelle à ce texte le considérant comme une reconnaissance d’un droit au retour pour les Palestiniens. Tandis que le texte de cette résolution ne fait aucune mention ni allusion aux Palestiniens, car c’est une notion politique qui n’est révélée qu’en 1974.

Ce paragraphe annonce : « [L’Assemblée généraledécide que les réfugiés désireux de retourner dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient être autorisés à le faire aussitôt que possible, des indemnités à titre de compensation devront être payées pour le bien de ceux qui choisiront de ne pas revenir, et pour tout bien perdu ou endommagé causé en vertu des principes du droit international ou de l’équité, cette perte ou ce dommage devra être réparé par les gouvernements ou les autorités responsables ». Rien, dans cette déclaration ne fait allusion à un « droit au retour » ni ne mentionne le nom d’Israël comme responsable du problème des réfugiés, ni n’indique la citoyenneté des réfugiés.

L’analyse de ce texte laisse comprendre que ce paragraphe ne reconnaît aucun « droit », il ne fait qu’exprimer une recommandation. Il propose que les réfugiés soient autorisés à revenir dans leurs foyers. Cette autorisation est soumise à deux conditions : que les réfugiés souhaiteraient revenir à leurs foyers et qu’ils vivent en paix avec leurs voisins. Jusqu’à présent, ces deux conditions n’ont jamais pu être réunies en même temps.

Ruth Lapidoth rappelle qu’en vertu de la charte des Nations unies, l’Assemblée générale n’est pas autorisée à adopter des résolutions contraignantes à l’encontre de ses membres, sauf pour certaines questions budgétaires et pour son propre règlement interne. La référence aux principes du droit international ou de l’équité ne s’applique qu’aux indemnités et ne concerne pas l’autorisation du retour. Toutefois, ce texte ne précise guère de quels réfugiés il s’agit, ni les gouvernements ou les autorités responsables de leurs déplacements. Le Conseil ne propose pas de solution spécifique, ni ne limite la clause aux réfugiés arabes ou juifs, probablement parce que la question des indemnités aux réfugiés juifs des pays arabes mérite également un « règlement équitable ».

Le droit au retour pour les Palestiniens est au centre des multiples débats allant généralement toujours dans le même sens : les réfugiés palestiniens doivent retourner dans leurs foyers en Israël, le droit au retour est un « droit inaliénable et non discutable, ce que beaucoup appellent « La tactique du gros mensonge »‎.  Cette idée a été mise en avant dans de nombreuses lettres et opinions publiées par ‎les médias, et ce qui est remarquable, c’est qu’elle accorde aux Palestiniens un « droit » dont n’a bénéficié‎ aucun autre réfugié au cours de l’histoire. Chose que la plupart de ceux qui se sont ‎exprimés sur ce sujet ignorent ou alors, ils font passer leurs désirs pour une réalité indéniable. Mais que tant de gens bien intentionnés puissent colporter sans réfléchir, comme des perroquets, ce ragot selon lequel le « rapatriement » de réfugiés constitue un « droit inaliénable », est une preuve ‎supplémentaire de l’efficacité de la tactique bien connue qui consiste à dire de « gros mensonges« , et ‎selon laquelle l’on finira par croire n’importe quel histoire, aussi monstrueuse soit-elle, si on le répète ‎suffisamment de fois. ‎Or, s’il est un mensonge réfutable, c’est bien celui qui consiste à alléguer le « droit au retour » à des réfugiés.

Il faut savoir que l’Assemblée générale de l’ONU à crée par la résolution 302 du 8 décembre 1949, une agence d’aide spécialement pour les réfugiés palestiniens : l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency). Les réfugiés palestiniens deviennent alors les seuls réfugiés au monde à bénéficier d’une agence d’aide exclusive et ne pas dépendre du Haut Commissariat aux Réfugiés.

Les réfugiés juifs venus du monde arabe ont été entièrement ‎intégrés en Israël. ‎Ce n’est pas le cas des pays arabes dans lesquels les réfugiés sont installés. Seule la Jordanie leur a accordée la citoyenneté, mais, nul ne les aide à sortir des camps.‎ l’Autorité palestinienne n’a pas dépensé un seul centime sur les millions de dollars qu’elle a reçus de l’Europe et les USA pour améliorer les conditions de vie des réfugiés.

Israël comme Etat, ne peut et ne trouve aucune raison logique de reconnaître une quelconque responsabilité dans ce que les Palestiniens ont l’habitude d’appellent la Nakba. La stigmatisation d’Israël ne fait qu’accentuer la manipulation arabe qui consiste à délégitimer son existence par tous les moyens et avec une imagination en accroissement permanent.

 

Par Claude Tencer Historien, chercheur sur l’histoire du conflit israélo-palestinien, docteur en Communication, Civilisations et médias.

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[1] Albert Hourani « Histoire des peuples arabes », Edition du Seuil, Paris, 1993

[2] Yoram Dinstein est professeur de droit international humanitaire, mondialement écouté et ancien président de l’Université de Tel-Aviv (Israël).

[3] Elaborée par André Cassin aidé par ‎Eleanor Roosevelt la veuve du président de l’USA Théodore Roosevelt. René Cassin (Bayonne 1887 – Paris 1976) est l’un des fondateurs de l’Union Fédérale des anciens combattants et victimes de guerre. De 1924 à 1936, il préside le ‎Conseil supérieur des pupilles de la Nation. Délégué à la société des Nations, il refusa de siéger à Genève après sa dénonciation publique des accords de Munich. En 1940, il fut l’un des conseillers du Général De Gaulle et rédigea les accords définissant les relations de la France Libre et de l’Angleterre. Il devint secrétaire ‎permanent du Conseil de défense de l’Empire, et, en 1943, Président du Comité juridique du Gouvernement provisoire d’Alger. A la libération, il est nommé vice-président du Conseil d’état. Il participa à la création de l’ENA, dont il présidera le Conseil d’administration jusqu’en 1960. Il soutient l’installation du siège de ‎l’UNESCO à Paris. Délégué de la France à l’ONU, il est le principal inspirateur et rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Au Conseil d’état, à l’Institut, au Conseil constitutionnel, à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, à l’Institut international du droit des pays d’expression française, René Cassin, Compagnon de la Libération, accumule les titres et les tâches qui lui vaudront en 1968 le Prix Nobel de la Paix.
En savoir plus sur http://jforum.fr/droit-au-retour-des-palestiniens-le-gros-mensonge-tient-bon.html#3jc8XRAsQhY0Y07e.99

Israël, la Palestine et le droit international – Michel Gurfinkiel

Source : Israël, la Palestine et le droit international – Michel Gurfinkiel

 

Excellente compilation de tous les éléments de droit que nous connaissons, souvent par bribes !

Mais la question essentielle est « comment une institution internationale peut prendre des décisions contraires au droit international » ?

Cette question est bien entendu valable non seulement pour l’ONU mais pour toutes ses « dépendances » (Unesco et cie) également pour l’UE et on ne parle pas de nombreux pays dont la France qui par exemple interdit légalement le boycott mais admet sous différentes formes celui d’Israël

Nous n’allons pas remonter à St Paul qui a abrogé la Loi (ce qui a permis de la remplacer par les  sentiments) mais ce qui se  passe actuellement dans tous les domaines législatifs semble furieusement en découler –

Toujours est-il  que de telles aberrations ont une origine que nous connaissons parfaitement :

il faut se rappeler l’amour des socialistes et de leurs ancêtres pour les sentiments qui permettent d’outrepasser non seulement les lois mais aussi les constitutions,

 

et en ce qui concerne les institutions internationales, la progression des pays musulmans notamment de l’OCI dans la mise en œuvre de leur coup d’état (qu’ils appellent jihad) sur l’occident et ses institutions surtout internationales nous démontre bien entendu que les bédouins sont bien plus futés que nos abrutis de dirigeants !

 

Ainsi les excès de zèle de ceux qui croient en humant l’odeur du sang, que la cause est entendue et que la curée peut commencer, ont naturellement produit cette résolution de l’ONU et ils donnent raison à tous ceux qui, comme moi, pensent que chaque évènement est porteur d’un aspect métaphysique –
– que cette affaire illégale se passe à l’ONU, première des institutions internationales du monde

– qu’elle soit portée par un président de la première puissance du monde et son ministre qui outrepassent des lois internationales qu’ils ne peuvent ignorer – et on ne parlera pas des autres pays européens-

– que toute cette scène qui se passe sur le devant de la scène internationale, relayée partout par la presse mondiale et tous ces masques qui n’en finissent pas de tomber,

 

Tout cela arrive comme un cadeau du ciel pour Israël et  le cavalier blanc TRUMP  bien décidé à nettoyer ces écuries  porté non seulement par son peuple mais aussi par les autres peuples vomissent l’islam à plus de 70% et qui découvrent effarés l’ampleur de ce complot djihadiste mondial !

c. de paillette

Avant le gibier de potence était pendu… | Riposte Laïque

Aurélien, 15 ans, fils de Carla Bruni, a été agressé par des bandits qui lui ont volé son téléphone. Aurélien a la chance d’avoir des parents qui portent plainte et savent où aller exprimer leur dé…

Source : Avant le gibier de potence était pendu… | Riposte Laïque

Avant le gibier de potence était pendu…

Publié le 4 décembre 2016 – par 25 commentaires – 2 133 vues

cordependaisonAurélien, 15 ans, fils de Carla Bruni, a été agressé par des bandits qui lui ont volé son téléphone.

http://www.purepeople.com/article/carla-bruni-son-fils-aurelien-petit-youtubeur-passionne-qui-cartonne_a185032/1

Aurélien a la chance d’avoir des parents qui portent plainte et savent où aller exprimer leur déplaisir. Mais, ceci n’est pas un simple commérage «pipel». Avec ce téléphone ces bandits possèdent les numéros, noms et coordonnées de toute la junior-zélite-sphère autour d’Aurélien. C’est pas rassurant. Aurélien et ses copains  vont-ils devoir sortir avec un garde du corps?

Dès que quelqu’un s’exprime, il reçoit des menaces de mort et doit être protégé. Ça fait quoi ? 20 policiers par personne protégée ? Il y en a combien dans ce cas ?

Des gangsters arrêtent les Bentley des princes et princesses arabes et leur dérobent des millions de dollars, bijoux et autre précieusetés ?

Des chanteuses sont dévalisées dans leur chambre d’hôtel ?

Dès qu’un VIP arrive sur le sol français faut-il lui assigner une escorte ?

Les juifs se font tabasser parce qu’ils portent leur kippa, leurs écoles sont agressées et leurs enfants massacrés. Autour de la synagogue de Bruxelles, il y a des voitures de police et des policiers qui ont le doigt sur la gâchette. Ça n’a pas protégé le musée juif. Tous les juifs et institutions juives vont-ils devoir s’entourer de bodyguard ?

Des églises vandalisées et un curé égorgé ; toutes les églises vont-elles devoir s’entourer de grillages électrifiés ? Sans parler des attentats qu’on n’oublie pas !

Les bus de touristes chinois sont dévalisés. Va-t-on leur fournir des escortes ?

Les pickpockets dérobent les touristes ? Pour sauver le tourisme va-t-on devoir créer des unités spéciales ? Mais les touristes vont-ils apprécier les vacances sous bonne garde comme si c’étaient eux les criminels ?

N’importe quelle superette, imprimerie ou home risque de voir surgir une équipe de desperados qui met tout à feu et à sang ?

A la campagne, on vole des moutons, on retrouve la vache et de son veau il ne reste que la peau, les intestins et les os, les réservoirs d’essence sont siphonnés, les machines agricoles volées, les récoltes razziées… Les agriculteurs vont-ils devoir labourer leurs champs sous escorte ou avec une «sulfateuse» en bandoulière comme dans les kibboutz ?

Les commissariats sont attaqués, les policiers brûlés dans leur véhicule et égorgés à leur domicile. A quand la brigade de police spécialisée dans la protection de la police ?

Faites l’inventaire des violences qui jadis étaient impensables: attaques de cabinets de médecins, services hospitaliers, ambulances, pompiers… Même les communautés étrangères règlent leurs comptes et c’est le contribuable qui paie la facture du maintien de l’ordre et des dégâts.

Les sociétés de gardiennage ont de l’avenir.  La question: “combien ça coûte ? Et qui paie ? »

A ce point la société se divise en trois secteurs: les bandits, les gens normaux et les gardes du corps qui protègent les gens normaux. Ne serait-il pas plus rationnel d’éliminer les bandits ?

Eliminer ça veut dire quoi ? Les mettre en prison au frais du contribuable qui non seulement est leur victime mais en plus doit payer leur séjour ? Dès qu’ils sortent de prison ils repartent pour un tour ce qui ramène tout à la case départ… On peut fort bien remplacer les subventions par la construction de prisons dans le Tiers Monde pour permettre aux délinquants allochtones d’y purger leurs peines en fullimmersion dans leurs racines qu’ils aiment tant. Cela libèrerait des places pour les sauvageons autochtones.

Dans le bon vieux temps que faisait-on ? Le gibier de potence était pendu… les moins graves étaient envoyés au bagne. Mais aujourd’hui ?

On était arrivé à un niveau de civilisation qui avait permis d’abolir la peine de mort. Mais là on fait un énorme bond en arrière dans la qualité du banditisme alors qu’on ne dispose plus ni de la potence, ni du bagne, ni de la peine de mort… ni même du pilori…

Que faisait-on du temps des attaques de diligences, trains et saloons ? Ben chacun sortait son flingue et la question se réglait sans gardes du corps car chacun gardait soi-même son propre corps… Si l’Etat n’a pas les moyens de protéger chaque citoyen, allons-nous finir par ne plus  sortir sans notre flingue ? Comme en Israël où les déséquilibrés  sont neutralisés par les passants.

Notez que c’est aussi de la création d’emplois: sociétés de gardiennage, fabrication d’armes avec modèle viril pour hommes, élégant pour dames et luxe pour sac à main, aux couleurs trendy pour ados… Idem pour les polygones de tir avec buvette et club house, salons et restaurant, équipe de cuisiniers et serveurs, avec instructeurs, coach et directeurs de conscience… salle de sport et de méditation car le tir c’est pas une mince affaire, c’est un way of life multidisciplinaire… “Rendez-vous pour un brunch à mon  club…”  Et tous les accessoires! lunettes, pantalons en tissu spécial, vestes avec empiècements en cuir, housses pour fusils et bandoulières “fastDraw”… grand choix de gammes, couleurs et qualités… colis cadeau pour les fêtes. Ça en fait des emplois…

Donc nous savons que monsieur Fillon est bien parti pour devenir le petit père de la nation… Mais d’ici à la décision finale en mai, il va encore y avoir des centaines de débats et de meetings pendant lesquels poser les questions précises et directes: “M. / Mme Untel, si vous êtes élu(e), allez-vous éliminer (au sens premier du terme) les bandits ou bien préconisez-vous que les citoyens s’en chargent ? Non, non, ne louvoyez pas: allez-vous oui ou non mettre ces individus définitivement hors d’état de nuire ? Non, non, ne louvoyez pas: qu’est ce que vous promettez de concret pour un bandit qui braque une bijouterie ? un assassin qui tue une personne ? un gangster qui renverse un policier ?”

Tôt ou tard les agressés vont en avoir assez d’être agressés et finiront par agresser avant d’être agressés – légitime défense – A qui la faute ?

Il y a un autre volet sur le même thème : si le prochain gouvernement s’en prend aux vrais méchants, va-t-on rejuger les méchants qui avaient été relaxés et réhabiliter les gentils qui avaient été condamnés idéologiquement ? Avec les Jallamion, Tasin, Cassen, Zemmour et beaucoup d’autres, il y a comme une ambiance Dreyfus qui flotte dans l’air…

Approfondissons: ce nouveau gouvernement va-t-il abroger toutes les lois et directives qui ont enfoncé le pays là où il est ? Entre autres dans la statistique TIMSS 2016

http://www.telegraph.co.uk/education/2016/11/29/revealed-world-pupil-rankings-science-maths-timss-results/ qui montre les élèves français au fond du panier de crabes en science et maths alors que les asiatiques sont en tête et que même les petits flamands se placent en 11ème  position.

Approfondissons encore. Si on veut combattre la délinquance et rétablir la compétitivité, en tout premier lieu, c’est par l’éducation, l’instruction et la formation qu’il faut commencer.

Donc la question devient: “Si vous êtes élu(e) votre priorité immédiate va-t-elle être de chambouler l’éducation nationale ?”

Attention ! De plus en plus de personnes prédisent que c’est le prochain quinquennat qui va être pour rien… on va encore perdre 5 ans…  Buisson dit même qu’il a fallu des siècles avant que les idées de la Révolution n’aboutissent.

 

https://www.youtube.com/watch?v=8enUeLapB1s

Avons-nous le temps d’attendre des siècles ?

Tout dépendra de ce que les électeurs vont exiger des candidats avant l’élection.

La force des citoyens c’est d’aller aux meetings, prendre la parole, poser les questions directes et exiger les réponses sans ambigüité. Les politiques doivent mesurer la détermination du Peuple, sinon c’est reparti pour 5 ans de quinquennat pour rien.

Il faut même renverser la vapeur des primaires. L’électeur ne doit pas attendre que les candidats proposent un programme mais au contraire ce sont les citoyens qui doivent dire ce qu’ils veulent et les politiciens doivent se proposer pour exécuter la volonté du Peuple. Comme quand on demande un devis : « Voilà le travail qu’il faut faire, vous qu’est ce que vous proposez et à quel prix ? »

Le Peuple doit ôter aux politiciens l’idée que c’est eux qui proposent des « options » et bien leur faire comprendre qu’au contraire c’est le Peuple qui pose ses exigences et n’accordera son vote qu’à celui qui garantira le bon plan.

Anne Lauwaert

Comment Fillon peut-il exécuter ses « réformes radicales » ?

Comment Fillon peut-il exécuter ses « réformes radicales » ?

Publié le 28 novembre 2016 dans Politique

Durant sa campagne des primaires, François Fillon a promis des « réformes radicales » et une « thérapie de choc » pour la France. Mais comment pourrait-il transformer une économie très socialisée en une économie de marché ?

Par Bertrand Lemennicier.

stalin by masha krasnova-shabaeva (CC BY-NC-ND 2.0)

Le débat qui a opposé les deux finalistes de la primaire à droite, Alain Juppé et François Fillon, illustre un problème classique d’exécution d’un programme politique. Dans les années 1990, ce problème a été le cauchemar des hommes politiques des pays de l’Est, après l’effondrement de l’Union Soviétique. Transformer une économie planifiée et très socialisée en une économie de marché ne s’est pas fait sans douleur.

À court terme, la réforme diminue transitoirement le niveau de vie. Les fruits de ce sacrifice permettront dans le long terme d’assurer une croissance permanente du niveau de vie. Comme tout investissement, cette politique est risquée. Les hommes politiques de ces pays en transition, comme celles des pays occidentaux ayant fait une transition entre un modèle d’économie socialiste ou social-démocrate vers une économie de marché, ont-ils réfléchi à la façon dont il fallait réformer le pays pour minimiser les coûts transitoires attendus ? La réponse tient en quelques principes entre lesquels il faut arbitrer.

Les principes de la transition

Le premier principe est de savoir si la réforme doit être menée sous forme graduelle ou sous forme de thérapie de choc. Le deuxième principe est de savoir si cette transition se fait dans un régime démocratique ou autocratique. Enfin, le troisième principe consiste à savoir comment penser cette transition : faut-il façonner les nouvelles institutions d’une manière constructiviste (ou planifiée) en se transformant en ingénieur social ou au contraire en laissant les individus créer spontanément les institutions compatibles avec les nouvelles règles du jeu du nouveau modèle social ?

Les deux tableaux suivants illustrent ce dilemme pour deux transitions : celle en direction du marché ou celle en direction d’une économie réglementée où des pans entiers de l’économie sont collectivisés, et/ou nationalisés.

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Les transitions vers le socialisme se sont toujours faites dans un processus autocratique : le C.N.R. en 1943 et l’application de son programme en 1946 dans le cadre d’un gouvernement provisoire issu de la guerre, ou encore sous la Ve République. Quand François Mitterrand arrive au pouvoir, la transition vers le socialisme s’opère par une thérapie de choc contrairement à Salvador Allende au Chili qui prend le pouvoir dans un régime parlementaire.

Alain Juppé se voulait pragmatique et voulait faire une transition en procédant par ordonnances et 49.3, sans remettre semble-t-il en cause les privilèges légaux des groupes de pression (par exemple syndicaux) qui facilitent la réaction des groupes de pression. À l’inverse, François Fillon choisit la thérapie de choc en exploitant au mieux le caractère démocratique de la Ve République (utilisation du referendum) et il semble prêt à remettre en cause les privilèges légaux des groupes de pression pour affronter les syndicats ouvriers lors de la déréglementation de ce marché et son ouverture à la concurrence.

Pour illustrer la thérapie de choc, prenons la métaphore suivante. Vous êtes atteint de manière permanente d’arythmie cardiaque. Le cardiologue vous propose un traitement graduel médicamenteux ou un traitement radical : un choc électrique qui arrête les battements de votre cœur et les relance instantanément. Après ce choc, le rythme cardiaque redevient normal. L’électrochoc est efficace sur l’arythmie cardiaque mais aussi sur le cerveau pour les dépressifs. C’est un constat empirique. En revanche, avec le traitement chimique reposant sur le gradualisme, la réussite est moins assurée et les épisodes d’arythmie sont récurrents. Il en irait de même avec une économie.

Le rythme de la croissance du pays s’arrête et devient négatif à court terme, 2 ans en moyenne. Il redémarre à un rythme plus élevé avec un profil temporel plus stable et un niveau de vie plus élevé. Là encore l’expérience des transitions dans les pays de l’Est confirme ce constat empirique sur les thérapies de choc. Ce choix pourrait être considéré comme pragmatique en se fondant sur son efficacité empirique. La question qui vient à l’esprit est alors la suivante : pourquoi les hommes politiques n’adoptent-ils pas cette technique de transition ?

La thérapie de choc peut être menée aisément dans un cadre autoritaire, c’est beaucoup plus compliqué et risqué dans le cadre démocratique où les groupes de pression peuvent assez impunément s’opposer à la transition (expérience de Madame Thatcher avec le syndicat des mineurs mené par Arthur Scargill). Il faut alors penser la transition dans ce cadre démocratique et prévoir assez tôt une stratégie pour circonvenir les oppositions.

Les exemples abondent. L’affaire du CPE sous le gouvernement de Villepin et la tentative récente de réformer le marché du travail sous le gouvernement du Premier ministre Valls illustrent ce phénomène. Il a échoué pour deux raisons : la majorité dont il dispose est divisée et la réforme n’a pas été menée avec une stratégie d’affrontement ou de contournement de ces groupes de pression, mais au contraire en essayant d’obtenir leur consentement et leur participation à la mise en œuvre de la réforme.

La leçon est simple, il faut impérativement disposer d’une majorité unie pour faire passer des lois qui suppriment tous les privilèges exorbitants des groupes de pression représentant des intérêts particuliers (Loi Auroux, par exemple) et préparer une stratégie d’affrontement avec ces groupes de pression en abolissant leurs privilèges (financement, immunité de fonction, et droit de grève).

La Ve République, qui est un régime présidentiel où tous les 5 ans, le système politique concentre quasiment tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme (si la majorité parlementaire est de la même couleur politique que celle du Président), offre un cadre où une transition par la thérapie de choc est parfaitement réalisable comme la transition au socialisme sous Mitterrand l’a démontré avec le gouvernement Mauroy.

Les instruments de la transition

Toute transition au marché n’est qu’un art de l’exécution. Les maîtres mots sont : privatisations, stabilité monétaire, déréglementation et ouverture au commerce international.

Il est plus difficile de privatiser que de nationaliser, de stabiliser la monnaie1 que de dévaluer, de réglementer que de déréglementer ou encore de taxer les transactions internationales que de les supprimer.

Il existe une profonde asymétrie entre une transition au socialisme et une transition à l’économie de marché. La transition au socialisme à court terme apporte des bienfaits, mais devient néfaste à long terme sur tous les plans économiques et sociaux, et ce d’une manière permanente. Mais la démocratie majoritaire crée des obstacles endogènes à une transition au marché. Les hommes politiques, dont l’horizon se limite à la prochaine élection, ont toujours une vision à court terme : celle de la prochaine élection. Ils préfèrent une transition vers le socialisme ou l’étatisme qui procure des bénéfices à court terme et différer à d’autres générations d’élus le soin de la faire.

L’existence d’un étatisme de droite et d’extrême droite néo-conservateur et d’une gauche révolutionnaire socialiste et étatiste résulte de la forme des institutions démocratiques dans lesquelles les hommes politiques et leurs électeurs évoluent. Le Français moyen et ou médian (y compris les institutions médiatiques, presse, télévision, réseaux sociaux sur le web qui jouent un rôle crucial dans la formation de fausses croyances et superstitions) a une réticence, bien répertoriée par les enquêtes statistiques, à l’égard d’une économie de marché (d’autant plus qu’ils sont fonctionnaires de l’Éducation nationale ou journalistes des grands médias) qui résulte la plupart du temps de fausses croyances sur son fonctionnement, véhiculées par l’Éducation nationale, les médias et le cinéma.

Une grande partie de la transition de la France à une économie de marché n’a pas été faite par les hommes politiques français, ni avec le consentement des électeurs français, mais sous l’impulsion de la construction d’un État européen dont l’un des objectifs est l’intégration économique et monétaire européenne : la stabilisation financière est assurée par une banque européenne, la BCE, indépendante normalement des pressions des hommes politiques ; les privatisations et déréglementations des grands services publics ont été imposées par la communauté européenne via les autorités administratives de la concurrence européenne sur lesquelles les hommes politiques français ont peu de prise. Par ailleurs l’intégration européenne a ouvert la France à la mobilité des personnes et des capitaux vers des cieux plus cléments. La construction européenne, dans un cadre peu démocratique, a fait plus pour la transition à une économie de marché que nos propres hommes politiques.

Les limites et le rôle de l’État

La France détient le record du ratio dépenses publiques, transferts inclus, sur le Produit National Brut, 56,3% contre 43,2% au Royaume Uni, 44% en Allemagne, 35% en Australie et 37,8% aux États Unis2. Si l’on sépare les dépenses de transfert et prestations sociales des dépenses régaliennes, le point de vue change. En 2015, le poids des transferts (prestations sociales comprises) est de 32,5% du PIB alors que les dépenses de fonctionnement de l’État atteignent seulement 20,2% du PIB et les salaires des fonctionnaires pèsent 12,8% du PIB. Diminuer le poids de ces deux catégories de dépenses nécessite deux stratégies distinctes : externalisation et privatisation, réorientation des objectifs et du rôle de l’État.

Réduire la taille de l’État proprement dit et de sa bureaucratie implique l’externalisation et/ou la privatisation pure et simple des services régaliens (police, justice, armée) et non régaliens (poste et télécoms, électricité, transports aériens ou ferroviaires, infrastructures, éducation, universités comprises, et santé pour en nommer quelques-uns dont on a oublié que certains d’entre eux étaient des services publics il y a quelques années). Cette politique a été entamée graduellement avec la R.G.P.P. via l’externalisation et le recentrage dans le cœur du métier des bureaucraties au service de l’État.

Diminuer les effectifs des fonctionnaires (5 millions dont plus d’un million dans l’Éducation nationale) n’est pas la solution pour réduire de façon permanente le nombre de fonctionnaires. Pour cela il faut supprimer leur statut de privilégié3 (comme en Suisse ou Nouvelle Zélande). Réforme qui ne coûte rien et qui met sur le même pied d’égalité les personnels des emplois publics avec ceux du secteur privé. Elle rend inutile les concours d’entrée dans ces emplois, elle ferme les accès de l’État aux chercheurs de rente et elle diminue la puissance des syndicats de fonctionnaires puisqu’ils sont implantés essentiellement dans ce secteur protégé de la concurrence4.

La deuxième stratégie est beaucoup plus délicate à mener. Il s’agit de réorienter les objectifs de l’État en dégageant la protection sociale du modèle de solidarité intergénérationnel par répartition imposé d’une manière non démocratique avec le pacte communiste et gaulliste de 1943. La recette est connue. Il s’agit de procéder à une transition vers un système de capitalisation. Mais cette transition nécessite un art de la politique consommé pour contourner les groupes de pression qui vivent de ce système de répartition.

Fédéralisme et compétition entre États locaux

Il ne faut pas être dupe de la nature de l’État. Il suit sa loi propre. Cette institution qui détient le monopole « légitime » de la violence sur un territoire repose sur deux principes simples : extension du pouvoir et concentration de celui-ci entre les mains de quelques-uns. Pour rompre ce processus et avoir une idée de la taille « optimale » d’un État en termes de dépenses et recettes publiques, il faut enclencher un processus de fragmentation des États en plus petites entités sous forme de gouvernements locaux5. Chaque entité est mise en concurrence avec les autres en matière fiscale et de production de biens collectifs par ce que l’on appelle le vote avec ses pieds. En laissant la possibilité à chaque gouvernement local de « se marier » (intégration, union) avec une autre ou d’en divorcer (sécession) naît un certain nombre d’États de dimensions variées.

Cette compétition entre États locaux limite le rôle des gouvernants en matière de législation à propos des questions sociétales. Le vote avec ses pieds limite considérablement les tensions et conflits ouverts entre groupes d’individus aux idéologies et morales différentes qui désirent imposer à tous leur vision de la vie en société. Dans certains États locaux, les A, les citoyens votent pour faire cesser toute législation en matière sociétale. Dans d’autres, les B, la majorité impose aux gouvernants une législation (l’interdiction de l’avortement, du mariage gay, de la G.P.A. etc.).

De ce fait la minorité est opprimée et cherche soit à modifier la loi par des pressions sur l’opinion publique en attisant les conflits, soit émigre dans un État local où le mariage gay, la G.P.A. ou l’avortement sont autorisés6.

Sur le web

  1. Si l’on juge qu’il faut une monnaie centrale avec un monopole d’émission et un cours forcé, ce qui n’a rien d’évident, excepté pour des raisons d’illusion fiscale.
  2. Philip Booth, 2016, Taxation, Government Spending and Economic growth, IEA, London, p.2.
  3. Dès qu’un fonctionnaire part à la retraite et dès qu’il est remplacé par une nouvelle embauche, le nouveau est recruté avec un contrat de droit commun.
  4. Les candidats de droite manifestement préfèrent réduire les effectifs ou les ré-allouer et améliorer leur productivité sans comprendre que la croissance des effectifs et la faible productivité sont le résultat du statut privilégié et de leur rente à vie en termes de protection contre le chômage et la chute des revenus au moment de la retraite. Les taux de syndicalisation dans la fonction publique sont deux à trois fois plus élevés que dans le privé. L’origine de ces taux élevés de syndicalisation dans la fonction publique est intimement liée avec la progression de la carrière.
  5. On peut être plus radical encore en privatisant les gouvernements locaux.
  6. C’est très exactement ce qui se passe avec la GPA en Europe, les individus concernés obtiennent satisfaction à un coût de mobilité plus élevé. On comprend mieux le désir de ces individus de faire pression auprès du législateur pour qu’il autorise la GPA, le but inavoué étant d’économiser ces coûts de mobilité, quitte à taxer le contribuable pour offrir dans des hôpitaux publics le service disponible dans un autre État.

http://www.contrepoints.org/2016/11/28/273122-fillon-executer-reformes-radicales?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=6f4b5daff3-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-6f4b5daff3-113557769&mc_cid=6f4b5daff3&mc_eid=e28794c52d

 

Kapitalis Trump et la fin annoncée du wahhabisme saoudien – Kapitalis

L’accession de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis n’est pas une bonne nouvelle pour l’Arabie saoudite. Elle annonce, entre autres, la fin de l’islam politique.

Source : Kapitalis Trump et la fin annoncée du wahhabisme saoudien – Kapitalis

UN COUP D’ÉTAT DE L’ISLAM SUR L’OCCIDENT

CIVILISATION & BARBARIE :

LA DERNIERE PIECE DU PUZZLE : Elle est là – exprimée dans la vidéo ci-dessous – c’est le concept de « COUP D’ETAT » !
Et ce n’est pas l’Amérique seule, mais tout l’Occident qui est concerné et même l’Asie non musulmane
(Le reste de la vidéo et son auteur ne sont pas le sujet du moment)

Ce que nous avons sous les yeux, vous et moi, tout ce qui se passe sous nos yeux ébahis, c’est un coup d’état civil !

Contrairement à la notion de coup d’état auquel habituellement participe l’armée, en prenant le contrôle des lieux de gouvernement et des centres de communications, ce coup d’état a débuté il y a plusieurs décennies , puis s’est progressivement accéléré
Il a été fait d’une manière silencieuse, très efficace, par le bais de deux méthodes, la corruption et la cooptation de personnes liées entre elles par copinage politique
Le résultat est le même, les lieux de pouvoirs internationaux (ONU et ses dépendances, UE, OTAN) et les moyens de communication (presse, TV et radios) sont sous contrôle, seul Internet y échappe, mais plus pour longtemps

Cela s’est fait très subtilement, par petites touches et la gauche mondiale qui s’y connait un brin en matière de corruption et de copinage politique était le vecteur rêvé qui a permis la réussite de cette entreprise de mainmise sur les peuples occidentaux !

Depuis quelques années, avec une accélération depuis 2012, nous nous posons des questions sur la santé mentale et le degré de corruption de nos dirigeants qui – presque tous – nous mettent en danger, non seulement physiquement mais qui, par leurs décisions, remettent en question nos institutions, nos lois et nos constitutions

Or Il s’agit là des fondements de nos états modernes qui tous ont été construits, depuis plusieurs siècles, sur le concept d’ « ETATS DE DROIT QUI RESPECTENT LES DROITS DE L’HOMME » qui découle de nos valeurs judéo-chrétiennes, la colonne vertébrale de nos sociétés !

INCONGRUS
Inutile de s’étendre sur tous les évènements qui nous ont semblé « incongrus », ils sont tous liés et sont constitutifs de ce coup d’état qui finit de se dérouler devant nous

** Incongrus ces quelques éléments parmi les plus récents comme le flot de migrants censés être des syriens qui fuient la guerre et qui se transforment en un tour de main en africains, afghans, pakistanais, somaliens, ivoiriens, guinéens etc… jeunes et forts, à 95% musulmans , qui n’ont rien à voir avec la Syrie et même le Moyen Orient et qu’on va chercher avec des gros navires pour aller plus vite –comme s’il était urgent de vider l’Afrique et le « tiers monde » pour les transférer dans l’Occident préalablement ruiné financièrement et déjà submergé par le chômage de masse et la pauvreté sociale de ses populations autochtones –

** Incongru l’ONU qui sur son site évalue le chiffre à atteindre des populations de remplacement pour chaque pays européen
Et qui annonce, toujours sur son site, qu’il faut « détruire l’homogénéité des nations européenne » afin que les populations locales ne puissent s’opposer à l’immigration de remplacement
Ce qui est aussitôt mis en œuvre par l’UE

**** Incongru, l’ONU dont la majorité de l’assemblée est entre les mains des pays musulmans (OCI) et de leurs complices corrompus africains et de la gauche sud-américaine
Ce qui leur donne tous pouvoirs pour présider et gérer différentes commissions ou dépendances, notamment la « commission des droits de l’homme » (dirigée par les pires dictateurs -musulmans- de la planète)
Ce qui leur évite d’être condamnés pour leurs décapitations, lapidations, mutilations et leur permet de condamner à tour de bras Israël la seule démocratie de la région
ce qui leur permet de diriger entre autres, l’UNESCO qui par une résolution d’ avril dernier, approuvée par la France et issue de pays Arabes de l’OCI, efface purement et simplement toute trace du Judaïsme à Jérusalem et par conséquent tous liens entre Jésus et la Ville Sainte
Cette même UNESCO qui édite les recommandations pour la rédaction des manuels scolaires dans le monde

*** Incongru cet ONU où les pays de l’OCI ont refusé d’adhérer à « la déclaration des droits de l’homme » pour la remplacer par « les droits de l’homme islamique « (la sharia)
Ou presque tous ces pays de l’OCI – qui ont des lois criminalisant les relations homosexuelles, allant de l’emprisonnement à la peine de mort – ont imposé en juin 2016, l’expulsion des ONG LGBT d’une conférence consacrée au sida ,

*** Incongru cet ONU qui à la demande des pays musulmans majoritaires de l’OCI a décrété la criminalisation de la critique de l’islam au mépris de toute liberté d’expression, ce qui est adopté par l’UE

** Incongru l’émergence soudaine de DAESH financé sans vergogne par l’Arabie saoudite et le Qatar qui se met à massacrer, égorger et commettre les pires barbaries, y compris a pratique de l’esclavage sexuel des fillettes et le massacre des minorité et nous le fait savoir par des vidéos , pour mieux nous terroriser
De plus, tous les services de renseignement et les medias le confirment, ils arrivent en occident dans les bagages de « migrants »

** Incongrue l’élection du très musulman Barak Hussein camouflé pour se faire élire comme président des USA et qui a vite laissé tomber le masque pour se poser en défenseur de l’’islam et truffer son administration de Frères Musulmans

** Incongru, Barak Hussein qui s’en prend violemment à la Russie fixée en Syrie qui non seulement t bloque le déferlement des djihadistes vers le nord, la Russie et le Caucase mais également empêche les frères musulmans déguisés en opposition modérée et ennemis jurés des Assad, de s’emparer du pouvoir
Incongru Barak Hussein qui arme les djihadistes affiliés à Al-Qaïda l’ennemi de l’occident pour les aider à lutter contre poutine et Assad tout en épargnant daesh

** Incongrue Hillary Clinton dont les principaux sponsors et financiers sont les pays arabes – dont les bédouins du golfe – les mêmes qui ont sponsorisé les responsables des attentats du 11 septembre contre les tours de Manhattan

** Incongru l’Otan qui sous les ordres de Barak Hussein et des européens serviles titillent Poutine en l’encerclant de bases de missiles avec des arguments manifestement tellement incongrus que c’en serait risible si ce n’était pas aussi grave
Comme si la mise en place d’une guerre de l’occident contre la Russie était programmée par des bédouins rigolards qui s’en pourlèchent les babines à l’avance à l’idée de ramasser la mise

** Incongrue la Turquie déjà entre les mains des frères musulmans financés par les bédouins du Qatar et d’’Arabie saoudite qui tombe son masque d’état islamique et son armée (une des plus importante de l’Otan devient ainsi la première armée islamique commandée par les frères musulmans, de cette organisation atlantique)

** incongru le traitement médiatique e tous les évènements nationaux et internationaux sauf à comprendre que l’argent des bédouins qui coule à flots sert à les rendre serviles mais aussi à acheter des votes dans les élections de leurs marionnettes politiques dont les discours et les comportements dépassent l’entendement !

** incongrus les exemples qui concernent l’UE et sa gestion des peuples et des pays qui est proprement renversante et qui suit fidèlement les décisions de l’ONU dans tous les domaines y compris du climat

LE COUP D’ETAT EST ACHEVE
Toutes ces « incongruités » et une multitude d’autres constituent les mailles du filet que l’islam a déjà tendu au-dessus de nos pays, des populations, de nos institutions nationales et internationales, des moyens de communication et de la quasi-totalité du personnel politique
L’argent déversé illégalement sur les politiques ne sert plus à acheter des espaces publicitaires pour expliquer leurs programmes mais bel et bien à acheter des votes et organiser la fraude électorale massive

Ils sont juste à l’extrême limite de voler nos votes par les trafics de l’électorat, en ayant acheté massivement les medias et donné des moyens de voter régulièrement ou non à des millions d’émigrés illégaux comme aux USA

Et c’est bien ce dont il s’agit : c’est un COUP D’ETAT et il est pratiquement achevé

C’est un coup d’état mondial effectué par l’islam sur les pays occidentaux de ce qui fut un jour appelé « le monde libre »

Il s’agit bel et bien d’une COUP D’ETAT AU NIVEAU MONDIAL DONT LE SEUL BUT ET DE SUBMERGER NOS SOCIETES PAR LE JIHAD DE L’ISLAM
Un jihad sur nos institutions qui sont les sources des lois et la terreur par le jihad armé qui se rejoignent pour refermer leur étau sur nos sociétés

Dans quelques heures nous saurons aux USA si une seconde révolution américaine pourra avoir lieu avec l’élection de Trump, entrainant dans ce mouvement tout l’occident dans un « contre coup d’état »
Ou si l’élection d’Hillary Clinton leur fidèle servante grassement rémunérée rendra ce coup d’état irréversible !

https://www.youtube.com/watch?v=ov5kvWSz5LM

https://unnouveaumondelibre.wordpress.com/…/onu-detruire-l…/

https://fr.wikipedia.org/…/D%C3%A9claration_des_droits_de_l…

https://fr.wikipedia.org/…/Organisation_de_la_coop%C3%A9rat…

Des clefs pour comprendre l’antisionisme de l’UNESCO – JForum

le premier moment du processus de transformation du vieil antisémitisme européen en judéophobie antisioniste dotée d’un sens politique se situe dans l’entre-deux-guerres, et plus particulièrement au cours des années 1930,

Source : Des clefs pour comprendre l’antisionisme de l’UNESCO – JForum

Des clefs pour comprendre l’antisionisme de l’UNESCO

Oct 27, 2016

Pierre-André Taguieff

Pour comprendre comment s’est fabriquée, au cours de la période post-nazie, une nouvelle configuration antijuive dans une Europe professant le respect inconditionnel des droits humains, il faut procéder à quelques détours historiques et géographiques, bref sortir à la fois de l’histoire européenne et de l’actualité la plus récente. Dans cette recherche, le fil rouge est constitué par l’islamisation croissante de la judéophobie, à travers la place toujours croissante occupée par la «cause palestinienne» dans le nouvel imaginaire antijuif partagé désormais par les musulmans et les non-musulmans.

La «cause palestinienne» s’est ainsi transformée en cause arabo-islamique, comme par un retour à ses origines (les années 1920 et 1930), mais avec un point de fixation construit comme un mythe répulsif: le «sionisme», entité diabolisée érigée en ennemi universel (le «sionisme mondial»), et Israël, l’État jugé absolument illégitime et voué à la destruction. La réislamisation de la «cause palestinienne», dans le contexte d’une montée en puissance de l’islamisme dans le monde depuis les années 1990, a joué un rôle déterminant dans la production de la nouvelle judéophobie globalisée.

Dans ce cadre, de vieilles accusations antijuives transmises par la tradition musulmane ont été réactivées et mises au premier plan. Il en va ainsi du célèbre hadîth du rocher et de l’arbre, qu’on trouve cité dans la Charte du Hamas:

«Ainsi, bien que les épisodes soient séparés les uns des autres, la continuité du jihad se trouvant brisée par les obstacles placés par ceux qui relèvent de la constellation du sionisme, le Mouvement de la Résistance Islamique [Hamas] aspire à l’accomplissement de la promesse de Dieu, quel que soit le temps nécessaire. L’Apôtre de Dieu – que Dieu Lui donne bénédiction et paix – a dit: “L’Heure ne viendra pas avant que les musulmans n’aient combattu les Juifs (c’est-à-dire que les musulmans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit: ‘Musulman, serviteur de Dieu! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le.’ Un seul arbre aura fait exception, le gharqad [sorte d’épineux] qui est un arbre des Juifs” (hadîth rapporté par al-Bukhâri et par Muslim).»

Dans la propagande «antisioniste» sont recyclées aussi les accusations de meurtre des prophètes, de falsification des livres saints, de propension juive à mentir et à semer la corruption et la guerre civile. D’où les stéréotypes négatifs indéfiniment exploités: les Juifs seraient fourbes et traîtres (en référence aux démêlés entre le Prophète et les Juifs de Médine), cupides et cruels, ennemis de Dieu et de l’humanité, corrompus et corrupteurs.

Mais il ne faut pas oublier pour autant le phénomène de transfert culturel des thèmes antijuifs européens au sein du monde arabo-musulman qui, commencé à la fin du XIXe siècle, a pris une ampleur croissante au Proche-Orient à l’occasion de la lutte engagée par les Arabes contre le sionisme aux lendemains de la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917. Le refus arabo-musulman de la création d’un «foyer national juif» en Palestine a été immédiat, et s’est idéologisé par recours à des stéréotypes et à des thèmes d’accusation empruntés au corpus de l’antisémitisme européen. C’est le cas pour la légende du «meurtre rituel», le mythe du «complot juif mondial» ou l’accusation plus récente de «racisme», qui alimente depuis les années 1970 la «nazification» d’Israël et du sionisme. En raison de ces investissements symboliques, le modèle ordinaire du conflit israélo-palestinienne, en tant que conflit strictement politique et territorial, s’avère trompeur. Le conflit ne saurait se réduire au simple choc de deux nationalismes rivaux, impliquant des conflits de légitimité plus ou moins surmontables. Qu’on le veuille ou non, il tend à prendre la figure d’un conflit judéo-musulman.

Comme l’ont montré un certain nombre d’études historiques, le premier moment du processus de transformation du vieil antisémitisme européen en judéophobie antisioniste dotée d’un sens politique se situe dans l’entre-deux-guerres, et plus particulièrement au cours des années 1930, quand la thématique antijuive christiano-européenne est entrée en synthèse avec l’antijudaïsme théologico-religieux musulman. C’est alors que les Frères musulmans dirigés par Hassan al-Banna, le «Grand Mufti» de Jérusalem Haj Amin al-Husseini et plusieurs leaders arabes, tel l’Irakien Rachid Ali al-Gaylani, entrèrent en contact avec les nazis, avant de nouer certaines alliances qui se dévoilèrent pleinement durant la Seconde Guerre mondiale.

L’importation de l’antisémitisme européen dans le monde arabo-musulman, marqué notamment par la première diffusion des Protocoles des Sages de Sion et de sa thématique conspirationniste au Proche-Orient, a pris une importance politique à partir du début des années 1920, lorsque des idéologues du panarabisme et du panislamisme ont associé la question palestinienne à la menace indistinctement «juive» et «sioniste» pesant sur les Lieux saints de l’islam. La hantise des Arabes musulmans tourne alors autour de la transformation de la mosquée Al-Aqsa en synagogue, rumeur qui, depuis le début des années 1920 et sous diverses formulations, n’a cessé de provoquer émeutes, pogroms ou affrontements sanglants. Cette accusation mensongère portée par le slogan «Al-Aqsa est en danger», lancé et exploité par le «Grand Mufti» de Jérusalem, a été à l’origine de la seconde Intifada, avant de revenir à l’automne 2015 pour justifier une nouvelle vague d’attaques terroristes contre des Israéliens. À la dénonciation de l’«occupation» de Jérusalem («al-Quds» ou «al-Qods»), où se trouve le troisième Lieu saint de l’islam, s’ajoute celle de la «judaïsation» de la ville supposée musulmane. La version actualisée du slogan islamiste est désormais «Par le sang on reprendra Al-Aqsa», formule mobilisatrice allant de pair avec le cri «Allahou akbar». L’islamisation de la «cause palestinienne» a atteint un point de non-retour. La multiplication des attaques palestiniennes contre des Israéliens donne à penser qu’une troisième Intifada est sur le point de se déclencher. C’est dans ce contexte que nombre de leaders palestiniens poussent à une radicalisation de l’Intifada commençante. Début mars 2016, Abou Ahmad Fouad, secrétaire général adjoint du FPLP, s’est félicité de l’aide iranienne aux familles des Palestiniens «candidats au martyre»: «Ces capacités et cette aide entraîneront une escalade de l’Intifada. Oui. Et c’est ce que nous voulons. (…) Le candidat au martyre doit savoir qu’on s’occupera de sa famille. (…) Ce soutien aidera ces gens à continuer le combat et les sacrifices.»L’annexion islamo-arabe symbolique du Mont du Temple représente la dernière instrumentalisation palestinienne réussie de la question de Jérusalem. Le comité directeur de l’Unesco, réuni à Paris, a adopté le 12 avril 2016 une résolution proposée par l’Autorité Palestinienne stipulant qu’il n’y a aucun lien religieux entre le peuple juif et le Mont du Temple ainsi que le Mur occidental (le Mur des lamentations). La résolution se réfère au Mont du Temple comme à un site exclusivement musulman, connu sous le nom de «l’esplanade des Mosquées». Le texte, présenté conjointement par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, le royaume d’Oman, le Qatar et le Soudan, accuse l’État juif de profaner la mosquée Al-Aqsa et de creuser de «fausses tombes juives» dans les cimetières musulmans de Jérusalem. Avec l’Espagne, la Slovénie, la Suède et la Russie, la France a voté en faveur de ce grossier texte de propagande. Il relance une accusation sloganique bien connue: celle de la «judaïsation» et de l’«israélisation» de Jérusalem, thème privilégié de la nouvelle propagande «antisioniste». L’accusation était ainsi formulée le 31 mars 2016 par un journaliste militant de la «cause palestinienne», Mohamed Salmawy:

«Où en est l’Unesco des agressions sur le patrimoine architectural et religieux de la ville sainte de Jérusalem? La judaïsation et l’israélisation de tout ce qui est arabe et musulman ont commencé à susciter la colère de l’opinion publique mondiale de manière générale. D’ailleurs, nombreuses sont les déclarations qui ont été émises de parties connues pour leur alignement aveugle sur Israël, exprimant leur rejet des agressions israéliennes sur les lieux sacrés à Jérusalem, en plus du sanctuaire d’Abraham (le Caveau des patriarches).»

Le 21 octobre 2015, l’Unesco avait classé le Caveau des patriarches et la Tombe de Rachel, deux lieux saints juifs en Israël, comme des sites musulmans de l’État palestinien.

Cette rumeur persistante d’un complot juif pour détruire l’un des Lieux saints de l’islam explique la centralité et la récurrence de la question de Jérusalem dans le conflit politico-religieux opposant Juifs et Palestiniens musulmans. Elle présente l’avantage, pour la propagande palestinienne et ses variantes islamistes, de provoquer mécaniquement la sympathie et la solidarité de tous les musulmans, qu’ils soient sunnites ou chiites, et de les conduire à s’engager «sur le chemin du jihad» pour la défense d’Al-Aqsa. Les islamistes radicaux ont intégré depuis longtemps le thème d’accusation dans leur discours de propagande pour nourrir un antisionisme radical et démonologique puissamment mobilisateur. À la mobilisation des islamistes et des cercles de leurs sympathisants (des passifs aux complices) s’ajoute la mobilisation de divers milieux politiques, allant des gauches radicales à la plupart des groupes néofascistes ou néonazis, en faveur de la «cause palestinienne», sur la base d’une diabolisation du «sionisme» et d’Israël.

L’islamisation de la «cause palestinienne» est en accélération continue depuis la création du Hamas en décembre 1987, qui lui a donné une figure organisationnelle. Faut-il rappeler l’article 13 de la Charte du Hamas, rendue publique le 18 août 1988? «Il n’y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad.» Cette islamisation jihadiste a pour effet de transformer un conflit politique et territorial en une guerre sans fin, alimentée par des passions ethnico-religieuses interdisant la recherche du compromis qui seul peut garantir une paix non précaire entre Juifs et Palestiniens (et plus largement États arabo-musulmans).

Après des années de rêveries tiers-mondistes, anti-israéliennes et américanophobes, les intellectuels français ont été brutalement confrontés à la réalité historique par les attaques du 11-Septembre, les massacres commis au nom de l’islam en Syrie et en Irak ou les attentats parisiens de janvier 2015 et de novembre 2015. Ce réveil brutal a conduit certains d’entre eux à nier, minimiser ou relativiser les faits ne s’inscrivant pas dans leur horizon d’attente. D’où une dérive conspirationniste. Si le spectacle du monde n’illustre pas le tableau qu’on s’en fait, s’il va jusqu’à le contredire, alors la tentation est grande de recourir aux «théories du complot», qui présentent l’avantage de paraître expliquer ce qu’on ne peut expliquer et de préserver ainsi les dogmes idéologiques et leur apparence cohérence. Les négateurs des attaques du 11-Septembre avaient montré la voie.

Les conspirationnistes d’aujourd’hui appliquent les mêmes schèmes interprétatifs aux événements qui dérangent ou contredisent leur vision du monde. Ils imputent par exemple l’apparition de Daech à un vaste complot «sioniste» visant à affaiblir les États arabes et à mettre en difficulté l’Iran. Ou bien ils suggèrent que les attentats meurtriers de janvier ou de novembre 2015 sont le résultat de manipulations de services secrets, où le Mossad est toujours bien placé. Dans les nouveaux récits complotistes, les intérêts prêtés aux «sionistes» fonctionnent comme les «intérêts de classe» dans la vulgate marxiste ou les «intérêts de race» dans les doctrines racistes classiques. Les «antisionistes» qui se réclament de l’antiracisme réinventent ainsi un mode d’accusation proprement raciste.

Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Il est notamment l’auteur de Une France antijuive? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe. Antisionisme, propalestinisme, islamisme, Paris, CNRS Éditions, 2015 et L’Antisémitisme, Paris, PUF, coll. «Que sais-je?», 2015

Le Figaro

Déclaration des rabbins orthodoxes d’Israël, d’Europe et des États-Unis, concernant les relations entre le judaïsme et le christianisme | Europe Israël news

Source : Déclaration des rabbins orthodoxes d’Israël, d’Europe et des États-Unis, concernant les relations entre le judaïsme et le christianisme | Europe Israël news

Voici le texte de la déclaration signée par des rabbins orthodoxes d’Israël, d’Europe et des États-Unis, concernant les relations entre le judaïsme et le christianisme.

Faire la volonté de Notre Père des cieux. Vers un partenariat entre juifs et chrétiens.

Au terme de près de deux millénaires d’hostilité et d’opposition mutuelles, nous, rabbins orthodoxes qui dirigeons des communautés, institutions et séminaires en Israël, aux Etats-Unis et en Europe, reconnaissons l’occasion historique qui s’offre à nous aujourd’hui. Nous cherchons à faire la volonté de notre Père céleste en acceptant la main tendue par nos frères et sœurs chrétiens. Juifs et chrétiens doivent travailler ensemble, en partenaires, pour relever les défis moraux de notre temps.

- 1. La shoah a pris fin il y a soixante-dix ans. Elle a constitué la perverse apogée de siècles de discrédit, d’oppression et de rejet des juifs et de l’animosité qui, de ce fait, s’est développée entre juifs et chrétiens. Rétrospectivement, il est clair que l’incapacité à refuser ce mépris et à s’engager dans un dialogue constructif pour le bien de l’humanité a affaibli la résistance aux forces maléfiques de l’antisémitisme qui ont fait sombrer le monde dans l’assassinat et le génocide.

- 2. Nous reconnaissons que, depuis le Concile Vatican II, les enseignements officiels de l’Église catholique sur le judaïsme ont changé fondamentalement et irrévocablement. La promulgation de Nostra Aetate voici cinquante ans a amorcé le processus de réconciliation entre nos deux communautés. Nostra Aetate et les documents officiels ultérieurs de l’Église qu’il a inspirés bannissent sans équivoque toute forme d’antisémitisme, affirment le caractère éternel de l’Alliance entre D.ieu et le peuple juif, rejettent le déicide et soulignent la singularité de la relation entre chrétiens et juifs, lesquels ont été appelés « nos frères aînés » par le pape Jean Paul II et « nos pères dans la foi » par le pape Benoît XVI. Sur cette base, les catholiques et d’autres instances chrétiennes officielles ont entamé avec les juifs un dialogue honnête qui s’est développé pendant les cinq dernières décennies. Nous apprécions l’affirmation par l’Église de la place unique d’Israël dans l’histoire sainte et la rédemption ultime du monde. Aujourd’hui, les juifs ont expérimenté l’amour et le respect sincère que de nombreux chrétiens leur ont témoignés à travers bien des initiatives de dialogue, de rencontres et de conférences partout dans le monde.

- 3. Comme l’ont fait Maïmonide et Yehudah Halevi [1], nous reconnaissons que le christianisme n’est ni un accident ni une erreur, mais le fruit d’une volonté divine et un don fait aux nations. En séparant le judaïsme et le christianisme, D.ieu a voulu une séparation entre des partenaires présentant des divergences théologiques importantes, mais non entre des ennemis. Le rabbin Jacob Emden a écrit : « Jésus a apporté un double bienfait au monde. D’une part, il a magnifiquement soutenu la Torah de Moïse […] et aucun de nos Sages n’a davantage insisté sur son immuabilité. D’autre part, il a fait disparaître l’idolâtrie des nations, leur a imposé les sept lois de Noé afin qu’ils ne se comportent pas comme des animaux sauvages et leur a fermement inculqué des principes moraux […]. Les chrétiens sont des communautés qui œuvrent en faveur du ciel et sont destinées à durer ; elles sont habitées par l’amour du ciel et la récompense ne leur sera pas refusée. » [2] Le rabbin Samson Raphael Hirsch nous a enseigné que les chrétiens « voient dans la Bible juive de l’Ancien Testament un écrit appartenant à la révélation divine. Ils professent leur foi dans le D.ieu du ciel et de la terre, comme le proclame la Bible, et reconnaissent la souveraineté de la divine Providence. » [3]Maintenant que l’Église catholique a reconnu l’Alliance éternelle entre D.ieu et Israël, nous juifs pouvons reconnaître la valeur constructive constante du christianisme comme notre partenaire dans la rédemption du monde, sans craindre que cela soit exploité à des fins missionnaires. Ainsi que l’a déclaré le Grand Rabbin de la Commission bilatérale Israël-Saint Siège, placée sous la direction du rabbin Shear Yashuv Cohen, « nous ne sommes plus des ennemis mais des partenaires sans équivoque dans la défense des valeurs morales fondamentales, pour la survie et le bien-être de l’humanité. » [4]. Aucun de nous ne peut réaliser seul la mission de D.ieu dans ce monde.

- 4. Juifs et chrétiens ont, du fait de l’Alliance, la mission commune de parfaire le monde, sous le regard souverain du Tout-Puissant, afin que tous les hommes invoquent Dieu par son nom et que les abominations soient extirpées de la terre. Nous comprenons l’hésitation des deux parties à affirmer cette vérité et appelons nos communautés à surmonter ces peurs afin d’établir des relations de confiance et de respect. Le rabbin Hirsch a également enseigné que « en ce qui concerne les devoirs des hommes envers leur prochain, le Talmud place les chrétiens exactement sur le même plan que les juifs. Ils ont le droit de bénéficier de tout ce qu’impose non seulement la justice mais aussi un amour fraternel actif entre les hommes. » Dans le passé, les rapports entre chrétiens et juifs ont souvent été considérés à travers la relation conflictuelle entre Jacob et Esau. Le rabbin Naftali Zvi Berliner (Netsiv) avait pourtant déjà compris, à la fin du XIXe siècle, que juifs et chrétiens sont destinés par D.ieu à être des partenaires aimants : « A l’avenir, quand les enfants d’Esau auront été poussés par pureté d’esprit à reconnaître le peuple d’Israël et ses vertus, alors nous serons également amenés à reconnaître Esau comme notre frère ». [5]

- 5. Nous, juifs et chrétiens, avons plus en commun que ce qui nous divise : le monothéisme éthique d’Abraham ; la relation avec l’unique Créateur du ciel et de la terre qui nous aime et prend soin de nous tous ; les saintes écritures juives ; la croyance en une tradition contraignante ; et les valeurs de la vie, de la famille, de l’équité miséricordieuse, de la justice, de la liberté inaliénable, de l’amour universel et de la paix ultime du monde. C’est ce qu’a confirmé le rabbin Moïse Rivkis (Be’er haGolah) en écrivant : « les Sages ne se sont référés qu’aux idolâtres de leur temps qui ne croyaient pas à la création du monde, ni à l’exode, ni aux actes miraculeux de D.ieu, ni au don de la loi divine. Par opposition à eux, les peuples parmi lesquels nous sommes dispersés croient en tous ces éléments fondamentaux de la religion. » [6]

- 6. Notre partenariat ne minimise en rien les différences persistantes entre les deux communautés et les deux religions. Nous croyons que D.ieu se sert de nombreux messagers pour révéler sa vérité, mais affirmons aussi les obligations morales essentielles de tous les hommes devant D.ieu, que le judaïsme a toujours enseignées au titre de l’alliance universelle avec Noé.

- 7. En imitant D.ieu, juifs et chrétiens doivent constituer des modèles de service, d’amour inconditionnel et de sainteté. Nous sommes tous créés à l’image sacrée de D.ieu, et juifs et chrétiens doivent rester fidèles à l’Alliance en participant ensemble activement à la rédemption du monde.

Premiers signataires (par ordre alphabétique) :
Rabbi Jehoshua Ahrens (Allemagne)
Rabbi Marc Angel (Etats-Unis)
Rabbi Isak Asiel (Grand Rabbin de la Serbie)
Rabbi David Bigman (Israël)
Rabbi David Bollag (Suisse)
Rabbi David Brodman (Israël)
Rabbin Natan Lopez Cardozo (Israël)
Rav Yehouda Gilad (Israël)
Rabbi Alon Goshen-Gottstein (Israël)
Rabbi Irving Greenberg (Etats-Unis)
Rabbin Marc Raphaël Guedj (Suisse)
Rabbi Eugene Korn (Israël)
Rabbi Daniel Landes (Israël)
Rabbi Steven Langnas (Allemagne)
Rabbi Benjamin Lau (Israël)
Rabbi Simon Livson (Grand Rabbin de la Finlande)
Rabbi Asher Lopatin (Etats-Unis)
Rabbi Shlomo Riskin (Israël)
Rabbi David Rosen (Israël)
Rabbi Naftali Rothenberg (Israël)
Rabbi Hanan Schlesinger (Israël)
Rabbin Samuel Sirat (France)
Rabbi Daniel Sperber (Israël)
Rabbi Jeremiah Wohlberg (Etats-Unis)
Rabbi Alan Yuter (Israël)

Signataires suivants :
Rabbi David Bauman (Etats-Unis)
Rabbi Abraham Benhamu (Perou)
Rabbi Todd Berman (Israël)
Rabbi Michael Beyo (Etats-Unis)
Rabbi Michael Chernick (Etats-Unis)
Rabbi Josef Douziech (Canada)
Rabbi David Ellis (Canada)
Rabbi Seth Farber (Israël)
Rabbi Ben Greenberg (Etats-Unis)
Rabbi Yeshayahu Hollander (Israël)
Rabbi David be Meir Hasson (Chili)
Rabbi Herzl Hefter (Israël)
Rabbi Zvi Herberger (Norvège/Estonie)
Rabbi David Jaffe (Etats-Unis)
Rabbi David Kalb (Etats-Unis)
Rabbi Joseph Kolakowski (Etats-Unis)
Rabbi Frederick Klein (Etats-Unis)
Rabbi Shaya Kilimnick (Etats-Unis)
Rabbi Yehoshua Looks (Israël)
Rabbi Ariel Mayse (Etats-Unis)
Rabbi Bryan Opert (Afrique du Sud)
Rabbi David Rose (Royaume Uni)
Rabbi Daniel Sherbill (Etats-Unis)
Rabbi Zvi Solomons (Royaume Uni)
Rabbi Yair Silverman (Israël)
Rabbi Daniel Raphael Silverstein (Etats-Unis)
Rabbi Mashada Vaivsaunu (Armenie)
Rabbi Shmuel Yanklowitz (Etats-Unis)
Rabbi Lawrence Zierler (Etats-Unis)

Traduction de Cécile Le Paire

[1Mishneh Torah, Les lois royales 11, 4 (édition non censurée) ; Le Kuzari, section 4, 22

[2Seder Olam Rabbah 35-37 ; Sefer ha-Shimush 15-17

[3Les principes de l’éducation, « Talmudic Judaism and Society », pp. 225-227

[4Quatrième réunion de la Commission bilatérale Grand Rabbinat d’Israël – Commission du Saint Siège pour les relations avec le judaïsme, Grottaferrata, Italie (19 octobre 2004)

[5Commentaire sur Gn 33,4

[6Glose sur Shulhan Arukh Hoshen Mishpat, section 425 ,5

*Image à la Une : 29ème édition de la plus grande conférence rabbinique internationale à New York